STATION. — MAROLLES
6 kil. de Bretigny. — 37 kil. de Paris. - 84 kil. d'Orléans.
Des voitures de correspondance conduisent de Marolles à Arpajon, 4 kil. en 30 m. pour 30 c, cinq départs par jour; — à Saint- C héron par Boissy Saint- Yon , 4 5 kil. en 4 h. 45 m. ; — à Dourdun par Saint-Chéron, 24 kil. en 2 h. 30 m. pour 2 fr.
et 4 fr. 50.
Marolles , village de 430 habitants environ, est situé sur le point le plus élevé du plateau auquel il donne son nom; carie
chemin de fer, quia monté de 52 mètres 36 centimètres depuis Juvisy, y est à 90 mètres 50 centimètres au-dessus de la mer. Il n'offre, du reste, absolument rien d'intéressant.
Arpajon ne mérite pas une visite ; mais la vallée de l'Orge , dans laquelle sont situés Saint-Chéron et Dourdan, est une des plus belles et des plus intéressantes vallées des environs de Paris bn en trouvera la description détaillée dans Y Itinéraire des environs de Paris ou dans Y Itinéraire de la France (centre et midi), par Adolphe Joanne.
C'est à la station de Marolles que l'on doit s'arrêter si l'on veut visiter la poudrerie du Bouchet. Cette poudrerie, qui existait depuis le commencement du xvu s siècle à Essonnes, a été transférée en 4824 au Bouchet, situé à 5 kilomètres de Marollés, ou à 6 kilomètres de la station de ce nom. On y fabrique les diverses espèces de poudres dont l'usage est autorisé en France, savoir : la poudre à canon, la poudre à fusil, la poudre de chasse , la poudre de mine et la poudre pour le commerce extérieur. On y emploie concurremment tous les procédés de fabrication en usage dans les autres poudreries. Les usines marchent au moyen de trois chutes d'eau successives fournies par la petite rivière de Juine , qui se jette dans l'Essonne à quelques pas au-dessous de l'établissement.
La quantité de poudre que peut produire le Bouchet en une année peut être évaluée en moyenne à 700 000 kilogrammes.
Bien que l'entrée des poudreries soit généralement interdite aux étrangers par mesure de précaution contre les accidents auxquels sont exposés ces établissements , ils peuvent être admis à les visiter lorsque le commissaire des poudres qui dirige la fabrication le juge convenable.
Afin que les explosions ne soient pas trop dangereuses, on a multiplié le nombre des ateliers, dont chacun, formant un petit bâtiment isolé, se trouve séparé de ses voisins par un espace assez grand qui est en outre planté de bouquets d'arbres pour arrêter les matériaux que pourrait projeter la poudre.
Près du Bouchet, et dans la vallée de l'Essonne r on exploite d'immenses tourbières, dont les produits, réduits de volume au moyen de la presse hydraulique, sont expédiés sur Paris, où ils
BOURAY. — LARD Y.
sont employés de diverses manières, et notamment au chauffage des fourneaux dans lesquels on fond l'asphalte avant de l'étendre sur les trottoirs.
Après avoir laissé, à droite, le village de Cheptainville , on décrit une forte courbe pour venir s'arrêter à la station de Bouray. • ■
J0« STATION. - BOURAY.
3 kil. de Maroîles. ~ 40 kil. de Paris. — 81 kil. d'Orléans.
Des voitures de correspondance conduisent de Bouray (quatre départs par jour) à la Ferté-Aleps, 8 kilomètres en 4 h. pour 75 c, et à Malesherbes (deux départs par jour) par Vayres, Maisse, Gironville et Boigneville, 32 kil. en 4 h. pour * fr. 75 c.
Booray, qui compte une population de 660 habitants, se trouve situé à plus d'un kilomètre de la station , sur la rive droite de la Juine , près de laquelle on remarque le beau château de Frérnigny.
Au delà de la station de Bouray, on traverse le beau parc du château de Mesnil-Voisin, dont on aperçoit, sur la gauche, une aile et un bastion. Le château, qui appartient actuellement à M. le duc de Polignac, est sur la rive droite de la Juine. Une avenue qui aboutit à sa façade remonte le versant boisé de la vallée que domine à cent vingt-quatre mètres une tour moderne. Rien de plus . charmant que cette partie du trajet. Partout où l'on porte ses regards on aperçoit des arbres, des rochers , des châteaux , des maisons de campagne.
Il* STATION. - LARDY.
3 kil. de Bu uni y. — 43 kil. de Paris. — 78 kil. d'Orléans.
Lardy — 724 habitants — rappelle tout à la fois Marguerite de Valois, qui s'y était fait construire une charmante retraite et qui y composa, dit-on, quelques-unes de ses poésies, le marquis de Dangeau, qui y naquit en 1638, et son dernier seigneur, le maréchal duc de Broglie, qui termina une vie glorieuse de combats et de victoires, dans l'exil, à Munster, en 4804. On vit longtemps sur la porte du château de Lardy les quatre canons dont le roi avait fait présent au brave maréchal , en souvenir de ses batailles.
Lardy dépassé, apparaît un moment, dans la jolie vallée de la Juine, le château de Gillevoisin, dominé par le bois d'Auvers. Plus loin, à gauche, on remarque, au bout d'une avenue que le chemin de fer a coupée pour passer, le château de Chamarande, construit au wnv siècle par Mansard. Les murs sont en grès d'Étrechy et en briques. Une eau vive circule dans les fossés qui l'entou- ■ rent. Une magnifique futaie décorait autrefois le parc planté par
Le chàieau de Chamarande
Le Nôtre, qui a semé tant de chefs-d'œuvre dans toute cette partie du département de Seine-et-Oise. Elle vient d'être abattue par les spéculateurs qui ont acquis cette belle propriété à la mort du marquis de Talaru. Quelques-uns de ses chênes ont rapporté, dit-on, plus de 1 000 francs. Enfin , le château de Gravelles se montre sur la rive droite de la Juine, au-dessous du village d ' Âuvers-Sa in t-G eorges .
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