‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 139 sur 246 · CHATEAU-GONTIER. — SEGRÉ · texte numérisé non relu

CHATEAU-GONTIER. — SEGRÉ

domine la Mayenne et descend par des rampes jusqu'aux bords de la rivière ; à l’entrée buste du poète Charles Loyson (1791-1820) par Leduc. On prend à g. les promenades des Platanes d’où la rue René-d’AnJou, à dr., conduit à {'église Saint-Rémy, imitation moderne du xiii^ s., et la rue Gambetta, à g., passe à la place de la République où s’élève le palais de justice et ramène à la Grande-Rue. En la descendant on laisse à dr. la rue de la Poste où se trouve un petit muséebihliothèque, public les jeudi et dim. de 9 à 16 h., mais visible t. i. j. : curiosités archéologiques et quelques tableaux.

De Château-Gontier à Angers, par la Mayenne, service de bateaux 4 vapeur, de la Cie des Hirondelles, 53 k. ; excursion recommandée bien qu’elle soit rendue un peu longue par les nombreux passages d’écluses.

De Chateau-Gontier a Laval, p. 217.

La voie franchit la Mayenne. — 299 k. Chemasé. Embranch. de 14 k. pour Craon (p. 217). Près du ch. de fer on peut tusiter le château de SainUÔuen, xv'-xvi'' s. — 30S k. J.a Eerrièrede-Flée. Pont sur l’Oudon.

; 314 k. Segré (buffet ; hôt. : de la Boiüe-d’ Or , t.c.f. ; de la Poste), 4,134 hab., ch.-l. d’arrond. de Maine-et-Loire, au -onfluent de l’Oudon et de la ^h•rz('e, entre des coteaux abrupts le roches schistiuises.

, De Segré a Angers, p. 235 ; a Chateaubriant et Saint-Nazaire, p. 341.

I 322 k. Chazé-sur-Argos : le château de Raqxiin, du xvie s., l'enferme 2 belles salles dites « chambres dorées » décorées de q-isailles sur fond d’or.- — 329 k. Angrie-Loiré. A 2 k. 5 S. Angrie a un château de 1851.

. 335 k. Candé (hôt. : de la Poste, t.c.f. ; du Lion-d’Or), !î,o87 hab., au confluent de l’Erdre, du Moison et des deux vlandées : église Saint-Denis, moderne, dans le style du «ne s. C’est à Candé que fut signée, le 8 janv. 1800, la paciication de la chouannerie. Embranch. pour Angers, p. 235.

— A dr. le château de Bourmont. — 347 k. Saint-Mars-la-Jaille, ,817 hab., sur l’Erdre, avec un châtçau de 1774. — 358 k! reillé. A g. on aperçoit les puits des mines de houille de louzeil. — 367 k. Ligné, 2,510 hab. — 384 k. Carquefou, ,009 hab-, sur un coteau dominant la vallée de l’Erdre.

392 k. Doxdon, 7,622 hab., relié à Nantes par un tram, .tprès avoir croisé la ligne d’Angers, puis celle de Clisson, In franchit un bras de la Loire, A dr. très belle vue sur ’lantes. A g., viaduc du chemin de fer dt Clisson.

( 397 k. Nantes, gare de l’Etat (buffet), p. 331, reliée par un ram à la plape du Commerce,

Réseau État

ANGERS, 83,786 hab., ancienne capitale de l'Anjon, ch.-l. du départ, de Maine-et-Loire, siège d’un évêché, est une belle ville située sur les deux rives de la Maine, rivière qui se forme un peu en, amont par la réunion do la Mayenne, de la Sarthe et du Loir et qui tombe à 8 k. en aval sur la rive dr. de la Loire. La Maine, franchie par trois ponts, divise Angers en deux parties : sur la rive g. la vieille ville s’étage sur le versant du coteau, dominée par la masse puissante de son château et par sa cathédrale, et circonscrite sur l’emplacement de son ancienne enceinte par d'agréables boulevards au delà desquels de vastes quartiers modernes s’étendent sur le plateau ; sur la rive dr., en plaine, est situé le quartier de la Doutre.

Hôtels : — à la gare Saint-Laud :

de France (PI. d D4), dipl. t.c.f.

(immeuble neuf et moderne, asc., électr., bains, chauff.,gar.) ; Voyageurs ; Terminus ; de la Gare.

En ville : *Hostellerie du Cheval- Blanc (PI. a C3), r. Samt-Aubin, 12 (restaurant renommé ; ch. avec bains, chauff., asc., gar.) ; d'Anjou (PI. b D2), bd de Saumur, i, très bien situé à l’angle de la pl. de Lorraine, t.c.f. (confort moderne ; appartements avec bains et w.-c. privés ; jardin) ; Grand-Hôtel^-p\. du Ralliement;

Julien (Pl. c D2), pl. du RaLüement,

Resta rants : — du Théâtre ou Moni^atty, r. des Deux-Haies, 12, près ia pl. du Ralliement ; du Chapon fm, r. de la Roë, 37, près la pl. du Ralliement ; du Méridien, quai National, 7.

Voitures de place : — stations :

pl. du Ralliement, r. Saint-Denis, bd de la Mairie, bd de Saumur, quai National et aux gares. Tarif de ville.

Hors barrières, de gré à gré. — Taxiautos : station, r. Saint-Denis. Tarif de jour ou de nuit ; hors la ville, prix à débattre.

Tramways électriques. — Lignes URBAINES ( 15 c. ; 20 C-, avec corresp.) : — 1° De la caserne du génie à la gare Saint-Laudetê^ldiplace Ney, par la pl.

du Ralliement ; 2° de la gare Saint- Laud par les boulevards et le faub.

Saint-Michel, à la route de Paris' 3® de la gare Saint-Serge à la butte du Pélican, en corresp. avec i® et 2°; 4® du Ralliement à la place Lyonnaise ; 5® du Ralliement au faub.

Saint- Jacques et à la route de Nantes; 6® du Ralliement à la Madeleine,

Lignes suburbaines : — de la place du Ralliement : i® aux PontS’de-Cé et Erigné : 10 c. à 25 c. ; 2® à La Pyramide-Trélazé : 10 c., 20 c. ; 't. 1. 20 min.

Bateaux à vapeur : — pour Château-Gontier (p. 224) ; pour Bouchemaine, La Pointe, l’île de Béhuard ; poM'* Port-Champ-Bas (25 c.), l'île d’Amuur (40 c.), Port-Launay (50 c.).

Ecouflant et vice versa, les dim et fêtes du dim. des Rameaux ai nov. ; pour Briollay ; pour Pori de-l’Isle et Epinard.

Poste : — bureau principal, pl. di Ralliement, 5 ; — succursales : bd d\ Ronceray, 8 (quartier de la Doutre) r. d’Anjou, 9 (quartier de la gan Saint-Laud).

Spécialités : — vins blancs ; liqueurs guignolet, triple-sec ; chocolats ei caramels ; pâtés de prunes.

Syndicat d’initiative de l’Anjou — r. Chevreiil, 24, près de la plac> du Ralliement.

Histoire. — Angers, centre des Andegavi, s’appela durant 2 ou 3 siècle' Juliomagus. Vers 475, Childeric I®' réunit l’Anjou à ses autres conquêtes: Le premier comte héréditaire Foulques I®' dit le Roux eut parmi ses suc cesseurs Foulques II dit le Bon et Foulques III Nerra, le grand bâtisseur d forteresses. Sous les Plantagenets, Angers devint la seconde capitale de l’Anjo qui fut confisqué à Jean sans Terre et réuni à la couronne de France par Ph

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ANGERS

lippe Auguste. En 1246 Louis IX donna le comté à son frère Charles I", plus tard roi de Naples et de Sicile ; réuni de nouveau à la couronne, quand Philippe de Valois monta sur le trône, il fut constitué en apanage avec le Maine, à Louis 1” par Jean II (1356), puis définitivement annexé par Louis XI en 1480. En 1793 les républicains chassèrent de la ville les Vendéens qui se retirèrent en désordre.

De la gare Saint-Laud (PI. D4), la rue de la Gare mène à la place de la Visitation, où s’élève la statue de Marguerite d’Anjou (1425-1482), reine d 'Angleterre, par Math. Moreau : puis on suit la rue 'Talot et, après avoir traversé le boulevard du Roi-René, on prend la rue des lices, à l’e.xtrémité do laquelle on passe entre la tour Saint-Aubin et la préfecture.

La *tour Saint- Aubin (PL D3), du xn® s., haute de 54 ni. et large de 10 m. 20, était le donjon principal de l’abbaye de ce nom fondée dès le vi® s. ; la base carrée est terminée par un étage octogonal flanqué de clochetons ; on visite au i®"' étage un musée d’art industriel, ouvert le dim. de 10 h. à midi (en sem., s’adr. r. du Musée, 19).

La préiecture occupe les bâtiments de l’abbaye modifiés au milieu du xii® s. et complétés au xvi® ; la façade sur la cour est de 1850. La cour est bordée à g. par une galerie sous laquelle subsistent une porte et une série A’*arcades romanes du xii® s., décorées de sculptures et de peintures étranges ; au fond de la cour, dans une galerie, on remarque une seconde porte, de la fin du xn® s., à voussures enluminées. La sacristie et la salle capitulaire renferment les archives départementales, riches en chartes des x®-xin® s.

En face de la préfecture, s’ouvre la rue Saint-Martin, dans laquelle débouche à dr. une impasse. En s’adressant au n® 5, à l’externat Saint-Maurille, on peut visiter l’ancienne *église Saint-Martin, qui offre un chœur et une chapelle N.-D. les Anges de la fin du xii® s. ; une tour-lanterne, de l’époque larolingienne, a,, été transformée au xi®,s. en clocher, flanqué de ;oIonnes supportant une coupole. 1 Un musée des fouilles est nstallé dans l’ancien chœur.

La rue Saint-Aubin laisse à dr. la rue Voltaire allant à la rlace du Ralliement et aboutit à la place Sainte-Croix (PL C3). :n face de l’abside de la cathédrale. Sur la place se voient l’an- :ien hôtel de Thévalle du xvi® s., au n® ig, et la *maison V Adam., du xv® s. à l’angle de la rue Montault qu’on suit )our arriver à la rue de l’Oisellerie, devant l’entrée de ‘ancien évêché, actuellement musée d’art religieux, public jeudi f dim. de 13 à 17 h., visible t. 1. j. en s’adr. au concierge: estauré de 1868 à 1871, il conserve d’intéressantes parties les XI®, XII®, XV® et xvi® s.

Au rez-de-chaussée, dans la salle des pas perdus, ancienne chapelle, h deux efs, avec voûtes à nervures, fenêtres et chapiteaux romans, on remarque ;s maquettes de St Maurice et de ses 7 chevaliers, qui décorent la façade de i cathédrale. — Au 1“ étage, la salle synodale, longue de 20 m., large de 10,

un des rnrvs monuments intacts do l'architocturc civile du xii' s., renferme les portraits des principaux évi'ques d’Angers et lo magnifiques *tahissi’ries dites de verdure, des xv'' et xvu" s. Trois autres salons contiennent d’autres tapisseries des xv', xvi' et xvii“ s., notamment la Dame de Rohan jouant de l’orgue.

Dans la rue Eandrière, qui fait suite à la rue de l’Oisellerie, subsiste la tour de Villcbon du xiiD s., reste de l’ancienne enceinte.

Prendre à g. la rue de l’Evêché qui monte à la cathédrale.

La **cathédra!e Saint- Maurice (PI. C3) a été bâtie dans le style gothique pendant la seconde moitié du xn'’ s. et au .xin''; Le portail de la façade occidentale est orné de 8 grandes •statues : 4 x-oussuros encadrent un tympan où figure le Christ entouré des symboles des Evangélistes. Trois tours couronnent la façade: celle du milieu, surmontée d’une coupole et d'un lanternon, présente une rangée de 8 statues de St Maurice et de se.s compagnons, en costume militaire du X'.’U’ s. ; les tours latér:des, d’une grande sveltes.se, se terminent par de magnifiques llèches eu pierre refaites (>n 18. 15, hautes di- 03 in. (N.), de 69 m. (S.).

L’intérieur, très clair long de qo in. .\7 et haut de 26 m., pn'sLMite une ii<’f nnitlue couverte, comme lo ('hamr et le transept, de voûtes en ogivt's, hoiiiûées «•umme des coupoles, On remarque, dans la nef : deux cuves en marbre gris <‘t en marbre vert, cette dernière du xv'-’ s., servant de bénitier ; le buffet d’orgue, du xvii® s. ; à g. le tombeau de Mgr Angebault, par ]$ouriché ; des vitraux dont quelques-uns remontent à ii^o ; une chaire moderne, en bois sculpté. Deux chapelles ont été ajoutées à la nef ; celle de g. renferme un calvaire, par David â' Anqers \ celle de dr. est du xui® s. Les transepts sont éclairés par 4 grandes fenêtres et une rosace du xv® s. Le maître-autel est «surmonté d’un baldaquin de 1757, haut de 17 m. ; derrière, statue de Ste Cécile, par David' d'Angers. Les verrières du chœur sont du xiii® s. Au transept g, la chapelle des Évêques renferme la tombe de Claude de Rueil (f 1649) et le tombeau de Mgr Freppeî (t par Falguière.

Pendant la belle saison, de magnifiques tapisseries du xiv® au xyiii® s. sont suspendues aux murs. Éa principale, représentant l’Apocalypse, a 100 m. de développement et 4 m. 20 de haut ; elle est l’œuvre du Parisien N. Bataille et fut donnée par le roi René.

Revenu à la place Sainte-Croix, on prend à dr. la rue Toussaint qui doit son nom aux ruines pittoresques de l’église de Toussaint (pour les voir, s’adr. au concierge du musée), construite au xiii‘= s. et rebâtie en partie au xviii“ dans le style primitif.

On prend ensuite à g. la rue du Musée. La porte d’entrée^ est ..située en face du temple protestant, ancienne chapelle^ du prieuré de Saint-Eloi, fondée au xii° s.

Le *musée (PI. C3) occupe, avec la bibliothèque, le logis Earrault construit à la fin du xv'= s. par O. Ban'ault, trésorier de Bretagne et maire d’Angers. Il est visible t. 1. j. pour les étrangers, et public le dim. et le jeudi de midi à t6 h. Lue galerie orne la cour (buste du peintre Lenepvcu).

ANGERS

Rcü-de-cliaussée. — *Musée David d’Angers. Installé dans les salles mêmes OÙ David enfant, suivant les cours de l’Ecole centrale, avait reçu les premiers principes du dessin, il renferme six ouvrages couronnés ou envoyés de Rome de 1811 à 1815, 153 statues, 70 bas-reliefs, 203 bustes, 46 statuettes, 591 médaillons et de nombreux dessins. Divers ouvrages de Paiou, Chandct, Delaistrey Houdony David père (le sculpteur sur bois), le peintre Louis David, Rolandy Delusse, etc., complètent ce superbe musée d’artiste, qui n’a de comparable que le musée Thorwaldsen, de Copenhague.

Parmi les œuvres originales de David d’Angers citons : Othryades blessé à mort ; la Douleur ; Mort d’Epaminondas : Tête d’Ulysse ; Jeune berger (marbre) ; Néréide apportant le casque d’Achille (plâtre) ; Ennius Visconti ; Lacépède ; René d’Anjou ; Fénelon (bronze) ; Béclard ; La Revellière-Lepeaux (bronze) ; Louis Proust ; D^ Billard ; Pierre Corneille.

1'^*’ étage. — Musée d'histoire naturelle contenautdes collections de roches, espèces minérales, coquilles, propres au département de Maine-et-Loire.

2« étage. — Galeries de peinture. — if® salle: 25, Mme Vigee-Lebruny l’Innocence se réfugiant dans les bras de la Justice; 73, Cirodât-TricKOfi, Mort de Tatius ; '65, Baron Gérard, Joseph reconnu par ses frères ; 414, Van Dyck, Amour sur un nuage ; 337, Ecole de Giotto, Mater Dolorosa ; 382, Ecole de Fraiïcky Calvaire. — 2® salle (à dr.) : ^Henner, deux portraits d’enfant; ♦88, Jacque, Bœufs à l’abreuvoir; 126, Luminais, les Deux gardiens; 252, Lenepveu, Maladie d’Ale.xaiidie ; ,*50, E. Deveria, Mort de Jeanne d’Arc ; C. Boulanger, le Bain ; 251 bis, 254, Lenepveu, Christ au prétoire, Antigone et Polynice ; 117, C. van Loo, St Augustin en extase ; *2, Anastasi, le Forum au ïoleil couchant ; 797» P. flandrin, une Nympbée ; 229, Ingres, Têtes d’études, les Tragiques grecs. — 3® salle (à dr.) : œuvres eu études du peintre Bodinicr ; tableau de Devineresse prédisant la papauté à Sixte-

Quinc.

4® salle ; 179, Chardin, portrait ; 777, VieUy David adolescent ; 47, Fr. Desportes, Animau.x, Fleurs et fruits; *351, Murillo, Jeune homme; 41, Coypel, Zéphyre et Flore ; 332, Solimena, Annonciation ; 37, M. Corneille, la Vierge, l'Eniant Jésus et St Jean ; 397, Honthorst, Violoniste ; 53, J. Restout, le Bon Samaritain ; 316, Lor. di Credi, Ste Famille ; 312, Le Guerchin, le Temps amenant la Vérité ; 381, Ecole de Franck, Nicausis, reine de Saba, à la cour de Salomon; “^20, L.Giordano, le Paradis :*824, Ribera, portrait d’homme; 832, L. Lippi, Femme au masque ; 358, Rnttcnhammcr, Festin des dieux ; 380, Van Thitlden, Assomption ; 794, Bon Boullongne, l’Amour piqué ; 400, 401, De Moor, la Jardinière ; 319, Luca Giordano, Adam et Eve ; 370, P. Neefs le Vieux, Intérieur d’église ; 283, i?. Tournières, une Reine de France; 81, Baron Guérin, St Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes ; *137, Pierre Mignard, la Vierge, l’Enfant Jésus et St Jean ; 118, Carie van Loo, Ste Clotilde au tombeau de St Martin ; 361, Brcughcl de Velours, l’Automne ; 373, Rubens, Silène ivre ; 363, Ph. de Champaigne, Jésus parmi les Docteurs ; *367-366, Jordaens, François Flamand sculpteur, St Sébastien ; *353, Ribera, Tête de vieillard ; 58, F ragonard, Calirrhoé ; 120, Carie van Loo, St André embrassant sa croix ; 242, 825, Ecole hollandaise, Portrait de femme, Fête villageoise ; 273, Tiepolo, Plafond; 115, Lelhière, la Chanaiiéenne auxpiedsde Jésus ; 275, Fr. Boucher, lo ; 91, Lagrenée, Mort de la femme de Darius ; 277, Ecole des Franck, Vierges sages et Vierges folles ; *272, Raphaël, Ste Famille (ce tableau, restauré à la suite d’un accident, est la répétition, avec une légère variante, de la Ste Famille du musée de Madrid) ; 278, Van der Weydenle J eune. Calvaire 1396, Vayi llagen, paysage; *374» Snyders, Chien écrasé; 399, Micris, Enlèvement des Sabines ; 28, Casanova, Convoi harcelé par des hussards; 39, Antoine Coypel, Vénus invitant Vulcain à forger les armes d’Enée (esquisse) ; 324, Marattu, la Vierge adorant l’Enfant Jésus ; 791, Fr. Boucher, Allégorie de l’amour ; 376, David Téniers le Jeune, le Tête-«â-téte ; 182, A.^Watteau, Fête de campagne; 377, David Téniers le Jeune, la Mcrc difficile â persuader; *17, li.

Boucher, les Génies des arts ; *121, J. -B. van Loo, Renaud et Armide ; 282, Ch. Le Brun, Jésus hors du sépulcre ; 113, Leprince, Fête russe ; 98, 96, Lancret, l’Eté, Noces de village ; 143, 144, J. -B. Pater, Baigneuses, Bal champêtre ; 264, Ph. de Champaigne, les Disciples d’Emmaüs ; 97, 99, Lancret, Danse champêtre, l’Hiver; 250, 15 1, Baron Régnault, Psyché et Amour, les trois Grâces ; i8r, Vleughcls, Diseuse de bonne aventure ; 27, Casanova, Attaque d’un fort ; 272 ; Jos. Vernet, Effet d’orage ; ''‘74, Greuze, Mme de Porcin ; 17, Fr. Desportes, Chasse au renard ; 38, A. Coypel, l'Olympe (esquisse pour le plafond de la salle des Gardes du Palais-Royal) ; 167, De Troy, Bethsabé au bain.

On revient dans la i"= salle pour pénétrer dans les salles de g. — 5' salle : 967, Maignan, Louis IX console un lépreux; *Français, Dans les prés; 253, Lencpveu, Martyre de St Saturnin ; 70, Gervex, Diane et Endymion ; Gérard, La Revellière-Lépeaux'; 805, A. Scheper, Emmanuel de Las.Cazes; 10, Bernier, Banualec (paysage breton); 145, Putrois, Jeanne d’Arc insultée dans sa prison. — 6° salle : études d'Ingres, Lecomte du Nouv, Puvis de Chavannes Rude ; médaillons en bronze ; au milieu de la salle la Muse d’André Chénier, groupe en marbre de Louis Noël.

La bibliothèque compte plus de 2,000 manuscrits et de 70,000 vol. ; elle est ouverte t. 1. j., le lundi excepté, de 9 à ii h. et de 13 à 17 h., en été de 9 h. 30 à II h. 30 et de 13 h. à 16 h. 30 en hiver, le dim. de midi à 16 h. ; fermée en août.

Revenu à la place Sainte-Croix, on prend, en face, la rue Chaperonnière,- continuée par la rue Chaussée-Saint-Pierre, qui amène à la place du Ralliement (PL C-D2).A g. le théâtre, reconstruit en 1869, est décoré de groupes allégoriques, de bustes et de statues par Denéchau, Roux, Taluet et Maindron, et à l’intérieur, de peintures de Lenepveu (plafond) et Dauban (foyer), tous artistes angevins.

Le *logis Pincé (PI. C2), à l’entrée de la rue Lenepveu, charmante construction de la Renaissance, élevée de 1523 à 1530 par Jean de l’Espine pour Pierre de Pincé, lieutenant criminel du sénéchal d'Anjou, a été donné en 1860 à la ville par le peintre Bodinier, et restauré en 1886 ; il renferme le cabinet Turpin de Crissé, visible dim. et jeudi de midi à 16 h., t. 1. j. pour les étrangers.

La tourelle d’escalier offre au rez-de-chaussée une voûte plate et, à l’étage supérieur, une voûte dont les nervures se ramifient en branches de palmier.

Au rez-de-chaussée, dans la salle François I" : belle cheminée ancienne et vaste peinture murale par Lenepveu : Entrée de François I'”' à Angers, en 1518. — Salle Bodinier ; œuvres du peintre angevin Bodinier (tr872) ; au milieu. Bacchante surprise, marbre par Manneville. — Deux petites salles voisines renferment des études d’architecture de L. Magne et Hamelin, des dessins et aquarelles. ■ — Salle Aug. Michel : en cours d’installation, com prendra des dessins des écoles française et italienne, une collection de gravures, etc.

Au i"' étage,- Capinet Turpin de Crissé : antiquités égyptiennes, grecques et romaines provenant en grande partie de Pompéi ; émaux, faïences, bijoux, monnaies, médailles, beaux ivoires, sculptures, gravures anciennes (Calvaire par A. Durer), dessins, peintures, au nombre desquels figurent la Francesea di Rimini et l’Odalisque d’Ingres, Jes portraits de Charles IX et Catherine de Médicis par F. Clouet. — Collection d’architecture, léguée par l’architecte angevin Ed. Moll (t 1874).

ANGERS

Au 2" étage, salles Cte Et. de Saint-Genys ; 300 dessins environ, de toutes les écoles et de toutes les époques, ce qui a permis un classement rationnel où Rembrandt, Van Dyck, Vélasquez voisinent avea les maîtres italiens et les maîtres français des xvii® et xviii'> s.

De la place du Ralliement, la rue d’Alsace conduit au boulevard de Saumur, promenade favorite des Angevins : au n° 16, le cercle a un fronton couronné par un groupe de Maindron. En suivant à g. on parvient à la place de Lorraine, ornée de la statue de David d’Angers par Louis Noël.

Dans le quartier moderne qui s’étend à l’E. du boulevard de Saumur on pourra visiter l'église Saint- Joseph (PI. E2), bâtie en 1850 dans le style angevin du XIII® s. avec 2 tours. Plus au S. s’élève l’Institut catholique (PI. E3) au milieu de vastes jardins. Dans le voisinage, l’église moderne des Dominicains est une reconstitution de l’église Toussaint (p. 228).

Au delà de la place de Lorraine le boulevard de la Mairie longe à dr. le jardin du Mail (kiosque de concerts), la promenade élégante d’Angers, que borde au N. le Champ de Mars avec le palais de justice. En face du Mail s’élève l’hôtel de ville (PI. D2), attenant à l’ancien collège d’Anjou, de 1691 .

A g., dans la rue David, On remarque : au n“ 31, l’hôtel Lantivy, construit eu 1783, par Bardoul de la Bigottière ; au n“ 38, la maison natale de David, que signale une inscription.

Le boulevard aboutit à la place du Pélican, au fond de laquelle s’ouvre l’entrée principale du jardin des plantes (PI. Di) dominé par la statue de Chevreul (1786-1889), par Guillaume.

A g. de la place, en suivant la rue Pocquet-de-Livonnière, avec de vieilles maisons aux n"" 6, 7 et 14, on atteint la nouvelle église Notre-Dame, de style ogival, qui s'élève près de la place des Halles, où, dans l’ancienne cour d’appel, est le musée paléontologiiue, ouvert les jeudi et dim. de midi à 16 b. ; fossiles de Maine-et-Loire et de la région ; minéralogie. .

Sortant du jardin par la rue Boreau on prend à g. la rue de Jussieu qui mène à l’église Saint-Serge (PI. Ci), ancienne abbatiale du xv® s., avec un chœur qui appartient au style Plantagenet le plus pur et le plus élégant de la fin du xii® s. La nef a des '•vitraux du xv® et dans le chœur, dont on admirera l’élégance des voûtes angevines, trois "'verrières du xii® au XIII® s. qui sont considérées comme les plus belles grisailles de l’époque.

Suivant à g. l’avenue Besnardière, puis à dr. le boulevard Ayrault on laisse à dr. la gare Saint-Serge (PI. Ci) et l’onfranchit la Maine sur le pont de la Haute-Chaîne : vue pittoresque de la ville. A dr. se voit une ancienne tour-poivrière, reste de l’enceinte. En suivant tout droit, on parviendrait à l’hôtel- Dieu (PI. Al) dont la chapelle est décorée de fresques par Lenepveu, Appert et Dauban.

Après le pont, on suit à g. le boulevard Arago sur lequel s’élève le musée archéologique (PL B2) installé dans l’ancien

hôpiîal SaUü-Jean, fondé par Henri II Plantagenet en 1170. il est public les jeudi et dim. de midi à 16 h., t. I. j. aux étrangers en s'adr. au concierge. La gra'nde salie, longue de 60 m. et large de 22 ni. 50,- divisée en 3 nefs égales de 8 travées, est remarquable par la hardiesse de scs proportions, l’élégance de ses colonnes et la grâce de ses neiamres.

Nous signalerons : aulel romain du nr s.; bahut de Tancien- tribun;. 1 consulaire d’'Angers (xv.es.l. ; urm- en pophyre, ornée de deux masques de Jupiter, léguée jadis à la cathédrale par le roi René comme une des urnes des noces de Cana : statue de dame Huet de la Chesnaye (xv^’ s.), dame d’honneur de Marie d’Anjou, femme de Charles VII ; statue en marbre blanc, à genoux devant un prie-Dieu, de Donadieu, sieur de Puycharic (xvi'^ s.) ; Ménage, par Lange, buste en marbrei blanc ; le maréchal de Lowendal, buste en terre cuite, attribué à Lemoine ; l’amiral Franldin, médaillon en cire, par Houdon ; vitrine renfermant 25 gilets brodés en soie, du xviii® s. ; tombeaux romains découverts à la gare ; une partie des objets provenant des fouilles de la place du Ralliement, notamment l’épitaphe de l’abbé Ato (v'^ s.) ; magnifique mosaïque du i®’’ ou du s. (5 m. 43 de côté), etc.

Au fond de la grande salle, une porte s’ouvre sur le ^'cloître. Sur trois galeries qui subsistent, deux datent de l’époque de la fondation ; la troisième, de la Renaissance, est l’œuvre de Jean de l’Espine. Une belle porte romane accède du cloître à la ♦chapelle dont les fenêtres ont des vitraux du xii® s. : vitrail avec portraits du roi René et de Jeanne de Laval. On y a récemment découvert une grande fresque cachée sous une couche de badigeon.

Une passerelle au-dessus de la rue Gay-Lussac rélie le musée aux ^greniers Saint-Jean (s’adr. au. gardien qui a les clefs) qui renferment des fragments de maisons en bois du xvi® s., les belles boiseries (xviii® s.) de l’bôtel Besnardière ; poutres sculptées, etc.

Dans le square qui entoure le musée, sont disposés des bains romains et divers débris d’architecture.

L’hôpital Saint-Jean borde la place de La Rochefoucauld- Liancourt, ou champ de foire. Plus loin, à dr., sur la place des Arts donne l’Ecole iiaiionale d’avis et métiers installée dans les bâtiments de l’abbaye du RonceraJ^ En lon.çcant l’école’ on arrive à la rue Beaurepaire d’où l’on aperçoit l’ancienne . église du Ronceray, dü xi^' s., auj. désafîectée, contiguë â l’église de la Trinité, à laquelle la relient une tour délabrée et quelques arrachements de colonnes et d'archivoltes.

La Trinité (PI. B3), du xii® s., restaurée, a un beau clocher * roman dans sa partie inférieure, complété au xvi« s. et terminé de nos jours ; les travées de la nef sont voûtées deux à deux par un procédé qui forme compromis entre la voûte domicalo ' et la voûte sexpartite. A g. un escalier tournant en bois, de la Renaissance ; au bas de la nef, à g., un autré escalier descend, sous le chœur de l’église voisine du Ronceray, à la *crypte, à 3 nefs, de. N.-D. du Ronceray, qui renferme une Vierge du XI'’ s.

Près de la Trinité s’étend la jilace de la Laiterie avec maison de 1582 et fontaine avec buste du Dr Garnier ; .sur cette place débouche le boulevard Descazeaux où, au n" 2.3, l’hôtel des Pénitentes fm maison de la Voûte, offre un joli si^icimcu (lu xv'^ s. et de la prcjuièru Renaissance.

ANGERS. — TRÈLAZÈ. [2è] — m

De la Trinité, la rue Beaurepaire mène au pont du Centre récemment nommé pont de Verdun ; on y voit la statue,^ par M. Bourgeois, du commandant Beaurepaire, l’héroïque défenseur de Verdun en 1792, qui était chef du i®’’ bataillon de Maine-et-Loire. En suivant le quai Ligny à dr., on^ atteint le pont de la Basse-Chaîne en passant au pied du château. Sur l’autre rive de la Maine on remarque à g. la statue de Robert le Fort, premier duc d’Anjou, par Aubert.

Pour accéder au château, il faut prendre, en face du pont, le boulevard du Château et longer les fossés en passant par la place Margueritc-d’Anjou ou du Château. Au carrefour du boulevard du Roi-René, s’élève la *siaUie du roi Rêvé, par David d’Angers; le socle porte 12 statuettes en bronze des principales célébrités de la maison d’Anjou et la liste des I comptes et des ducs d’Anjou.

Le **château (PI.C3), une des plus telles forteresses féodales de la France, a été construit de 1228 à, 1238 sous St Louis. Il a la forme d’un pentagone irrégulier, danqué de 17 grosses 1 tours rondes, qui furent ra.sées jusqu’à la courtine par Henri III i en 1589. Les fossés, de 30 m. de large sur ii de profondeur, ont été taillés. dans le roc à la fin du xv® s. On peut le visiter 1. 1. j. en s’adr. au concierge, mais l’intérieur n’offre de curieux qu’une chapelle du début du xv® s., auj. salle d’armes, dont la voûte, avec ses clefs sculptées, est une des plus belles qui aient été construites en Anjou au xv® s. A côté dë la chapelle s’élève un pa,villnn à tourelles, des xiv® et xv® s., rccon.sitruit au xix®, connu sous le nom de petit château des 'ducs d’Anjou. Il ne faut pas manquer de faire le tour des remparts pour jouir du panorama.

i En face de la place du Château s’étend la place de l’Académie, où s’élève Véglise Saint-Laud, reconstruite dans le st3dc roman jioitevin de 1872 à 1882 avec une crypte sous le chœur. — La rue Pioche et la rue de la Gare ramènent à la gare Saint-Laud.

Environs. — 1“ Les Ponts-de-Cé (5 k. S.-S.-E.) : on s’y rend par !c tram électrique d’Erigné (25 c.) ou par la ligne de Poitiers (10 k. ; 2 fr. 10, i tr. 40, 90 c.), mais la gare est i i k. 5 de la ville. Les Ponts-dc-Cé (hôt. ' du Commerce ; le la Loire-, du Pigeon-d' Or) ,s,ont un ch.-l. de c. de 3,224 liab., qui se compose l’une rue de plus de 3 k., traversant sur 7 ponts modernes, le canal de l’Authion, trois larges bras de la Loire et le Louet. Après l’Authion, on aperçoit à g. 'é"Use Saint- Aubin, xW-’ et xvi' s. ; dans la seconde “le, le donjon pentagonal l’un château du xv® s. où résida souvent le roi René ; survie pont qui traverse 'e grand bras de la Loire, siaiue de Dumnacus,^a.T Louis Noël, reproduction j igrandie d’une statuette de David d'Angers ; au delà de ce pont, église Saintl'Iaurille moderne avec stalles du xvi” s.

2° Trélazé (6 k. E.-S.-E. ; tram électrique, ou ligne de Tours), 5,525 bab., ;st célèbre par ses ^ardoisières ; on peut descendre, au moyen de bassicots t d’échelles, dans les carrières avec l’autorisation demandée sur place au lircrtcur : on -y voit travailler les «ouvriers d’à-bas», c’est-à-dire les miicurs ou extracteurs. Les « ouvriers d’à-haut », abrités sous des tue-vents

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