DE LAVAL A RENNES
Chemin ce fer : Etat 73 k. en i h. par express, en 2 h. env. par omnibus
15 fr. 40, 10 fr. 15, 6 fr. 45. — De Paris à Rennes, 374 k. en 5 à 9 h.
79 fr., 5= fr. 05. 33 fr. 10.
Au delà de Laval (p. 214), le ch. de fer franchit la Mayenne sur un viaduc long de 180 m. et haut de 28 m., d’où la vue, à g., embrasse toute la ville. - — 9 k. Le Genesl. A 4 k., restes de l’ancienne abbaye de Clermont fondée en 1150 et transformée en château. A i k., le long de la voie, mines d’antimoine et d’or de la Lucette. — 17 k. Port-Brillet, près d’un vaste étang ; forge importante. — 21k. Saint- Pierre-la-Cour : mines de houilles de Germanchières. A dr. étang de Paintourteau.
35 k. Vitré (hôt. des Voyageurs, PL a B3, à la gare, dipl. T.C.F. ; poste, r. de la Commune), 10,613 hab., ch.-l. d’arrond. d’Ille-ét-Vilaine, sur un coteau dominant la vallée de la Vilaine, est une des villes de France qui, avec son château féodal, ' ses murailles, ses maisons à porche et à pignon, oiit le mieux conservé leur physionomie du moyen âge. C’était pendant la Ligue la place d’armes des huguenots ; les Etats de Bretagne s’y réunirent plusieurs fois.
Face à la gare, on prend la rue Garangeot qui croise bientôt la rue Poterie à dr., puis la rue Saint-Louis, à g. On suit cette dernière et l'on croise la rue Baudrairie. Ces vieilles rues forment un étrange pêle-mêle de *maisons de bois à ressauts, avec pignons, auvents curvilignes, piliers ornés de statuettes et de sculptures ; elles communiquent par des degrés et forment des galeries couvertes sous lesquelles s’ouvrent les boutiques.
Le *château (PL A2), un des plus beaux specimens bretons de l’arcliitecture militaire du moyen âge, a été élevé à la fin du xi® s., rebâti aux xiv® et xv« s. et restauré de nos jours. Il est public les i®*' et 3® dim. du mois et les jours de fête; les autres jours 50 c. pour i pers., 25 c. pour chaque pers. en plus.
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Passant sur le pont-levis et sous la tour du Châtelet, on se trouve dans la ooUt' intérieure du château (à dr., porte romane, en plein cintre, de la chapelle du château primitif). A g., on a la face intérieure de la tour Saint- Laurent, puis, ‘ devant soi, une série de tours reliées entre elles parle rempart : tour de l’Argenterie, tour Plombée, reliée à la précédente par une jolie galerie gothique, et avec un petit belvédère de la Renaissance. A dr. un escalier accède au nouvel hôtel de ville, flanqué de 3 tours ; la tour de Montafilant, une tour moderne et la tour des Archives (à dr.).
Dans la tour Saint-Laurent est installé le musée. 11 renferme ; au rez-dechaussée, quelques sculptures modernes, différents moulages et une vitrine de biscuits de- Sèvres et de camées ; au i®*' étage, des tapisseries, des meubles anciens ; au 2“ étage, des gravures et des peintures modernes, une intéressante cheminée Renaissance de 1583 ; au 3® étage, des tapisseries et de belles faïences. On passe de cette salle sur le chemin de ronde d’où la vue est belle sur Vitré et la campagne, et on gagne la tour de l’Argenterie où est un mnsée d’histoire naturelle, au-dessus un musée d’armes, et, au rez-de-chaussée, un musée de botanique et de minéralogie.
Sortant du château, on prend en face de soi, à g., une rue qui mène à l’église Notre-Dame (PI. B2), monument du gothiqueflamboyant, xve-xvi® s., dominé par un clocher de 62 m. ; à la face latérale de dr., remarquable par ses pinacles et ses pignons ornementés, on voit une chaire en pierre de la fin du xv® s. ; la façade principale, à l’O., offre 3 pignons et 6 pi- , nacles dentelés, A l’intérieur : à la 3® travée du bas-côté dr., un beau vitrail de la Renaissance, et, dans la sacristie, un précieux triptyque de 1544, formé de 32 tableaux de cuivre émaillé (de Limoges).
Continuant à suivre, le long de l’église, la rue Notre-Dame,on remarque 2 maisons de la Renaissance, n®® 27 et 16, et l’on arrive à la place de la République (PI C2) : à dr. une vieille tour de l’enceinte, à g. des maisons curieuses. En face de la halle aux grains s’ouvre la rue de Paris, qui a des maisons anciennes (n°® 21-23, maison Pichon ; n° 26, maison' du Grand-Monarque : n® 28, maison Fuselier) et aboutit au cimetière, au milieu duquel se dresse un clocher de l’ancienne église Saint-Martin. La nouvelle église Saint-Martin (PI. C3) est moderne.
Prenant à la place de la République la promenade du Val, on descend le long des remparts, bien conservés de ce côté. On longe à g. 3 tours rondes puis une tour d’angle carrée pour arriver à une allée perpendiculaire qui domine la vallée de la Vilaine, aux nombreux lavoirs ; à dr. petit belvédère. A l’extré-mité de l'allée, on dépasse à g. une porte-poterne qui ramènerait en ville et on descend vers le fond de la vallée par la pittoresque rue du Bas-Val, que domine la masse du château.
A dr. la rue Pasteur croise la rivière et mène à l’hôpital et à la chapelle Saint-Nicolas (PI. Ai), de la fin du xv® s. : curieux maître-autel en bois sculpté. ,
On peut monter en face de la chapelle, par la route de Fougères, sur le coteau qui fait face à Vitré : on y a une belle vue d’ensemble de la ville.
Késeau État
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De la chapelle Saint-Nicolas, revenant sur ses pas jusqu'au pied du château, on remonte à dr. par la rue des Augustins, et contournant tout le fier éperon du château, on arrive à la place Saint-Yves (PL A2) où subsistent, à l'entrée de la rue d’Embas, où l’on peut voir aux n°“ 30 et 20 de curieuses maisons, une tour isolée et un petit reste des remparts. Un boulevard planté d’arbres ramène vers la gare.
De la place Saint-Yves on peut, en montant quelques marches et en prenant à dr. la rue de Kenues, puis, 50 m. plus loin à g., la rue Sainte-Croix, aller voir l’eglise Sainte-Croix (PI. Ac), reconstruite au début du xrx' s., en style grec. A l’intérieur : au bas de la nef, grand tableau de Lefebvre (1838) ; maître-autel eu bois sculpté et doré, orné de glaces.
De l'autre coté du ch. de fer on peut encore aller voir le parc public, bien entretenu et orné de la statue de Mme de Sévigné, par Dolivet.
A 6 k. S.-E. (voit, particulière) se trouve le château des Rochers où Mme de Sévigné séjourna neuf fois de 1654 à i6go et d’où elle data 267 de ses lettres. On visite : la chapelle, la chambre de Mme de Sévigné qui renferme quelques souvenirs (table-bureau, toilette, lit-baldaquin, autographes et un portrait attribué à Mignard), le jardin français dessiné par Le Nôtre, et le grand parc. On trouve à dr., dans la cour d’entrée, le concierge qui conduit les visiteurs.
A 9 k. O . le village de Champeaux a une église gothique avec des vitraux de la Renaissance, une double rangée de stalles sculptées de la même époque, et le beau mausolée (1551) de Guy d’Espinay avec les statues couchées entièrement nues de Guy et de sa femme.
De Vitré a Chateaubriant (ch. de ter, 56 k. en 2 h. ; rr fr. 85, 7 fr. 3o, 4 fr. 95). — Pont sur la Vilaine. — ii k. Argenifé-dit-Plessis, 2,165 hab. : château du XV' s. Le château des Rochers [V, ci-dessus) est à 4 k. au N. On traverse la Seiche. — 25 k. La Guerche, 3,111 hab., avec une église élevée en 1206 par Guillaume II, baron de la Guerche, dont la statue se voit dans une niche du chœur ; les dossiers et les miséricordes des stalles ont une gracieuse ornementation Renaissance. Tram de Rennes, p. 268. — On traverse les futaies de la forêt de la Guerche (2,800 hect. ; halte en pleine forêt) et l’on descend vers la vallée du Semnon. — 41 k. M artigné-Ferchaud, 3,584 hab., sur le bord d’un étang au-dessus duquel se voient les ruines du château. de la Forge ; embranch. pour Rennes (p. 268). On traverse la foril d’Araize (840 hect.). — 56 k. Chateaubriant (p. 341).
De Vitré à Pontotson (ch. de fer, 78 k. en 2 h. 30; 16 fr. 50, 10 fr. 85, 6 fr. 90) : c’est un des itinéraires qu’on peut suivre pour aller de Paris au Mont- Saint-Michel, il est le plus long (414 k.), mais il offre l’avantage de permettre • la visite de Vitré et de Fougères.
La voie franchit la 'Vilaine sur un viaduc de 9 arches, s’élève sur un plateau pour descendre dans la pittoresque vallée de la Cantache, qu’elle remonte. — 19 k. CkâtiUonen-Vendelais, 1,498 hab., près d’un grand étang (à g.). — 31 k. La Selle-en-Luiiré, où se raccorde la ligne de Mayenne (p. 172). On longe un affluent du Couesnon, puis le Couesnon que l’on franchit.
37 k. Fougères (hôt. r des Voyageurs, p. Gambetta, PI. a C2, pl. T.c.F. ; de l’Ouest, à la gare, PL b D3, t.c.f. ; Moderne,