RIVIERE DE MORLAIX
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pour conserver, est situé dans une vallée verdoyante, qui, ] I k. au delà, s’ouvre sur la mer sur une belle plage de sable. I Dans le cimetière, exquise fontaine de la Renaissance et i chapelle funéraire de 1573. E’église (1440-1513), bel édifice de style flamboyant, a de nombreuses statues de bois, d’un travail très fruste. Le pardon a lieu les 23 et 24 juin.
19 k. Plougasnou (hôt. : des Bains ; de France), 3,997 hab., ' sur un plateau (81 m. d’alt.), avec une église de la Renaissance qui a une belle rose à la maîtresse-vitre. La plage, à 800 m. environ, cstcommuneavec celle de Saint- Jean-du-Doigt. j 22 k. Primel-Trégastel (hôt. : Limbour, t.c.f. ; *Primel, , T.c.F. ; Talbot-, de la Plage-, des Falaises), station balnéaire i en voie de développement, dans un site dénudé, mais pitto- i resque, à l’embouchure extrême de la rivière de Morlaix, 1 entre la baie de Trégastel où se trouve un petit port et la ! plage de Prirael. De beaux rochers y forment la -pointe de Primel avancée en mer comme un éperon (belle vue) ; l’extrémité est séparée de la côte par une faille que franchit une passerelle.
2° De Morlaix à Roscoff.
Chemin de fer : 29 k. ; 6 fr. 15, 4 fr. 05, 2 fr. 55. — De Paris à Roscojf, 565 k. en 10 h. 30 par express ; xig fr. 35, 78 fr. 65, 50 fr. 05.
La ligne emprunte celle de Brest pendant 3 k., puis bifurque à dr. — 13 k. Henvic-Carantec ; voit. publ. pour Carantec.
.■t 4 k. 5 Carantec (hôt. : du Kelenn ; Bon-Accueil) est une station balnéaire simple, entre l’estuaire de la rivière de Morlaix et celui de la Penzé avec plusieurs petites plages. Du hameau de la Croix, à l’extrémité du promontoire, vue vers Saint-Pol-de-Léon, RoscoS et sur Vile Callot séparée de la terre par la passe aux Moutons, que l’on peut, à marée basse, traverser à pied sec.
De Carantec on se rend, soit en vedette automobile, soit en barque, au château du Taureau, ancienne forteresse du xv“ s., qui dresse sur un rocher au milieu des flots, sa masse imposante ; s’informer si on peut visiter.
Le ch. de fer franchit l’estuaire de la Penzé sur un viaduc métallique de 256 m., haut de 30 m. — 17 k. Plouénan. A dr., château de Kerlandy, à g. château de Kerantraon.
22 k. Saint-Pol-de-Léon (hôt. : *de France, t.c.f. ; Menez), 7,809 hab., petite ville paisible, fondée en 530 par un moine cambrien, St Pol, venu d’Angleterre et premier évêque de la cité. Ses célèbres clochers à jour lui donnent un aspect bien typique.
La Grande-Rue amène en 10 min. à la *chapelle de Creisker, en majeure partie du xiv® s., sauf les bas-côtés et les 2 porches N. et S. de la première moitié du xv® s. La façade S. présente 6 belles fenêtres à frontons aigus. A l’intérieur, on remarque la maîtresse-vitre et la rosace du côté O., aux bas-côtés d’anciens enfeux, et à la chapelle à dr. du choeur un retable en chêne sculpté et à colonnes torses du xvne s. Entre la
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nef, 'et le chœur, s’élève un svelte *clocher à jour, haut de 77 m. avec une flèche flanquée de clochetons. On peut monter sur la , plate-forme de la tour (s'adr. au concierge du collège voisin) .
Du Creisker, en continuant à suivre la Grande-Rue (maisons anciennes aux n^s 30 et 9), on va à la Grand’Place, où l’on aborde la cathédrale par son flanc dr.
La *cathédrale date de trois périodes : l’époque romane, le xiii“ s. et le début du xiv*;, le xv^ s. ; le style ogival normand domine dans l’ensemble. La grande façade O. a une porte double, précédée d'un porche que couronne une terrasse,
I d’où les évêques bénissaient la foule ; une 2« porte, dite des Lépreux, s’ouvre au pied d’une des tours ; une 3® porte, dite des Catéchumènes, est une œuvre élégante du milieu du xni® s. Le mur terminal du transept S. est percé d’une belle rosace, surmontée de la fenêtre de l’excommunication. Les , doux clochers, moins hauts que le Creisker (55 m.), ont comme lui de belles flèches de pierre ajourées.
A l’intérieur, la nef, ogivale, est des xiii® et xiv' s. ; elle a été restaurée de nos jours. Au bas-côté dr., bénitier du xn® s., ancien sarcophage ; remar- . quable verrière de 1550» figurant les Œuvres de Miséricorde. Le chœur, du -xv® s., est orné de 69 stalles sculptées, de 1512 ; un palmier courbe porte le Saint- I Sacrement. Au transept dr., superbe rosace à vitraux modernes. A la croix j centrale, entre la nef et le chœur, peintures anciennes aux voûtes. Au pour- I tour du chœur, nombreux tombeaux d’évêques, anciens et modernes. Aux j chapelles du pourtour, 3® chap. : à la voûte, Iresque symbolique de la Trinité, du .xvi® s. ; chap. absidale, dalles tumulaires anciennes ; chap. suivante, retable, sculpté du xvui® s.; dernière chap., fresque ancienne, restaurée, du Jugement dernier ; devant cette chapelle, autel, reliques et cloche de Saint-Pol et en face de l’autel, tombe d’Amice Picard (1599-1652) qui vécut dix-huit ans sans autre nourriture que l’Eucharistie. Une partie du transept i g. remonte à l’époque romane ; c’est la partie la plus ancienne de l’église.