J 1■XCUJ^SI0NS DE MORLAIX
En. quittant Saint-Pol, vue à dr. sur la ville et ses clochers. 29 k. Roscoff, petite ville maritime de 5,282 hab. et centre , balnéaire assez en vogue, est célèbre par ses primeurs qu’elle doit à la chaude influence du Gulf-Stream.
Hotels : — *des Bains-de-Mcr, pl.
de l’Eglise, t.c.e. ; de France, pl. de l’Eglise, T.e.F. ; Talabardon, près de l’église; de la Marine, près de la plage, T.c.F. ; de la Plage, av. Victor- Hugo ; de la M aison- Blanche, sur le port ; Roscoviie, à la gare.
Pensions de famille : — Saint- Luc, tenue par des religieuses ; Pension de famille, r. Edouard-Corbière, 49- j
Agence de locations ; — Musti, 1 r. Edouard -Corbière.
Poste : — r. Gambetta. j
De la gare, on preird la rue Hoche au bout de laquelle on 1 tourne à pour rejoindre, près de l’hôpital, de 1573, la route j de Saint -Pol-de-Léon à Roscoiï. En prenant cette route qui i porte le nom de rue La Tour-d’ Auvergne, vers la g., on irait voir (écriteau) le légendaire figuier, trois fois centenaire, qui se trouve dans l'enclos des Capucins (entrée, 25 c.) ; il s'étend sur une superficie de 600 m. carrés. ;
Suivant la rue La Tour-d’Auvergne à dr., on arrive à la place Michel-Bouquet, centre de la ville.
L,’ église N.-D. de Croaz-Baz est surmontée d’un beau clocher' de pierre, de la Renaissance (1550). A l’intérieur, beaux, bas-reliefs en albâtre,, du xv® s. ; au plafond, poutres eti frises sculptées ; maître-autel avec retable sculpté et doré, tableau de l’Assomption et beau tabernacle, du xvii® s. : fonts baptismaux, tribune et buffet d’orgues anciens.
Sur la place Michel-Bouquet, devant les bâtiments de l’Institut biologique, buste de Lacaze-Duthiers, fondateur du Laboratoire.
En face de l’église s’ouvre la rue Edouard-Corbière, qui amène à la place Lacaze-Duthiers où se trouvent l’accostage des bateaux de l’île de Batz et, en façade sur la mer, le labova.-^ toire de zoologie expérimentale, station biologique dépendani de l’Institut de Paris (on visite l’aquarium de ii h. à midi).i A la rue Edouard-Corbière fait suite l'avenue Victor-Hugo,, qui conduit, en 5 min. env., à la plage de Roch’-Roum, voisine de l’Institut marin (pension de famille). En face s’allonge la presqu’île de Per-Haridy avec un sanatorium.
Revenu à l’église, ou prendra derrière l’abside la rue Amiral-Réveillère où l’on rencontre quelques maisons du xvi® s., les ruines de la chapelle Saint-Ninien et, au n° 25, la maison de Marie Stuart. En descendant sur la grève, par uiu. des ruelles qui se détachent du même côté, on voit s’avaucei' dans les flots une petite tourelle d’angle, dite tourelle dt; Marie Stuart, près de laquelle la jeune reine, venant d’Angleterre, aurait débarqué en 1548.
Le port, auquel on par-vient ensuite, est protégé par uni' jetée de 300 m. de long. De l’autre côté du port s’avance.' en mer, la pointe de Bloscon, surmontée de la chapelle Sainte- 1
ROSCOFF. — IIUELGOAT [43] — 329
Barbe, près de laquelle se trouve une autre petite plage de bains.
!A 4 k. {bateau à voile), Vile de Batz, 1,363 hab., entourée d’une chaîne de ' récifs. Le bourg principal s’étend autour d’une anse qui forme un petit port, \ dominé par l’église. L’île a de belles grèves de sable, mais aucun ombrage. Le 1; phare, haut de 40 m. (belle vue), s’élève sur une butte de 28 m. d’alt.
Deux îlots dépendent de l’île de Batz : Vile Verte, dans le détroit qui est I entre l’île et Roscoff, et Vîle Tisauzon ou île aux Lapins, .à i k. 5 E. ; dans celle- • ci, on montre le Toul ar Sarpant (Trou du Serpent).
3° De Morlaix à Carhaix par liuelgoat.
Chemin de fer : départemental, 49 k. — Pour Huelgoat, 34 k.
La ligne passe sur le viaduc qui domine Morlaix, puis remonte le charmant vallon du Jarlot. — 10 k. Flougonven- Plourin. A 2 k. 5 à dr. Plourin a une église du xv® s. avec un intéressant calvaire de 1554. — La voie s’élève à travers des landes jusqu’à 230 m. d’alt., pour franchir la chaîne des monts d’Arrée. • — 17 k. Le Cloître-Lanvéanou. On laisse à dr. les sauvages rochers du Cragou, puis on descend dans la gorge boisée du Squiriou. — 26 k. Scrignac-Berrien. La voie traverse le bois de Beuc’h Coat, puis elle suit la vallée de l’Aulne.
34 k. PIuelgoat-Locmaria.
La route de Huelgoat (6 k. ü., omn.) tourne à g. pour suivre le vallon de la Rivière-d’Argent, qu’on franchit au pont Mikaël ; 350 m. avant la borne 24, à g., un escalier descend au * Gouffre, trou béant dans les rochers où la Rivière d’Argent se précipite en bouillonnant, pour reparaître au jour un peu plus bas, sous des berceaux de verdure, appelés « salles vertes ».
10 m. après la borne 24, prendre au carrefour à dr., le chemin le plus à g., qui conduit à la mare aux Sangliers, coin pittoresque dans un ra\'in, sous des sapins touffus. Traversant la petite rivière sur un pont de bois, on trouve au-dessus, à g., la grotte d’ Artus d’où l’on revient à la route qui, par une longue côte, . monte au bourg.
Huelgoat (hôt. : *de France, dipl. t.c.f. ; d’ Angleterre-, du Lac) est situé dans un des plus beaux *sites de Bretagne, entouré de montagnes boisées, de ravins et de rocher.4. L’église est du xvi'5 s. ; on y voit une frise sculptée et d’anciennes statues de bois. En bordure du bourg, V étang de Huelgoat est vaste (le 30 hect., il fie déverse dans le cliaos du Moulin, parmi de gros blocs de rochers. En tournant à dr., on arrive bientôt à la Pierre tremblante (7 m. de long, 5 m. de large) et l’on gagne ensuite, à dr., un entassement de blocs énormes et bizarres, dit le Ménage de la Vierge (on descend, avec quelque difhculté, au fond de ce chaos).
LHtiTTtinn.dtL
NANTES
A 7 k. S. O. (voit.), Saint- Herbot a uue chapelle duxv^ s., surmontée d’une tour carrée, et qui renferme une belle clôture de chœur, de la Renaissance, I et des stalles ornementées ; statues de la Vierge et de St Hubert dans des niches à volets peints de la Renaissance. Il s’y tient, le vendredi avant le I dhn. de la Trinité, un curieux pardon. En i h. on fait de là une excursion ( à l’ancien château de Rusqufc, du xvi“ s., ruiné, au moulin et aux cascades de f Saint-Herbot où l’Elez coule parmi des rocs chaotiques.
, Aprè.s la station d’Huelgoat-Locinaria, la voie franchit l'Aulne, dont elle abandonne la vallée pour suivre un de ses . petits affluents. — 39 k. Poullaouen, mine de plomb argcni tifère. — 49 k. Carhaix (p. 323).
; ' \ 44. — NANTES
NANTES, 170,535 hab., ch.-l. du départ, de la Loire-lnfé- I rieure, est situé, à 47 k. de la mer, sur la Loire qui s'y divise en six bras autour de nombreuses îles, et y reçoit la Sévre, l’Erdre, la Chézine et le Sail et devient navigable aux grands navires.
Nantes, port de commerce, le 7° de France par ordre d’importance, est non seulement une cité industrielle, animée et prospère (usines métallurgiques, chantiers de constructions navales), mais encore une ville d’art qui mérite de retenir le touriste. La cathédrale est un superbe édifice, les musées sont de premier ordre et le port, que borde le pittoresque quai de la Fosse et que domine la masse imposante du pont transbordeur, est à parcourir. Le port servit pendant la guerre au débarquement des troupes et du matériel de l’armée anglaise, des travaux considérables y furent entrepris et l’on étudie actuellement le projet d’aménager en unseulport tout l’estuaire de la Loire.
Hôtels : — aux gares, pas d’hôtels confortables : de Bourgogne (à la gare d’Orléaus, très modeste). — De premier ordre : *cU France[Pl. a ' B2), pl. Graslin (en plemtèntre de
la ville, recommandé t.c.e.) ; Cen- '' fr*! -CPl- ^ d2), près de la plate Royale et de la poste (maison moderne) ; *de Bretagne (Pl.i D2),r. de Strasbourg, 23, entre le cent e de la ville et la gare d’Orléans, dans un beau quartier tranquille ; des Voyageurs (l’I. c B2), r. Crébillon (hôtel meublé, très central). — Moins chers: de la Duchesse-Anne (Pl. e E3), pl. de la Duchesse-Anne, à 5 min. de la gare d’Orléaus ; de Paris, r. Boileau et rue Crébillon (central) ; du Commerce et des Colonies, r. Santeuil, 12 ; des Familles, r. J.- J. Rousseau, 8 (hôtel meublé). — Modestes :
des Trois-Marckands, r. d’Erdre, 2C, T.C.E. ; du Grand- Monarque, r. Saint- Clément. — Petits hôtels nombreux, principalement aux environs de la poste.
Restaurants : — de premier ordre :
Privât, pl. Graslin ; Maurice, pl. du Commerce ; — Bons restaurants :
du Faisan-Doré, r. Crébillon ; Brasserie Moderne, r. Contrescarpe, presque à l’angle de la r. Crébillon.
— Petits restaurants nombreux, principalement près de la poste et de la pl. du Commerce.
Poste ; — r. Ducouëdic et Lapérouse, près du quai de Brancas et de la pl. Royale.
Bains chauds ; — quai du Port- Maillard, Il ; quai Duguay-Trouin (lie Feydeau).
Tramways urbains ; — réseau
NANTES
électrique très complet desservant les deux gares, tous les quartiers de la ville et les principaux faubourgs.
Voitures de place et taxis-autos ; — demander le tarif.
Bateaux à vapeur : — sur la Loire (départ du quai de la Fosse, près de la Bourse) : pour Chanteimy et TrenUmoult (faubourgs de Nantes) ; pour Indret, Couëron et Le Pellerin ; pour Paimbœu) et Saint-Nazaire. —
Sur la Sèvre (départ du quai de Verl sailles) : pour la Jonnelüre et Suc<!| — Sur l’Erdre (départ de Pont | Rousseau) ; pour Verlou et Châ teauthibaud. — Services pour Belle lie et Lorient : se renseigner ai bureau des Messageries de l’Ouest quai de la Fosse.
Syndicat d’initiative : — r. La Fayette, i.
Histoire. — Sous les Gaulois, une ville nommée Condivicnum, située sur le; coteaux de la rive dr. du fleuve, était la cité principale des Namnètes ; elli se doublait d’un petit port, dit Portas N amnetum. Telle fut l’origine de Nante; et de son nom. Les Romains en firent un centre important. Au v“ s., les Bretons autochtones en chassèrent les Romains. Au xiv” s., durant les luttes de Jean de Montfort contre Charles de Blois, la ville fut deux fois et inutilemeni assiégée par les Anglais, alliés de J. de Montfort. Eu 1440, le fameux Gilles de Retz, dit «Barbe-Bleue», y subit le dernier supplice. En 1789, Nantes s’enthousiasma pour la Révolution et résista énergiquement aux Vendéen;;, ce qui n’empêcha pas la Terreur de décimer sa population. Le sinistre Carrier, envoyé par le Comité de Salut public, y organisa la guillotine et ces noyades en masse qu’il appelait des « mariages républicains ». En 1830, Nantes fut une des premières villes qui se prononcèrent contre Charles X.
En sortant de la gare d’Orléans, on suit à g. le quai de Richebourg, qui borde le canal Saint-Félix, pour arriver en cinq minutes à la place de la Duchesse-Anne (PL Ej), où se trouve le château et où s’ouvre le cours Saint-Pierre que domine à g. la cathédrale.
Le '•‘château (entrée sur l’arrière-face, dans la rue des Etats), belle forteresse gothique et Renaissance, fut fondé au x® s., reconstruit en 1466 par le duc François II-, remanié au xvD. Il est occupé auj. par l’administration militaire, et a été acheté en 1912 par la ville. Il servit de prison d’Etat ; le surintendant Fouquet y fut enfermé en 1661, le cardinal de Retz s’en évada en 1654, la duchesse de Berry en 1832. Dans la cour intérieure, on voit un superbe puits avec armature en for forgé, le Grand-Logis, du gothique flamboyant, construit sous la duchesse Anne, et le donjon, haut de 40 m., qui a 4 loggias ornementées (du faîte, panorama de Nantes). A la suite de bâtiments modernes, belle face intérieure d’une tour de l’enceinte (xvD s.).
Derrière le château, au n® 3 de la rue Matuurin-Rodier, maison de Guiny où fut arrêtée, le nov. 1832, la duchesse de Berry qui essayait de soulever la Vendée.
Revenant à la place de la Duchesse-Amie, on prend le cours Saint-Pierre, vaste promenade plantée de beaux arbres. A l’entrée, statues par Molknecht, d’Anne de Bretagne et d’Arthur III, et monument aux morts pour la patrie, par G. Bareau.
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