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, roche, *Elie Delaunay, H. Flandrin, Girodet de Roucy-Trioson Granchi-Taylor, Jacquier, Launay, Lepère, Milcendeau. Moreau Roy, Tattegrain, Toché.
La bibliothèque, installée au rez-de-chaussée, possède 210,000 volumes
56000 pièces, 2,500 manuscrits (la plupart relatifs à Nantes et à la région) et
i' 6,000 estampes. ° '
En prenant à g. en sortant du musée on va au jardin des I plantes qui comprend un jardin botanique proprement dit et un Jardin paysager avec de belles pelouses et des arbres 1 magnifiques : on y voit le médaillon d’EUsa Mercœur femme I de lettres (sur le pilier dr. d'entrée), le buste du Dr Ecorchard \ créateur du jardin, par Lebourg, le monument de Jules Verne ; (1828-1905) par G. Bareau, et quelques statues. L’église voi- ; sine de Saint-Clément (PI. E2), moderne, est sans intérêt .! On revient au cours Saint-Pierre et à la cathédrale.
Faisant suite au cours Saint-Pierre au delà de la place Louis XVI, le cours Saint-André aboutirait au quai de l’Erdre (vue pittoresque : statues de Du i Guesclin et d’Olivier de Clisson, par Molcknecht).
^ Sur le coté N. de la cathédrale s’élève la pittoresque *porte Saint-Pierre, isolée, de style gothique flamboyant, construite I sur des restes de remparts gallo-romains et qui fut la seule entrée de Nantes, du côté E., jusqu’à la fin du xvine s , La *cathédrale Saint-Pierre (PI. D2), commencée en 1434 i continuée au xvi® s. (nef et bas-côtés) et au xvii® (transept dr!
' et chœur), ne fut achevée qu’au xix®, de 1840 à 1893 (chœur et chapelles rayonnantes). La façade, très endommagée, a 2 tours, hautes de 63 m. et 3 portails à voussures et archivoltes sculptées.
L’intérieur est un admirable vaisseau, long de 102 lu., haut de 35 m. ; les piliers, sans chapiteaux, s’élancent d’un seul jet, du sol jusqu’au.x voûtes ; un élégant triforium court au-dessus des grands arcs. Sous l’orgue, hauts reliefs I et 4 statues du xv® s. A dr. et à g. près des portes, statues de St Paul et de 1 St Pierre, dans des niches du xv» s. Au commencement des bas-côtés, deux ! gracieuses portes ouvragées du gothique flamboyant. Dans la dernière chapeUe I du bas-côté dr., avant le transept, bon tableau de H. Flandrin, St Clair gué- ^ lissant des aveugles, et tombeau en marbre de l’évêque Gueguen (f 1506).
[ Au transept dr., “tombeau de François II, duc de Bretagne, et de Mar- I’ guerite de Foix, sa 2“ femme, primitivement placé dans l’ancienne église des |, Carmes ; il contenait également les cendres de Marguerite de Bretagne,
, I". femme du duc, et le cœur d’Anne de Bretagne, sa fille (dans un riche reli!
' quaire, auj. au Musée archéologique). Le tombeau, violé pendant la Révolution, a été transporté dans la cathédrale en rflty et les restes d’Arthur III, duc de Bretagne, le célèbre connétable de Richemond, qui prit une part héroïque ! à la bataille d’Aiincourt, y furent alors renfermés ; ils y sont encore. Ce tom.
I beau, chef-d’œuvre de la Renaissance, est un des ouvrages capitaux de la ’i sculpture française. Il est l’œuvre (1503-1507) de Michel Colombe, artiste i breton originaire du Léon. Sur la table de marbre noir reposent les statues i RiSEAU ÉTAT
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du duc et de la duchesse ; un lion et un lévrier sont couchés à leurs pieds. Aux angles, 4 statues debout figurent la Justice, la Force (cuirassée et casquée), la Tempérance (elle tient un mors de bride), la Prudence (tête double; visage de jeune femme et visage de vieillard) ; 16 niches en marbre rouge contiennent des statuettes des Apôtres, de St François d' Assise, de Ste Margue. rite, de Charlemagne et de St Louis. Au-dessous, 16 autres niches sont occupées par des pleureuses.
Au transept g., ♦tombeau de Lamorioière, originaire de Nantes (1806-1865); c’est une très belle œuvre moderne (1879) de Boitte, architecte. Dubois, statuaire, et qui n’est pas indigne du tombeau de François II, auquel elle fait pendant. La statue du général le représente avec un crucifix sur la poitrine et couvert d’un linceul. Aux angles du monument, 4 statues de bronze, d’une large facture, symbolisent le Courage militaire, la Charité, l’Histoire et la Foi.
Ascension des tours, i fr. ; tours et cloches, i fr. 50.
De la place Saint-Pierre, sur laquelle donne la façade de la cathédrale, on peut aller voir : 1°, par la rue Albert I®r, la préfecture (PL Di), bâtie de 1763 à 1777 par Ceineray ; 2“, par la rue de Châteaudim, Vhôlel de ville (PI. D2), dont la façade date de l’époque de Charles X ; dans le voisinage, hôtels Saint-Aignan et de Rosmadec, du xv® s.
Prenant en face de la cathédrale la rue de Verdun, on arrive à la petite place du Pilori (maisons anciennes, n®» 5 et 12), à laquelle fait suite la rue de la Marne qui laisse à g. l'église Sainte-Croix (PL C2), de plusienrs styles avec un portail de 1685 remanié en 1860 et surmonté d’un beffroi où se trouve la vieille cloche de l’ancien beffroi de Nantes, dite « le Bouffay ». Autour de Sainte-Croix subsistent des restes de la vieille ville du moyen âge et beaucoup de maisons anciennes.
Reprenant la rue de la Marne que prolonge la rue de la Barillerie, on traverse l’Erdre d’où la rue d’Orléans, très commerçante et laissant à g. le moderne hôtel des postes, ; amène à la place Royale (PL C2-3), centre de l’animation de la 'ville ; dessinée en 1790 par Mathurin Crue}', elle à été ornée en 1865 de la fontaine de la Loire et de ses affluents
£ar l’architecte Driollet et les sculpteurs Ducommun du ode et Grootaers.
Au N.-E. de la place se trouve l’église Saint-Nicolas moderne, : bâtie en 1844, par l'architecte Lassus, dans le style gothique, et surmontée d’un clocher à flèche de pierre haut de 58 m. A l’intérieur, trop surchargé d’ornements, on remarque aux autels du transept deux tableaux de Delaunay, le Sacré-Cœur ' et St Vincent de Paul, et au bas-côté dr. le mausolée, par 1 Bayard de la Vingtrie, de Mgr Fournier, évêque de Nantes 1 qui entreprit la construction de l’église.
De la place Royale, la vivante rue Créhillon, promenade préférée des Nantais de 17 à 19 h. (on dit << crébillonner »), 1
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laissant à g. le passage Pommeraye, galerie vitrée de 1843, orné de statuettes de Debay et de médaillons par Grootaers, monte à la place Graslin (PL B2), centre élégant de Nantes, où se trouve le Grand- Thé dire, de style néo-grec, œuvre de Mathurin Crucy et décoré des statues de 8 muses, par Molcknecht (plafond de la salle, moderne, par Berteaux).
A dr. de la place (en tournant le dos au théâtre), s’ouvre le cours de la République, autrefois cours Cambronne, large avenue bordée de maisons à pilastres et à balustres, construites sur les plans de Crucy et décorée de la statue de Cambronne, par Debay.
Par la rue Franklin, la place Delorme ornée de la statue du D' Guipin par Le Bourg, les rues Newton etMarceau, on gagnerait la place La Fayette (Pl.Bi) sur laquelle se trouve le palais de justice, édifice peu intéressant, achevé en 1853, décoré de groupes et de statues de Ménard et, sur les plates-formes encadrant le grand escalier,- de deux beaux lions de Walton. De là, la rue Jean- Jaurès conduirait à Véglise Sainl-Simüün (PL Ci), moderne, inachevée et sans intérêt. On peut revenir en tram à la place Graslin.
De la place Graslin les visiteurs pressés qui ne pourraient voir le muséum et le musée archéologique descendront directement, par la rue J. -J. Rousseau, à la place de la Bourse (PL B3) où ils reprendront notre itinéraire ci-dessous.
De la place Graslin, la rue Voltaire conduit au muséum d'histoire naturelle (mardi, jeudi et samedi de 12 à 16 h. ; t. 1. j. en s’adr. au concierge), un des plus riches de province '.et renfermant une très curieuse collection minéralogique de la Loire-Inférieure.
Reprenant la rue Voltaire, on trouve bientôt à l’angle de la rue Jean-V, un jardin renfermant le manoir de Jean V, du XV® s. et la construction Dobrée, de style néo-roman, élevés par le collectionneur de ce nom, légués par lui à la ville et dans lesquels sont installés le musée archéologique et la coljlection Dobrée. On ■visite les dim. et jeudi de 12 à 16 h. ; les autres j. i fr. par pers., s’adr. au gardien.
Rez-de-chaussée (musée archéologique) : de nombreuses salles renferaient des débris de sculptures du moyen âge, des antiquités égyptiennes, pré liaistoriques, gallo-romaines et franques ; des armes (épée de Cambronne, sou i venirs de Napoléon) ; des bagues et bijoux, des émaux de Limoges ; des sceaux , ;t autographes ; un drapeau curieux de 1790.
Un escalier orné de tapisseries d’Aubusson monte au premier étage (col -ECTioN Dobrée) : Salle i : tableaux du xix® s. Salle 2 : chaise à porteurs Louis XV, cabinet italien, châsse de St Calmin. Salle 3 : tapisseries des Flan- I 1res du xvi» s., aquamanile de bronze représentant Aristote et la Belle.
I iaUe 4 : gravures originales de Rembrandt, Durer, Debucourt. Salle 5 ; triptyque I le Memling, manuscrits à enluminures, boîte ayant contenu le cœur d’Anne I le Bretagne.
( Dans le jardin, le manoir de Jean V renferme le tombeau de Jean II, le monuj uent de Gilles de Retz et un musée lapidaire.
Continuant la rue Voltaire, puis prenant à g. la rue de dandre et à dr. la rue d’Alger, on atteint V église Notre-Dame
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de Bon-Port (PI. A2), de style gréco-romain, bâtie de 1844 à 1858, sur les dessins de Chenantais. On remarquera la hardiesse de la coupole et au fronton la fresque de Gouézou, Adoration dû Christ. A l’intérieur ; au chœur, la Cène, par Picou ; aux' pendentifs du dôme, Bethsabée, Esther, Abigail, Héva (Adam et Eve) ; longue frise sur le tambour du dôme, par Le Hénafi ; St Louis, par Vallet.
En face de l’église la rué Mazagran amène au port que borde le qiiai de la. Fosse, un des endroits les plus animés et les plus pittoresques de Nantes.
Si l’on suivait les quais à dr., on passerait devant les Salorges, vastes magasins de i7?8, auprès de la gare maritime et l’on trouverait, à dr. sur le quai d’ Aiguillon, l’escalier des cent marches qui monte à l’église Sednte-Anne, moderne, située sur la colline de l’Ermitage, d’où la ’vue est superbe sur le port de Nantes : statue colossale, en fonte, de Ste Anne, par A. Ménard.
Prenant le quai sur la g., on arrive au pont transbordeur (5 et 10 c.) construit par Arnodin en 1903, qui relie la ville à l’île de la Prairie-au-Duc où sont les Chantiers de la Loire, importants ateliers de construction de navires. La hauteur des pylônes est de 76 m. ;le tablier, long de 191 m., se trouve à 50 m. du sol ; ascension intéressante, 50 c., carte d’orientation du T.C.F.
On passe ensuite devant la gare de la Bourse, où s’arrêtent tous les trains et ouverte en général aux voyageurs sans bagages. Remarquer sur le quai de la Fosse, les vieilles maisons des n°= 17 (1742, style Louis XV), 10 (xviii® s.),
5 (maison des Tourelles où logèrent Henri III et Henri IV).
Laissant à g. la rue J. -J. -Rousseau (au n“ 3, maison où est mort le général Cambronne, 29 janvier 1842), on longe un petit square au milieu duquel s’élève la statue du colonel Villehois-Mareuil, par Verlet, et sur lequel donne la façade principale de la Bourse. En bordure dn square, rué de la Fosse, maisons anciennes aux n°s 42 (1718) et 38 (1734).
La Bourse (PI. B-C3),qui renferme le Tribunal et la Chambre de Commerce, de style néo-grec, a été commencée en 1792 et terminée de 1808 à 1812 pax Mathurin Crucy. Sa façade E. décorée des statues de JeanBart, Duguay-Troum, Duquesnè et Cassard, donne sur la place du Commerce, bordée de cafés, très animée et reliée à la place Royale par la courte rue dè Gorges. I
C’est près de la Bourse que partent les bateaux à vapeur pour Trentemoult, I Chantenay, Le Pelleriu, Paimboeuf et Saint-Nazaire. ■
Au delà de la place du Commerce, le quai de Brancas laisse, ■ à g., les postes et télégraphes. En face, de l’autre côté del la Loire, c’est \'%le Feydeau, aux vieilles maisons pour lal plupart du xviii® s., terminée à l’O. par un marché et à l'E.B par ia poissonnerie. I
Au delà de l'Erdre, le quai de Flesselles borde la placeB
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