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DE PARIS A REDON

station balnéaire fréquentée, port de pêche et de com merce, d’un aspect très breton, est situé à l'extrémité d’une presqu’île, entre l’Océan et un golfe intérieur, bordé de marais salants.

De la gare on laisse à g. la route de la jolie petite *plage de Port-Lin, la principale du Croisic et de la plage Valentin (i k. 5). On gagne la ville vers la dr. en passant au pied de la promenade du M ont- Esprit, butte artificielle se terminant par un tertre d’où l'on a une belle vue d’ensemble des marais salants et de leurs innombrables « muions » ou tas de sels.

Ou arrive , bientôt au port, situé sur le golfe du Grand- Trait : suivant les quais bordés de vieilles maisons, on atteint la poissonnerie. Un bateau automobile fait le service de la chaussée de Pen-bron, promontoire artificiel construit pour protéger les marais salants, et où l’on visite, le mercredi, de 13 à 16 h., un hôpital maritime pour les enfants scrofuleux. De là on pourrait gagner La Turballe et Piriac.

S’écartant du quai vers la g., on trouve la place du Marché, avec un joli hôtel de ville ou château d’ Aiguillon, de l’époque Henri IV. Un peu au delà, l’église N.-D.-de-Pitié, de style flamboyant (1494-1507) avec une tour de 56 m. portant une lanterne du xvii® s.

Revenant au quai, on arrive à l’extrémité du port et à la butte gazonnée du Mont-Lenigo d’où l’on découvre toute la rade du Croisic ; au pied, monument, par R. Paris, du pilote Hervé Riolle (1654-1729) qui, à la bataille de la Hougue, en 1692, sauva la flotte française d’un désastre. Au delà, une allée mène au sanatorium des Frères Saint-Jean-de-Dieu (pour les scrofuleux). A dr. se détache la longue et curieuse jetée du Tréhic qui s'avance de i k. en mer.

En continuant la route, on pourrait faire le tour de la Pointe du Croisic (rochers pittoresques) et gagner par la Grande-Côte (5 k. 5) la plage de Port-Lin.

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