‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 206 sur 246 · AUDIERNE. — POINTE DU RAZ · texte numérisé non relu

AUDIERNE. — POINTE DU RAZ

e dénude de plus on plus ; de petits murs en pierres sèches ivisent le sol, comme un échiquier. — 10 k. Plogoff,^ église U XI v“ s. — 13 k. Lescoff. Après avoir laissé à g. l’ancien émaphore, occupé auj. par l’hôtel de la Pointe-du-Raz, on rrive à l’ancien phare et au sémaphore, voisins de l’hôtel du

^ciZ“Cl0“S0in.

La *pointe du Raz, une des merveilles naturelles de la 'rance, est formée d’une longue épine rocheuse, aux flancs )attuà par les vagues et dont la crête est toute déchiquetée.

, Des guides s’offrent pour vous conduire et vous donner la main au.x passages lifficiles ; leur aide est indispensable si l’on veut faire le tour de la Pointe; iémunération à fixer d’avance.

Tour de la Pointe (i h. env.). — A dr. du sémaphore, m prend un sentier qui longe la côte. Dominant à 72 m. l’ait, la baie des Trépassés, il passe au-dessus de gouffres à oie. au fond desquels bouillonne la mer (belle couleur verte ; ■norme roche isolée et rougeâtre, penchée sur les flots, et iqmmée le Menhir). On passe au-dessous du poste de télé- 'r’aphie sans fil et l’on domine le formidable entonnoir de ''Enfer de Plogoff, dont les flots heurtent les parois rocheuses avec le bruit sourd de coups de canon. Le chemin devient lifficultueux, au ras de l’abîme et sans parapet. A son extrénité, une de ses branches, la plus périlleuse, descendrait à dr. vers le fond de l’Enfer de Plogoff, jusqu’à une étroite plate- ■'orme d’où l’on entrevoit le jour et la mer, de l’autre côté Te fissures qui travensent toute l’épaisseur de la pointe. Ce sont es Tunnels de Plogoff.

Le sentier repasse vers la g., sur l’autre face du promontoire, Dar laquelle on remonte au poste de télégraphie sans fil et à me statue de N.-D. des Naufragés, par Godebsky. Vers la dr., m aperçoit une petite terrasse maçonnée, dite Fauteuil de >Sarah Bernhardt, d’où l’on voit toute la pointe, blanche et vléchiquetée comme un gigantesque ossement. Dans son proongement est le phare de la Vieille ; au delà, en mer, on Técouvre l’île de Sein.

Baie des Trépassés (2 k. 5 N.-E. par le sentier de la falaise ; un autre sentier de 500 m. y conduit, du liameau 'de Lescoff). — Le sentier prend à g. du sémaphore et il est facile de le suivre, en dominant la baie.

2 k. 5. On arrive au fond de la grande dépression, où se [développe la grève sablonneuse de la baie des Trépasses,

. dont le nom vient, soit de la tradition suivant laquelle les Druides y étaient embarqués après leur mort, pour être ensevelis à l’île de Sein, soit des naufrages, fréquents en ces parages, qui y rejettent les cadavres.

On peut suivre sans peine le rivage de la baie, qu’encadrent ' à dr. les escarpements rocheux de la pointe du V an (chemins , de piétons, 2 k.5). Dans les falaises de g. se creusent de belles

BREST

grottes (à marée basse). Au fond du vallon qui aboutit à baie miroite Vétajig de Laottal, qui passe pour recouvrir remplacement de l'ancienne ville d'Is, submergée par les flots.

De la baie des Trépassés on peut rejoindre directement la route d'Audierne, au hameau de Lcscoff (500 m.).

A 8 k. de la Pointe (bateau à voile au petit port de Bestrée, prix à débattre), Vile de entourée d’écueils, a une population étrange d’aspect et de mœurs. Les rues ne dépassent pas i m. de large. Deux menhirs et un dolmen sont lesr seuls restes des monuments mégalithiques qui aientsubsisté. A l^^xtréraiu* N. -O. s’élève un phare du sommet duquel (pourboire) on découvre la chaussée du Pont de Sein, forpiée crime chaîne de récifs qui se prolonge sur 10 k. ^ sur l’un desquels on a élevé, au prix de difficultés ipouïes, le faméux phare (V Ar-M en.

Page 1