DE PARIS A BORDEAUX
Par les rues Berthonnière et Saint-François, on monte au cours Reverseaux ; on le traverse et, en face, la rue Saint- Eutrope mène à l’insigne basilique de ce nom.
L'**église Saint-Eutrope (PI. A3), fondée au vi® s., fut reconstruite, ainsi que la crypte, -au xii^ s., consacrée par le pape Urbain II en logô, remaniée au xv® et détruite en partie par les guerres de religion. Son architecture trahit des influences auvergnates. La tour, du xv® s., flanquée de contreforts, porte une flèche octogonale, haute de 58 m. La façade est moderne.
L’ancien chœur roman, devenu la nef, est précédé des restes du transept et séparé des bas-côtés, voûtés en demi-berceau, par de gros piliers quadrangulaires cantonnés de colonnes rondes à chapiteaux. Le chœur actuel, du xv®s., est décoré de statues modernes.
La *crypU (entrée extérieure à la base de la tour, de 8 à lo h. ; en dehors de ces heures, s’adr. au gardien, r. Sainte-Eutrope, 44) est la plus vaste de France, après celle de la cathédrale de Chartres. Elle est précédée d’un narthex, largement éclairée et a des chapiteaux sculptés. C’est un vaisseau terminé par un rond-point avec collatéral et 3 chapelles rayonnantes. Derrière l’autel, tombeau de St Eutrope, r" évêque de Saintes, retrouvé et restauré en 1843, et recouvert en 1856 d’un monument moderne abritant le tombeau de Ste Eustelle.
De la place, par la rue des Arènes, on descend dans le vallon qui sépare les faubourgs Saint-Eutrope et Saint -Macoult. A g. un étroit chemin conduit à r*amphithéâtre, appelé les arènes, de la fin du i®^ s. ou du début du ii® : le grand axe de l'ellipse mesurait 127 m. sur 102. Actuellement le podium, l’emplacement des gradins, l’escalier d’entrée au N. et le vomitorium de l’O. sont bien dégagés.
La rue Bourignon, qui domine les arènes à l’O., puis la rue Saint-Macoult ramènent au cours Reverseaux, en face du champ de foire et de l’hôpital (xvi® s.) occupant l’emplacement du Capitole romain. Le cours passe près de la gare de Saintes-Ville, des ch. de fer économiques et aboutit au cours Wilson.
De Saintes a Marennes (ch, de fer économique, 49 k. O.; départ de Saintes- Etat, ou de Saintes-Ville, station principale du réseau). — 4 k. Saintes-Bellevue, où bifurque la ligne de Gemozac. — 21 k. Saint- Porchaire, 1,222 hab., église des xii^-xm® s., du style poitevin de transition. A 2 k. N., château de la Roche-Courbon avec donjon et 2 tours rondes. Embranch. vers TaiUebourg, p. 410. — 29 k. Pont-V Abbé-d’ Arnoult, avec une remarquable '‘église, des xii®-xv® s., dépendance d’une abbaye bénédictine dont il reste en outre une tour carrée. — 45 k. Saint-Just-Luzac, bUurc. sur Saujon (p. 448). — 49 k. Marennes (p. 446).
De Saintes a Jonzac par Touvent (ch. de fer économique, 68 k. S.-E.). — 4 k. Saintes-Belïevue [V. ci-dessus). — ii k. Chermignac. — 18 k. Tesson, carrières, château du xvm® s. — 24 k. Gemozac- Etat, où l’on croise la ligne de Pons à Royan (p. 403). — 25 k. Gemozac-Vilie. — 34 k. Touvent, d’où un embranch. de 4 k. se détache vers Mortagne-sur-Gironde, 1,987 hab., sur un coteau qui domine la rive dr. du fleuve (ruines d’un château) et vers Mortagne- Port, poste de torpilleurs. — 41 k. Saint-Fort-sur-Gironde, 1,61 1 hab., sur une