DE PARIS AUX SABLES-D’OLONNE
Chemin de fer ; 478 k., par Chartres, Saumur et Thouars, en 6 h. 55 à 9 h. par trains directs ou un seul changement à Thouars ; 90 fr. 80, 63 £r. 05, 41 £r. 40. Dép. de Paris-Montparnasse. — Outre cette voie, qui est la plus courte et la plus rapide, on peut prendre les itinéraires ; 1“ Chartres, Tours, Chinon et Thouars, 504 k. ; 2“ Orléans, Tours, Chinon et Thouars, 489 k,, mais ces itinéraires ne comportent pas de services directs.
326 k. de Paris à Thouars, p. 235. — La voie franchit la vallée du Thouet sur un viaduc long de 262 m., haut de 39 : vue pittoresque à g. sur Thouars et son château. — 337 k. Coulonges-Thouarsais ; à dr., château de Brosse-Guilgault, du XV® s. — 342 k. Luché-Thouarsais. — 347 k. Noirterre. La voie passe à flanc de coteau entre Bressuire (à g.) et le promontoire qui porte le château (à dr.).
356 k. Bressuire (buffet ; hôt. ; *du Dauphin, r. Gambetta, T.c.F. ; de France, route de Poitiers), 4,967 hab., ch.-l. d'arrond. des Deux-Sèvres, sur une colline à la base de laquelle coule le Dolo ou Ire, affluent de l’Argenton. Prise aux Anglais en 1371 par Du Guesclin, la ville fut pendant les guerres de Vendée incendiée en 1 794 par la colonne infernale du général Grignon.
Devant la gare, un square, orné d’un groupe en bronze de G. Leroux, est dominé par une promenade contiguë au champ de foire. A g. du square, la rue du Four conduit à la place Carnot où se trouvent la poste et un monument de 1870; on prend à dr. la rue de la Huchette, puis la rue Gambetta qui va aboutir à la place Notre-Dame.
Ë‘*église Notre-Dame a une nef de style angevin sans bas-côtés, du xii® s., et un vaste chœur du xvi® s. avec trois larges nefs égales fermées par un mur droit. Le clocher, haut de 56 m., date de 1538-1542 ; la coupole avec lanterne a été refaite en 1728. On remarque à l’intérieur une belle chaire du XVII® s. en marbres variés.
La place Notre-Dame se prolonge par la place de la Halle où l’on prend la rue des Rehgieuses, puis à dr. la rue Rouge et à g. la rue des Hardilliers et la rue du Château. Le ^château, bâti sur un promontoire rocheux dominant le vallon boisé du Ton, offre une ruine extrêmement pittoresque ; c’est de la route de Cerisay, à g. en sortant de la gare, qu’on le voit le mieux. Il se compose de deux enceintes (48 tours) dont la ir® date de la fin du xi® s., la seconde du xiii® et remaniée au XV®. D’une terrasse, en face du château moderne, on a une vue de Bressuire.
'P De Bressuire a Montreuil-Bellay (ch. de fer des Deux-Sèvres, 62 k, N.-E.). — 25 k. Argenton-Château (hôt. de la Croix-Blanche, t.c.f.), 1,244 hab.. au confluent de l’Argenton et de l’Onère, au-dessus d’une vallée aux sites | riants ; à l’église, beau portail du xiii'i. ’ Lcchâteau, qui fut habité par Phi-, lippe de Commines, a été détruit pendant la guerre de 'Vendée. — La voie passe près des belles ruines du château de l’Ebaupinay, monte sur les hau-
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leurs de la rive g. du Thouet qu’elle iraucbit près du conSuent de l’Argenton. — 62 k. Montreuil-Bellay (p. 243), sur la ligne de Paris à Thouars.
De Bressuire a Niort (ch. de fer 77 k. S. ; 16 fr. 20, 10 fr. 70, 6 fr. 80). — La ligne suit celle de la Rochelle jusqu’à (29 k.) Breuil-Barret (p. 426). On franchit la Vendée. — 39 k. Faytnoreau-les-Mines, gisements de fer et de schistes bitumineux, puits de houillères. — 44 k. Saint-iattrs, mines de houille, bifurc. pour Parthenay (p. 394). — 51 k. Coulonges-sur-l' AuHse, 2,256 hab., restes d’un château de 1540 transporté en partie à Fontenay-le-Comte. Trajet accidenté à travers le Bocage Vendéen {V. ci-dessous). — 63 k. Benêt (p.398), où l’on joint la ligne de Fontenay-le-Comte qu’on suit désormais jusqu'à Niort (P- 394)-
De Bressuire a Cholet (Nantes) et a Parthenay (Poitiers), p. 415-417 ; A LA Rochelle, p. 423.
361 k. Clazay. On descend vers la Sèvre Nantaise. — 370 k. Cerizay, 1,940 hab., avec un château et une église gothique modernes, et les ruines d’un château du xii® s. — On franchit la Sèvre Nantaise et l’on entre dans le Bocage Vendéen, région mamelonnée, aux vallons frais et aux nombreuses haies plantées de chênes qui donnent au pays l’aspect d’une vaste forêt. — 376 k. Saint-Mesmin-le- Vieux. A dr. on aperçoit au loin Pouzauges et de hautes collines boisées appelées un peu prétentieusement « Alpes Vendéennes ».
385 k. Pouzauges (hôt. : de France et d’Europe réunis, T.c.F. ; de la Croix-Verte; du Point-du-Jour), 3,356 hab., à 4 k. N. -O. de la gare (omn.), en amphihéâtre sur le flanc i. d’une colline. Eglise des xii® et xv® s., de style gothique E flamboyant. De l’ancien château il reste l’enceinte transformée [ en promenade et flanquée de tours rondes, et un *donjon,
I carré de 18 m. de côté et de 27 m. de haut, auquel est resté fl attaché le souvenir de Gilles de Retz, surnommé Barbe-Bleu.
» Jolie promenade au bois de la Folie (20 min. à pied ; 278 m.), vue superbe.
— A 1,500 m. S.'E., Pouzauges-le-VieuXf d’où, en 30 min., on peut monter ^ au puy Crapeau, point culminant (288 m.) des « Alpes Vendéennes ». — Excuri sion recommandée de 19 k. (voit.) par une route de crête offrant d’immenses ) horizons, aux Herbiers {V. ci-dessous), par Saint-Michel-MonUMercurey I» 1,576 hab., sur le mont Mercure^ un des points culminants (285 m.) des « Alpes |L Vendéennes» couronné par une église moderne monumentale que surmonte une L statue colossale de St Michel.
La voie descend vers le Grand-Lay qu’elle franchit avant et après la station de (394 k.) Chavagnes-les- Redoux. — 400 k. Sigournais, à 2 k. N. : château du xv® s.
' 408 k. Chantonnay (hôt. du Mouton), 3,962 hab., sur
la Mozée : église du xiv® s. à 3 nefs avec clocher pyramidal.
f De Chantonnay a Cholet (ch. de fer, 55 k. N. ; rr fr. 60, 7 fr. 65, 4 fr. 85). I — 6 k. Saint-Virtcent-Sainte-Cécile. A 2 k. S.-E. château des Koches-Bari- , taux, du XV» s., avec 2 tours rondes à mâchicoulis. — 12 k. Moucitamps. .\ 3 k. N.-O., château du Parc-Soubise (xvi'-xvii» s.), près d’un étang. — 22 k< 1 Les Herbiers (hôt. du Lion-ePOr, t.c.f.), 3,884 hab., sur la Grande-Maine, dans un des coins les plus pittoresques du Bocage. A 3 k. îi.,lemotUdes Alouettes [231 m.), l’un des sommets des « Alpes Vendéennes *, offre une vue admirable
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s’clcudauL Jca tours de Nantes au clocher de Luçon; bifurc. pour la Rochi sur-Yoa (p. 422). — 31 k. Chambretaud, à i k. 5 à g. ; on y fabrique des bijou; avec un quartz dit « diamant de la Vendée ». — 37 k. Saint-LaureiU-sur-üivn (hôt. du Lion~d*Or)t 2,658 hab., à 4 k. E. sur la Sèvre, pèlerinage au tom' beau du Grignon de Montfort (f 1716) qui se trouve dans une vaste église" inachevée ; bâtiments de la maison mère des Religieuses de la Sagesse et grand' pensionnat. — La voie franchit la Sèvre. — 43 k. Mortagne-sur-Sèvre, 2,243 sur le bord d’un plateau escarpé dominant la Sèvre : ruines imposantes d’ui château des xiv“ et xv* s., église du xn' s. — On rejoint la ligne de Clissoa*] Nantes (p. 415) qu’on suit jusqu’à Cholet (p. 416).
De Chantonnay a Vouvant-Cezais (ch. de fer, 25 k. S.-E. ; 5 fr, 30, 3 fr. 50, 2 fr. 20). — On suit la ligue de Paris pendant 5 k., puis on franchit le Grand-jl Lay. — Trois stations Eans importance. — 25 k. Vouvant-Cezais, oti l’on rejoint ‘ la ligne de Bressuire à Fontenay-le-Comte (p. 426).
De Chantonnay a Luçon (ch. de fer de laVendée, 32 k.). — La voie descend”^ au S. pour franchir le Grand-Lay au Pont-Charron. — 13 k. Féole. A 2 k. N.’' La Rcorthe, 1,429 hab., possède un château du xvii“ s., ancienne résidence" des évêques de Luçon, et le château de l’Aubraye du xvi° s. — 18 k. Hermine, 1,860 hab., sur la Smagne, jadis siège d’une puissante baronnie:,! belle église du xv» s. et château du xvii» entouré des ruines d’un château plus[ ancien. — 27 k. Sainte-Gemme-la-Plaine, lieu d’une sanglante défaite des"* généraux vendéens d’Elbée et Charette, le i"' oct. 1793 ; belle église du xiii® s.* — 32 k. Luçon (p. 407). ;
De Chantonnay a Montaigu, p. 407.
La voie franchit sur un viaduc, long de 135 m., hit ut de 26, la vallée granitique et agreste du Petit-Lay. — 420 k. Bour-nezeau, 2,021 hab. On traverse la forêt de la Chaize. — 429 k.' La Chaize-le- Vicomte, 2,464 hab., sur le Boireau. On croise^ l’Yon. ’l
442 k. La Roche-sur-Yon (buffet ; hôt. : de V Europe^y PI. a B3, pl. d'Armes, 8, ï.c.f. ; du Pélican, PI. b B3, r., du’ Maréchal- Joffre, 22; du Lion-d’Or, Pl. c B2, r. du Maréchal-J^ Foch ; des Voyageurs, ; Français, à la gare ; poste, r. Paul-; Baudry, 13), 14,885 hab., ch.-l. du départ, de la Vendée, sur i un plateau qui domine à l’E. la verdoyante vallée de l’Yon.i C’est une ville aux rues larges et droites, créée tout d’un^i pièce en 1804 par Napoléon et qui s’appela «Bourbon-^ Vendée» sous la Restauration et « Napoléon-Vendée » sous le second Empire, pour revenir en 1871 à son nom primitif.'
De la gare, on suit l’avenue Gambetta, puis à dr. le boulet vard des Alliés jusqu’à l’hémicycle du Champ de foire. A gj la rue Georges-Clemenceau aboutit à la place d’Armes, vast® esplanade rectangulaire ornée, au centre, de la statue équestrq de Napoléon par Nieuwerkerke, et bordée à l’O. par l'hôtel de "vdlle et le palais de justice, à l’E. par l’église Saint-*’ Louis avec péristyle de six colonnes doriques et aeux tours carrées. Sur une petite place, derrière l’église, statue duj général Travot (f 1836), pacificateur de la Vendée pendant les Cent-Jours, bronze par Maindron. •>;
Derrière l’hôtel de "ville, dans la rue de la Préfecture se "trouve un musée, ouvert de midi à 16 h., 1. 1. j., samedi excepté,