DE PARIS A LA ROCHELLE
à Bressuire, p. 418. — La voie parcourt une partie du Bocage verdoyant et accidenté. — 372 k. Moncoutant, 2,810 hab., fabriques d’étoffes de laine sur fil de lin dites « berluches ». La voie franchit la Sèvre Nantaise et traverse plus loin la foret de Chantemerle.
385 k. Breuil-Barrei, bifurc, sur Niort (p. 398). — Viaduc sur un joli vallon. — 392 k. La Châtaigneraie (hôt. : des Voyageurs, T.c.F. ; du Lion-d’Or), 1,965 hab. sur une colline de 182 in. Une route de 19 k. relie ce bourg à Pouzauges (p. 419) en passant par Saint-Pierre-du-Chemin, 2,024 bab., qui occupe un des points les plus élevés du Bocage (231 m., vue immense).
402 k. Vouvant-Cezais, bifurc. sur Chantonnay (p. 420). A 3 k. S.-E., Vouvant (hôt. du Cheval-Blanc, t.c.f.), 1,255 hab., est un bourg très pittoresque bâti sur un promontoire que contourne la Mère. Il reste du château du xiii^ s. la *tour Mélusine, haute de 30 m. 'L’*église romane, xi^-xii® s., offre une coupole surmontée d’une tour octogonale, une crypte à 3 nefs, 3 absides remarquables et surtout un portail latéral richement sculpté. — Viaduc de 212 m. sur le Petit-Fougeray, puis on longe la forêt de Vouvant. — 407 k. Bourneau-Mervent, Bourneau, à 2 k. N. -O., a un château moderne et, dans la chapelle de la Vaudieu, un tombeau du xiv® s. Mervent, 1,250 hab., est à 4 k. 5 à l’E. ; le village est admirablement I situé au milieu de la pittoresque forêt domaniale de Vouvant ' (2,315 hect.), sur le promontoire escarpé des Deux-Eaux, découpé par le confluent de la Vendée et delà Mère. Du plateau la vue est magnifique sur les sinueux ravins granitiques où ' coulent les deux rivières. Pèlerinage fréquenté à la grotte du Père-Montfort où résida le père Grignon de Montfort au xviii® s. — Après un tunnel, la voie sort du Bocage et ■ franchit la Vendée ; vue à dr. sur Fontenay-le-Comte.
415 k. Fontenay-le- Comte (buffet ; hôt. : de Fontarahie, 1 PI. a B3, r. de la République ; de France, PI. h B3, r. Blossac, 8-12, T.C.F. ; des Trois-Pigeons, PI. c B2, r. des Halles), 10,379 hab., ch.-l. d’arrond. de la Vendée, sur les rives de la Vendée qui y devient navigable, est situé dans « la Plaine » entre le Bocage et le Marais.
Son surnom lui vient d’un château bâti au xi® s. par les comtes de Poitiers. C’était au xiv®s. une place forte qui fut prise parles Anglais en 1361, et par Du Guesclin en 1372. Un lieutenant de Coligny s’en empara en 1568. Le cardinal de Bourbon, proclamé roi par la Ligue, mourut dans son château en 1590. Décimée par huit sièges durant les guerres de religion, elle fut démantelée par Louis XIII ; les Vendéens y remportèrent une victoire en 1793. Fontenay fut, aux xv®-xvi® s., le centre artistique èt littéraire du Poitou.
Une belle voie, sous différents noms, traverse- la -ville de bout en bout ; elle laisse à dr. un square avec un monument de 1870 par Méti-vier, passe la rivière et monte, en laissant à g. l’hôtel de Ville et, derrière, le jardin public, à la place Vièfe
/ Afaranj