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LS8] kOCHEFORT ET SES ÈNVIROEJS V

(6 juillet i86i). Sculpture : Houdin, Danaîde. — Galerie Lêsson : gravures a objets des îles Marquises ; coquillages. — GalErIe Omer-Charlet : Omerj Charlet (du Château-d’Oléron), Orphelines de la mer, Marchande de poissons ; ; Carrier-Belleuse, Petite curieuse, Marchand de journaux ; P. Beyle, Vacances ' de Pâques; Moreau de Tours, Napolitaine; Abram, Breton; Georget, ForêtJ de Fontainebleau ; Sergent, Sous le feu ; Auguin, le Soir dans les pins ; Lan^; syer. Tour Saint-Jacques à Parthenay ; GagUardini, Port de Cannes ; trwUl, la Seine à RoUeil. Sur le panneau de g., tableaux anciens et attributions ;

Jièse, la Reine de Saba ; GèricàuU, Cheval; Bromino, portrait de femme;; Prudhon Enfant endormi ; J, Vernei, Port de Rochefort en 1762. i

La rue de l’Arsenal aboutit à la monumentale porte du Soleil, entrée principale de r*arsenal qui s’étend sur près’ de 3 k. le long des eaux limoneuses de la Charente.

S’adresser à l’entrée, au seorétarial de la Majorité, dè g h. à 9 h. 30 et deît 14 h. à 14 h. 30 ; papiers d’identité et de justification de la nationalité française Ij nécessaires ; pourboire discret au vétéran qui accompagné, S

Suivant le quai, on voit d’abord les cales de construction, puis on visite dans? l’ancienne corderie (xvii® s.) le très intéressant musée des modèles (pour-ï boire au gardien qui explique), contenant les modèles des bateaux construits |j à i’atsenal de Rochefort, depuis sa fondation, et la fameuse horloge, dite mou»B veinent perpétuel, fabriquée par le forçat Dubois au temps du bagne. sup-M primé en 185e. Plus loin, on visite la salle d’armes : trophées et architectures ■ composés avec des pièces empruntées aux fusils et aux sabres en usage dansB la marine ; pièces d’attillerie des xvi® et xvii® s. trouvées dans la Charente ;■ canons chinois. On visite enfin le parc d’artillerie et généralement Un navire a de gnerre. On ne pénètre plus dans leS ateliers. La visite dure en tout env. eh.ffl En sortant, prendre à dr. la rue Toufaire qui, passant» au pied d’un clocher (1728) haut, de 28 m., devenu la tourM aux signaux, conduit à la préfecture maritime ; au N. s’étend* un beau jardin public qu’une grille sépare de l’ancien jardin; botanique, auj. abandonné. Plus loin, daüs la même direction ■ est établi le port de commerce, qui se compose de trois bassins] à flot. '

Revenu à là place Colbert, on gagne par la rue Aubry-de- : Puyravault la porté Sadi-Carnot. Au delà, à g., le cours Roy-' Bry, sur lequel a été dessiné un square où l’on voit la statue de Griniàux (1835-1900) chimiste, par G. Bareau ; au fond,, la Bourse du travail occupe l’ancienne église de la Vieille- Paroisse. A dr. le cours d’Ablois, sUr lequel s’élève la statue de l'amiral Pottier (1839-1905) par Th. Rivière. En revenant vers la gare, on peut visiter l’hôpital maritime (xviii® s.) et ses annexes, école de médecine navale et musée d’anatomie^ ; puits artésien profond de 856 m., dont l’eau (42°) est à la fois sulfureuse et ferrugineuse.

Le célèbre écrivain Pierre Loti (dé son vrai nom Julien Viaud), né à Rochefort en 1850, possède rue Chanity, n» 14 1, une maison dont il a fait un musée, visible seulement pour quelques privilégiés. ■.

Environs de Rochefort

A 2 k. s., pont transbordeur du Martrou, remarquable ouvrage d’art, long de 153 m., et haut de 50 m., au-dessus de la Charente. — A 13 k. S. -O. (service a

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automobile, s’itifotmer) Brouage, clirieuse ville motte, est encore enfetlbé^ dahs l'enceinte carrée de ses •femparts du svii» S., spécimen unique de l’archi" tecture militaire d’avant l’époqüe de Vauban. L’église (tombeaux d’anciens gouverneurs de In place) donne sur Une place ob une Colonne a été érigée à la mémoire de Champlain (15^0-1629), fondateur de Québec, né à Brouage. La route de Brouage passe à (5 k.) Souhise, jadis place forte sur la rive g. de la Charente, et à (8 k.) Molze : église avec élégant clocher (xv=-xvi« s.) à flèche dentelée; dans le cimetière, magnifique * croix hosanniire de la Renaissance

(1563) unique en France, dite «temple de Moëze», entourée de colonnes corinthiennes et supportant une pyramide terminée en croix.

De Rochefort a Fouras (ch. de fer, 13 k. N. -O. ; 2 fr. 70, i fr. 80, i f r. r.'i ; dans la saison balnéaire, voitures directes entre Paris et Fouras par la Rochelle et Rochefort). — 8*k. jusqu’i Saint-Laurcnt-dc-la-Prie (p. 409) où l’on change souvent de voiture.

13 k. Fouras (bôt. : du Parc ; de la Plage ; des Bains, t.c.f. ; du Commerce ; Continental ; de Paris), 2,499 hab., station balnéaire fréquentée, située sur une étroite presqu'île entre l’anse de Fouras et l’embouchure de la Charente, doit son charme S ses ombrages ; malheureusement la marée dcscendatile

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découvre devant les plages des vases molles d’un vilain aspect, mais dont les médecins recommandent l’action bienfaisante. La plage principale est bordée par une terrasse ombragée. A VE. se profile la silhouette du *château dont le donjon, du xv» s., porte un sémaphore. Au delà un petit môle, s’appuyant aux rochers de la Coue, protège le port Sud, sur l’estuaire de la Charente, dont les rives vaseuses sont remplies de « bouchots » pour l’élevage des moules- A VO., l’avenue du Casino longe la terrassç de la plage et aboutit à l’entrée du casino, bâti dans un superbe parc formé par une futaie de chênes verts de 1' hect. Pevant l’entrée du parc, deux chemins; celui de g. passe devant le

fort l’Aiguille, désafiecté, et amène à la pointe de l’Aiguille (terminus du ch de fer) d’où la vue est superbe ; celui de dr. va au Port Nord, protégé par une jetée. On revient de là à la gare en longeant la plage de la Garenne et en pas sant à côté du sanatorium, fondé pour les enfants pauvres et anémiés de la. ville de Rochefort.

L’île d’Aix, à 4 k. au large (barques particulières ; bateau postal en 25 min. I fois par j., s’informer), dans le pertuis d’Antioche, a 3 k. de long, avec une largeur de 600 m. et une superficie de 129 hect., occupée en partie par des constructions militaires. Elle est célèbre par le séjour de Napoléon I®' qui s’y

embarqua sur le « Belléropbon * pour l’île de Sainte-Hélène. On y visite la f maison de l'empereur qu’il fit bâtir en 1809 et dans laquelle séjourna, du 7 au ï 15 juillet 1815, le souverain déchu avant de prendre la rpute de l’e.-vil. ^

De Rochefort au Chapus (cli, de fer 41 k. S.-O. ; 8 £r. 65, 5 Jr. 70, 3 fr. 65). , — On suit la ligne de Bordeaux jusqu'à (n k.) Cabariot (p. 410). Puis la ligne', franchit la Charente sur un pont de iqfi m„ aven une travée mobile pour le passage des navires. — 72 k. Saint- A^nan-les-Marais, i,i6i hab. ; ruines d’une abbaye, A 3 k. N., Echillais possède une église romane, à moitié ruinée ' au XVI® s., avec curieuse façade à arcades. La voie court à travers d’immenses marais. — 32 k. Saint- Just-Luzac, bifurc. pour Saujon (p. 448) et Saintes (p. 402). — 34 k. Marennes (hôt. ; du Commerce, t.c.f.), 4,519 hab., ch.-l, d’arrond. de la Charente-Inférieure, célèbre par ses huîtres vertes, les meilleures de l’Europe. La rue de la République, artère principale, traverse la ville ; on y rencontre la poste, l’église évangélique, le palais de justice, un hôtel Renaissance (au n® 82), l’hôtel de viUe. A la hauteur du palais de justice se détache à g. la rue Victor-Hugo, qui accède à la place Chasseloup- Laubat où se trouve la statue du ministre de ce nom (1805-1873) par I.equien, puis à la place Brassaud, sur laquelle s’élève l’église Saint-Pierre, du xiv® s., remaniée aux xvii® et xviii® s., et qui a conservé son magnifique ’clocher gothique, haut de 78 m. Au delà, un mail communique avec la place Carnot au fond de laquelle la rue Victor-Hugo se continue jusqu’à un joli jardin public prné du buste de Le Terme, sous-préfet de i8r8 à 1837. A 500 m. S.-O. de la gare, importante fabrique de produits chimiques de la Cie de Saint-Gobain- A 15 min. au S. petit port relié par un canal de 3 k. 5 à l’estuaire de la Seudre- Une ligne du ch. de fer économique des Charentes, partant de Marennes-Etat, dessert Marennes- Ville et, suivant le canal de Marennes à la Seudre, relie la ville à (4 k. S.) la Cayenne-de-Seudre, sur la rive dr, de la Seudre, embarcadère du bac à vapeur, gratuit, qui conduit, sur la rive g. de la Seudre, à la Grèce ^ station terminus du ch. de fer de la Tremblade et Saujon (p. 447). Lignes de Marennes à Saintes (p. 402), à Saujon (p. 447). — 41 k. Le Chapus, gare terminus et petit port, à la pointe effilée du Chapus, qui ferme l’estuaire de la Seudre ; à 400 m. en mer émerge le pittoresque jort du Chapus. Du port partent les bateaux à vap. (20 min., pour le Château, et l’été pour Saint-Trojan).

L’île d’OIéron, séparée au N. de l’île de Ré par le pertuis d’Antiochè, et, au S., de la cote d’Arvert par le redoutable pertuis de Maumusson, a 30 k. de long,

5 à 6 k. de large, 17,520 heet. de superficie, et 16,747 hab. Ses principaux produits sont le vin, le sel et les huîtres. Un ch. de fer (37 k.) traverse toute l’île du S.-E. au N.-O. La tête de ligne S. est à Salnt-Trojan-les-Bains (hôt. du Soleil-Levant ; des Bains, T.c.p. ; du Chalet), 1,465 hab,, station balnéaire et hivernale fréquentée, près d’une magnifique forêt de pins de 1,400 hect. A dr, de la mairie, il faut monter à V amers-belvédère (40 m. d’alt. à la plate-forme ; vue superbe). La petite plage, ou plage du Courant, regarde l’embouchure de la Seudre et se prolonge jusqu’au sanatorium pour enfants débiles (monumen du D' Bergeron). La grande plage ou plage de la Côte Sauvage, est exposée directement à la houle du large ; elle est à 2 k. 5 du village et une route traeée à travers la forêt domaniale y mène tout droit. — La voie dessert la Chevalerie et Ors, centres ostréicoles. • — 9 k. Le Château (hôt. de France), 3,734 hab., ville principale, petit port et place forte avec une citadelle de 1630 ; à l’église.

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