FÉCAMP
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Distractions : tennis, sur la côte de Kenéville ; — régates, fin juillet ;
— courses en août, à l liippodrome.
Bureau de renseignements gratuits : — chez M. Legros, r. de l’Inondation, i6.
La gare est en contre-bas de l'avenue Gambetta qui monte en ville en laissant à g. la caisse d’épargne et en contournant V église Saint-Etienne (xvi'-' s.), de style flamboyant, surmontée d’une tour carrée (belle vue du sommet) ; sur le flanc dr., beau portail à tourelles ; à l’intérieur, peintures modernes.
Un peu au delà, on arrive à la place Thiers (PI. Bq), centre de la ville. A l'extrémité g. s'ouvre la rue Alexandre-Legros, qui amène à la place de l’Hôtel-de-Ville et à l'église de l’Abbaye.
Entre la rue Alexandre-Legros et la rue Casimir-Perier, qui lui fait suite, la rue de l’Inondation, à g., conduit à la fontaine du Précieux-Sang, qui se trouve dans une cour et est encastrée dans une sorte de petite chapelle.
L’*égli.se de la Trinité ou de l'Abbaye est un magnifique édifice ; commencé de 1082 à 1107, il date en majeure partie de 1175 à 1225 et marque le début de l’art gothique normand. La tour centrale carrée est haute de 64 m. ; on jouit d'tine vue magnifique (50 c. par pers. ; s’adr. au sacristain). I.a façade de l'église, juxtaposée au xviiie s., est de style néogrec, avec p(jrte de style Louis XV. Sur le flanc dr. de l’église (rue des Forts), porche gothique du xiv^ s.
L’intérieur, sobre d’ornèments. offre un aspect puissant ; au étage, à dr. et à g. de la nef, court un triforium orné de roses ajourées ; beau buffet d’orgue, de 1746 ; entre la 8*^ et la g'* travée, restes d’un jubé du xvi® s.
Au TRANSEPT DR.; chapelle de la Dormition, avec ^groupe remarquable, en pierre peinte, de la Mort de la Vierge (Renaissance; les diverses figures qui le composent forment un vrai tableau vivant, par la vérité de leur allure et de leur expression) ; de chaque côté de ce groupe, 2 autres petits groupes sculptés proviennent de l’ancien jubé ; à dr., tabernacle en pierre sculptée, du XV® s. (presque tous 'les personnages sont décapités), œuvre de l’abbé Gilles de Durémont, un des juges de Jeanne d’Arc ; en avant de ce tabernacle une pierre porte l’empreinte du pied d’un ange qui, d’après la légende, descendit du ciel pour s’y poser. A la chapelle des Fonts-Baptismaux, restes de vitraux anciens, retable en pierre des Trépassés (Renaissance), avec deux moines voilés.
Au CHŒUR (si les grilles sont fermées, s’adr. au sacristain ; rémunération) ; stalles en chêne, de 1748 ; deux autels, dont l’un cache l'autre : i® un grand et beau maître-autel, style Louis XV, avec un magnifique Christ de cuivre ciselé et baldaquin doré ; 2® derrière cet autel, bel *autel de la Renaissance, de marbre blanc, avec 5 bas-reliefs dont deux rappellent les ducs de Normandie, Richard et Richard II ; une grande châsse contient des reliques de saints. Les deux autels sont couverts d’un baldaquin en bois doré du xviii® s.
Au POURTOUR DU CHŒUR (le côté dr., plus riche, a été repris au xvi® s.), les chapelles ont des *clôturcs de pierre de la Renaissance, d’une merveilleuse délicatesse. La 2® chapelle est dédiée â St Martin (bas-relief médiocre, du xviii® s., figurant la Vision de St Martin ; le couronnement du retable est de la Renaissance ; statue équestre de St Martin) ; à la 3® chap., retable à colonnes torses, du style Louis XIII, et, sous la fenêtre, 10 curieux petits has^relieis