FÉCAMP
dictine ouverte de 9 h. à ii h. et do 13 h. 30 à 17 h. ; l’hiver, de 9 h. à II h. et de 14 h. à 16 h. ; 25 c. par pers., pour la caisse de secours du personnel ; le dim., les ateliers sont fermés et on ne visite que le musée. La distillerie occupe de vastes bâtiments modernes en pierre et briques, en style pseudogothique et Renaissance, qui présentent une riche apparence et sont surchargés d’ornements. On visite les ateliers de fabrication de la liqueur dit « Bénédictine »et un musée d’art et d’archéologie, renfermant 5 salles de remarquables collections.
Une rue sépare la distillerie du square de la Bénédictine, orné d’une fontaine en fer forgé et martelé, par Marron, avec statues de la Renommée et du moine Vincelli.
La plage est bordée par une digue-promenade longue de 800 m. sur 10 m. de large. A l’extrémité g. l’établissement de bains et le casino, au pied de la falaise du Sud, parsemée de beaux chalets.
La digue se termine à l’entrée du port, dans lequel on pénètre par un chenal long de 310 m., compris entre deux jetées distantes de 70 m. Le chenal aboutit à i’avant-port, qu’avoisinent des chantiers de' construction, et qui donne accès dans le bassin Bérigny, puis dans le nouvel avant-port, auquel font suite le bassin de mi-marée et le bassin à Ilot. Fécamp est le premier port de la France pour les armements destinés à la pêche de la morue et du hareng.
On revient à la gare ou à la place Thiers par les quais de la Vicomté et Bérigny où sont les sécheries de morue. Le va-et-vient des pêcheurs et les groupes de « ramendeuses » occupées à réparer les fdets offrent un coup d’œil pittoresque.
Environs. — 1“ La chapelle Notre-Dame du Salut (15 à 20 min.), but de pèlerinage, est le reste d'une église érigée au xi'^ s. par le comte Baudouin et reconstruite au xni<' ou au xiv' s., au N. de la ville et au sommet d’une falaise appelée côte de la Vierge ou cap Fagnet (106 à 126 m. d’.ait.). On y monte, du port, par un sentier rapide .ou en voiture par une route qui s’embranche sur la route de Valmont. En avant de la chapelle s’étend le champ de courses ; ù l’O. se dressent un phare de 1*1 ordre {114 m. d’alt.) et un sémaphore.
2° Grainval, à 2 k. parla falaise, à 3 k. 5 paria route d'Etrctat, est une petite station balnéaire (2 hôtels), dans un vallon étroit, où les Fécampois viennent en partie de plaisir.
3“ Le bois de VEpinay, à 3 k. E. et la vallée de Ganseville jusqu’à (4 k. S.-E.) Ganzeville, forment d’agréables buts de promenade.
Une route de 17 k. relie Fécamp à Etretat(V. ci-dessous) en passant à Yport, à Vaucottes-sur-Mer et à Vattetot-sur-.Mer (p. 72' ; par le ch. de fer, 7 k. de Fécamp aux Ifs (p. 63) et 15 k. des Ifs à Etretat fl', ci-dessous).
4" De Rouen à Etretat.
Chemin de fer : qo k. ; 19 fr., 12 fr. 55, 7 fr. 95. — De Paris à Etretat, 23c k en 5 h. ; 48 fr. 60, 32 fr., 20 fr. 35.
63 k. de Rouen à Bréaidé-Beuzeville (p. 45-47), et 7 k. de là aux Ifs (p. 63)1 où on laisse à dr. la ligne de Fécamp pour
DE EOUEN A ÉTRETAT.
se diriger vers l'ü. — fai k. Froherville-Y port -, voit, de corresp. pour Yport, 3 k.
Yport (hôt. : Duhoc, t.c.f. ; Vve Tongard; Vve Loisel- Tougard), 1,852 hab., petite station de bains et port de pêche animé et pittoresqiie, est situé dans une crique, an débouché d’un vallon boisé ; elle est dotée d’un établissement de bains et d’un modeste casino.
Le petit port où les barques sont tirées au cabestan est blotti entre deux falaises ; celle de g. forme la pointe Chicart. Entre cette pointe et la jetée s’étend une plage minuscule qui présente tantôt une grève de galets, tantôt une partie en bancs de sable.
A 3 U. O., Vaucottes (hôt. Simon-Gt(esi) est une petite station balrifaire, toute simple, au fond et sur les pentes d’une valleuse qui s’appuie au bois des Hogues, promenade habituelle des baigneurs : c’est un hameau de Vatlctot-sur-M er, situé sur la falaise et dont l’église a un clocher du xii” s. et des arcades du .xiii'’.
85 k. Les Loges- l’ancottes-sur-AIer, station à 4 k. 5 do Vaucottes (F. ci-dessus). -- 87 k. Bordcaiix-BénoitviUc.
ço k. ETRETAT, port de pêche de i,073 hab., et station balnéaire très fréquentée, à l’issue d’un vallon ouvrant sur la mer, doit sa célébrité à ses *falaises, les plus belles de la côte normande, percées d’arches naturelles. La vie y est élégante et plutôt chère.
Hotels ; — De grand luxe ; —
*Les Golf-Hôtel (de la Plage et Kocltes-Blauches), sur la mer.
l'r ordre : — Blanquet, t.c.f., r. Mathurin-Lenormand, sur la n.er (l’été ; 65 ch. ; bains, gar., jardin) ;
Hcv.ville, à l’extrémité de la r. Alphonse-Karr, sur la- mer, t.c.f. (l’été 100 ch. ; rest. sur la plage, gar.) ; d' Angleterre, r. du Havre, 35 (l’été).
Plus simples : — *Omont, à la villa Ramade, r. du Havre, 16, t.c.f (toute l’année) ; des Dcux-Auguslins et Normandie, pl. du Marché (toute l’année) ; de la Paix, pl. du Marché (rest., bar américain).
L’avenue de la Gare descend à un carrefour où l’on voit à g. l’*église Notre-Dame, des xi® et xiii>-' s., avec un joli portail roman, orné de sculptures : les ogives et les colonnettes du chœur contrastent avec la vieille nef rornane. Du carrefour, la rue Notre-Dame, à dr., bordée de belles villas avec jardins, conduit à la place du Marché, d’où le court boulevard Charles- Lourdel, sur lequel est l’hôtel de la Plage, aboutit à la place Victor-Hugo et à la mer.
La plage, tapissée de petits galets arrondis, est en contre-bas
Poste : — r. du Havre, 25.
Voitures de pl.xce ; — demander les tarifs.
Services publics : — voit. publ.
pour Fccainp ; auto pour le Havre.
Voitures d’excursions ; — excursions collectives l’été, voir les affiches.
Bains de mer ; — cabines et costumes. Bains de mer chauds.
Casino.
Golf; — sur la falaise d’aval, 30 hect.
Sxndicat d’initiative ; — à la mairie.
ÈTRETAT.
d’une terrasse où sont les hôtels et le casino. A g. on remarque les «ca loges», vieilles embarcations qui servent de magasins aux pêcheurs.
En arrière des caloges, s’ouvre la rue Alphonse-Karr ; c’est la plus vivante d’Etretat, avec de nombreuses boutiques à l’usage des baigneurs. Elle amène à la rue du Havre, où se trouve la poste, et qui conduit vers la dr. à la route du Havre, et à g. à la place Casimir-Perier, où est l’hôtel de ville. De cette place, la rue Monge ramènerait à la place du Marché tandis qu’en continuant à suivre la rue du Havre on retourne à la gare.
Pour gravir la falaise d’Aval, sur laquelle n’est réservé aux promeneurs qu’un étroit sentier entre les grillages du jeu de golf, on pas.se derrière l’hôtel Blanquet, on suit la rue du Docteur-de-Miraumont, puis on gravit une pente conduisant ù un promontoire relié à la côte par une étroite bande de terre par laquelle on peut arriver à la Chambre aux Demoiselles {V . ci-après)-. Un peu plus loin on rencontre la profonde vallcuse Jambour. Parvenu aiq»rès d’un parc à bestiaux, il faut s’avancer, à dr., sur la pointe de la 13atterie ; de là on aperçoit à dr. un vaste hémicycle au bas duquel se trouvent des fontaines dites Pisseuses, dominées par la Manneporte, la Porte d’Aval et l’Aiguille ; à g. la vue s’étend jusqu’au cap d’Antifcr. Le pied de la falaise d’Aval n’est accessible qu’à marée basse (consulter l’horaire des marées). On passe, au delà des caloges, devant le curieux lavoir des blanchisseuses, pour s’avancer ensuite sur les rochers recouverts de mousses glissantes. On passe devant le Trou à l’Homme, grotte pavée de galets et tapissée de mousse. Au delà la *porte d’Aval est une espèce de portail ouvert par les vagues à l’extrémité de la falaise. Devant se dresse l’aiguille d’Etrelat, obélisque calcaire haut de 70 m. La porte d’Aval franchie, on aperçoit au delà d’un vaste cirque naturel nommé le Petit-Port, la *Manneporte, immense arcade dans un beau site. Au retour il est préférable de prendre, au fond de la crique du Petit-Port, un escalier d’env. 160 marches muni de rampes. Arrivé au sommet de la falaise, haute en ce point de 85 m., on gagne à g., par une arête de gazon entre deux précipices, en quelques min., une grotte légendaire, la Chambre aux Demoiselles, creusée dans la partie supérieure d’une aiguille de rocher ; de là, on descend à Etretat par le sentier du golf ( V. ci-dessus) .
La falaise d’Amont doit être visitée de préférence en commençant par le point culminant. De la plage on monte par un escalier sur la côte du Mont, à la chapelle moderne de Notre-Dame de la Garde ou des Marins (belle vue), à 86 m. d’alt., et auprès de laquelle est le sémaphore. On descend par un sentier la valleuse d’Amont, en partie taillé dans le roc, à la base de la falaise appelée le Banc-à-Cuves et aboutissant sur une plate-forme, entre la porte d’Amont et le superbe