‹ De Paris à la Manche et à l'OcéanChapitre 89 sur 246 · DREUX · texte numérisé non relu

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i.SO — [18] DE PARIS A GRANVILLE.

nommé Portier ; portes Renaissance donnant accès aux escaliers des tours ; ^verrières remarquables, quoique mutilées, dans les chapelles latérales et dans la chapelle de la Vierge.

Le *beffroi, commencé en 1512, terminé en 1537, sst un édifice intéressant du style de la première Renaissance, restauré de nos jours. On remarque, à l’extérieur, la porte dont la voussure ogivale est surmontée d'un fronton décoré de sculptures avec les armoiries de la ville, deux élégantes tourelles et des fenêtres à croisillon de pierre. Dans la salle du rez-de-chaussée, qui a de gracieux pendentifs, est installée la bibliothèque populaire ; un bel escalier en pierre de 142 marches conduit aux étages.

En face de l’hôtel de mile, on suit la Grande-Rue, à g. de laquelle on aperçoit la chapelle de l’hôtel-Dieu, de 1595.

Un peu plus loin, à l’angle de la rue Illiers, curieuses maisons en bois du xvie s. et,àg. dans cetterue, musée de peinture en installation. Puis à dr. s’ouvre la rue Parisis qui conduit à la place Rotrou ornée d’une statue de Rotrou (1609-1650) par Allasseur. En suivant la Grande-Rue jusqu’au bout, puis les rues- d’Orisson, du Bois-Sabot et de Billy, on arrive aux murs d’enceinte de l’ancien château, flanqués de tours aménagées en terrasses (belle vue). Le parc renferme quelques restes notamment du donjon qui a été transformé en musée.

La **chapelle royale Saint- Louis, destinée à la sépulture' des membres de la famille d’Orléans, est bâtie sur l’emplacement de l’ancienne collégiale du château. Commencée en 1816 par la duchesse douairière d’Orléans, la chapelle actuelle fut agrandie et achevée par son fils, le roi Louis- Philippe. Laporte centrale, sculptée par Liénard, est flanquée de 2 tourelles octogonales. ]?our visiter, s’adresser au concierge, à g. de la grille, de 9 h. à midi et de 13 h. à 17 ou 18 h. ; le din., • le public est admis à la messe de 10 h.

Nef : Beaux vitraux d’après les dessins de Larivière : à dr., Jésus au jardin des Oliviers ; St Arnould lavant les pieds des pèlerins ; à g., le Christ mourant sur la croix ; Ste Adélaïde, reine de Lombardie, distribuant les aumônes.

Chœur ou rotonde : A l’entrée, deux belles coquilles, rapportées du Brésil par le prince de Joinville, et servant de bénitiers. Magnifiques vitraux exécutés, d’après les cartons d’Ingres : à dr. St Louis, Ste Isabelle, St Germain,

St Remi, Ste Radegonde, Ste Bathilde ; à g. : St Philippe (portrait de Louis-' Philippe), Ste Amélie (portrait de la reine Amélie), St Ferdinand (portrait du duc d’Orléans), Ste Clotilde, St Denis et Ste Geneviève. Dans l’enfoncement des tribunes et entre les colonnes, bas-reliefs par Bonnassieux. A la , coupole, vitrail (la Pentecôte) par Roussel, Appil et André, d’après Larivière.

A côté de l’autel, des escaliers conduisent aux cryptes. Nous suivons pour la description l’ordre de la visite. A la crypte supérieure, de beaux vitraux diaphanes représentent les principaux traits de la vie de St Louis d’après Rouget, Jaccand, E. Delacroix, Wattier, Horace Vernet, Bouton, H. Flandrin, Roussel. Dans le déambulatoire de g. St Louis partant pour la 7“ croisade ; Prise de Taillebourg par St Louis ; St Louis apportant la couronne d’épines ; St Louis rendant la j»stice soqs le chêne de Vincennes. De ce , j

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