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BAGNOLES-DE-L'ORNE

Agence de location : — Leblanc, près de la gare.

Poste ; — à Bagnoles, près du Grand-Hôtel ; — l’entrée de Tessé.

Loueurs de voitures et autos : — Lorgerie, à Bagnoles ; — à Tessé, s’adresser au presbytère.

Autos-cars : — excursions en

forêt, à Alençon, Sées, Falaise, Domfront, Avranches, le Mont- Saint-Michel (ce service auj. interrompu des cil. de fer de l'Etat sera bientôt réorganisé ; s'informer).

Etablissement thermal : — le tarif

des bains, douches, massages, inhalations et pulvérisations est délivré, gratuitement, sur place ou à Paris (r. Tronohet, 6). Eaux en boisson, vente à Bagnoles et à Paris. Abonnement de saison.

Casino ; — petits-chevaux, baccara.

Concerts : — tous les j., en la sai son dans le parc.

Courses de chevaux : — en août, à l’hippodrome.

Golf : — à l’hippodrome.

En sortant de la gare, laissant à dr. le Grand-Hôtcd et un chemin qui conduirait à riiippodromc, on voit en face de soi le square de Contades, qui borde le joli petit lac de Bagtmles formé par la Vce et entouré de villas et de jardins. On descend, vers la g., par l’avenue de la Gare, ejui amène à un rond-point, fuu place Méliodon, dominé par un square en terrasse et par la chapelle de Bagnoles.

Sur le rond-point, on tourne il dr. pour déboucher sur la chaussée du Lac au pied du jardin du casino. Sur la chaussée du Lac s’ouvrent à g. une entrée de l'établissement thermal pour les piétons, et plus loin la route de Tessé (]ui passe devant l'entrée principale de l'établissement. En pénétrant dans l’enccirtte des bains par la porte du Lac on se trouve dans Vallée du Dante, côtoyant à dr. le cours de la Vée, et sur hujuelle tombent à g. des pentes rocheuses et boisées sillonnées d allées. A dr. .sont la source des Fées et le tennis.

'W établissement thermal, ouvert du mai au i'^'' oct., est installé avec tout le confort moderne. 11 s’adosse à la colline, englobée dans son parc et est dominé à dr. par des rochers, dont le principal e.st dit rocher du Capucin.

Les sources sont :ui nombre de deux : la Grande Source, chaude (26” centigrades), qui débite 6,000 hectolitres par 24 h. ; siMcatée, sulfatée, chlorurée, sodique, phosphatée, radio-active avec traces d’arsenic, elle est employée en boisson, douches, pulvérisations, et surtout en bains contre les affections du système veineux ; la source des Fées, ferro-manganésienne, crénatée, üzotée, froide (13“.) est employée seulement en boisson contre l’anémie.

Si l'on monte un sentier derrière l’établissement thermal, on trouve là t ha pelle, de la fin du xvii® s. : elle renferme une Descente de croix, peinte par le Garofalo, et donnée par le marquis de Somma-Riva en reconnaissance d’une cure faite à Bagnoles. — On s’élève ensuite (promenade recommaimée) sur le faîte de la colline par un bon chemin forestier avec bancs, en appuyant vers la dr., et l’on arrive au-dessus du rocher du Capucin, à Vabri Janolin (232 m. d'alt.) ; il domine de 104 ra. la vallée de la Vée et l’on découvre une vaste étendue boisée, rappelant les paysages vosgiens. On pourrait, en continuant au delà, sortir de l’enceinte du parc par une porte qui s’ouvre au milieu de prairies, vers Tessé-la-Madeleine et les Buards (F. ci-dessous).

l’qursuivaut la route au delà de l'étabhasementy thermal, on atteint Tessé.

158 — [18] DE PARIS A GRAlSIVILLË.

2 k. (de la gare). Tessé-la-Madeleine, où se trouvent le bureau ' central de la poste et l’église paroissiale, est tout en jardins, en villas et appartements meublés, en hôtels et en pensions de famille, dans un site verdoyant et tranquille. Au delà de la poste et un peu avant l’église (en venant de Bagnoles), une belle allée de sapins, à dr., monte vers l’entrée du château de la Madeleine, ou de la Roche-Bagnoles, moderne, en style Renaissance. Il est entouré d’un parc magnifique : cartes pour le visiter, aux hôtels de Bagnoles et de Tessé.

A I k. env. au delà de Tessé, en prenant la route à g. . après l’église, on atteint les Buards, petit hameau en pleine campagne, avec une pension de famille et des villas. Des Buards on pourrait regagner, de l’autre côté de la Vée, la forêt de la Ferté et l’une des entrées du parc de l’étabhssement thermal.

Promenades dans la forêt d’Anduinc (3,989 hect.) et la forêt de la Ferté (1,378 hect.) qui enveloppent Bagnoles. — A i k. de Tessé, château de Couterne, du xvi“ s., à la famille de Frotté. (

La ligne de Granville, après Briouze, atteint Messei, desservi de plus près par une halte de la ligne de Flers- Domfront.

243 k. Fiers (buffet ;■ hôt. ; *du Gros-Chêne, pl. de la Gare, T.c.F. ; de l’Ouest, Grande-Rue, t.c.f.), 13,610 hab., est une ville industrielle (filatures, fabriques de coutils), sur un coteau dominant un affluent du Noireau. .

Une rue à g. dans la Grande-Rue, qu’on suit d’abord, mène à' une place où sont le marché, l’ancienne mairie, l'église Saint-Germain qui menace ruine, et une nouvelle église en construction. Puis la rue Jules-Gévelot conduit au square Delaunay, orné d’une statue du Juif errant, par Le lîarivel- Durocher. Plus loin le château, entouré de trois côtés par un gfand étang et par ses anciens fossés remphs d’eau, est une construction des xv®-xviii® s. ; il sert d’hôtel de ville et contient un petit musée, ouvert de 14 à 17 h. Dans la cour, monument de J. Gévelot (f 1904), ancien député, par A. Cariés. Jolies promenades dans le parc. — De la place Centrale, la rue de Paris vk. à l’église Saint- Jean-Baptiste où l’on remarque un triptyque de Glaize.

De Flers a Caen et a Laval, p. 170- 172.

247 k. Cerisi- Belle-Etoile, où s’embranche la ligne de Caen. — 254 k. Montsecret-V assy. Vassy, 2,038 hab., est à* 6 k. au N.

De Montsecret-Vassy aux Maures (ch. de fer départemental, 20 k.). — 8 k. Tinchebray (hôt. du Lion-d’Or, t.c.f.), 3,809 hab., est un grand centre pour les articles de quincaillerie. Le chœur et le transept fortifié de l'église

PLEkS. — VIPP. [18J — 159

sont du XII' s. En 1106, Henri I" d'Angleterre remporta dans les environs la victoire qui lui assura la possession du duché de Normandie. — 20 k. Les Maures, où l’on rejoint la ligne 'de Vire à Mortain (p. 161).

261 k. Viessoix. A g. vue sur la ville de Vire.

271 k. Vire (buffet), 6,298 hab., ch.-l. d’arrond. du Calvados, est pittoresquement situé en amphithéâtre sur une éminence escarpée que la Vire environne de trois côtés. C’est un centre industriel ; manufacture de drap, filatures de laine, exploitation de granit.

Omnibus de ville.

Hôtels ; — *Saint-Pierre (PI. a Cz), r. du Calvados, 58, dipl. t.c.f.

(gar., chaufï.) ; du Cheval-Blanc (PI. b C2), près de la tour de l’Horloge (30 ch. ; gar.) : du Cours-de- Neuville, près de la gare ; du Chemin-de-Fer (gar.).

Restaurants lieièourg, r. du Calvados ; Duhamel, r. Girard.

Poste : — r. du Haut-Chemin, près du jardin des plantes.

Spécialité : — andouilles de Vire.

Syndicat d’initiative : — 27, r.

Girard (renseignements gratuits pour Vire, Mortain et la région).

En quittant la gare, on gravit la rue du Calvados, montant à la ville. A l’extrémité, on croise la rue aux Fèvres, allant à g. à l’église Saint-Thomas, récemment restaurée,, et à dr. à la *tour de l’Horloge, haute de 33 m. et supportée par une jjorte ogivale du xiii® s. Après avoir passé sous la porte, on se trouve dans la rue Saulnerie qui aboutit à la rue Notre- Dame qu’on prend à g. On arrive à la place Nationale (PI. C3), ornée d’une fontaine avec buste du poète Chênedollé (1769- 1833) par Le Harivel-Durocher, et d’un monument commémoratif de la Révolution.

'L'*église Notre-Dame date des xii«-xiv® s. On y voit : une chaire de 1643, à la croisée un arc surmonté d’un crucifix et, contre les piliers voisins, des statues de la Vierge et de St Jean ; des stalles et un lutrin du xvii® s., et à g. du déambulatoire, ^la porte de la Petite-Poissonnerie en granit sculpté.

De la place Nationale, on gagne une esplanade bordée d’une triple allée de tilleuls et formant un promontoire escarpé i qui domine à dr. les Vanx-de- Vire, petit vallon où vécut [ au XV® s. Olivier Basselin, le poète qui réunit et arrangea les i chansons satiriques de la vallée de la Virène. A l’extrémité j du promontoire un massif de rochers granitiques porte les j restes du *châtean élevé du xii® s. par Henri d’Angleterre, È détruit par ordre de Richelieu.

I' Revenant à la place Nationale, on y prend la rue Chaussée

(qui offre d’anciennes maisons à porches et la tour Saint- Sauveur , reste d’une porte fortifiée. On arrive à la place de rHôtel-de-Ville (PI. C2) où s’élève la statue du naturaliste

I Castel (1758-1832) par Debay. D’hôtel de ville, xvii^-xviii® s., est situé au fond d’une cour dont la grille d’entrée est flanquée de fontaines monumentales. Il renferme un musée, pubhc les jeudi et dim. ; Tes autres j. s’adr. au concierge (pourboire).

dffiAuejQ

VIRE. — SOURDEVAL [18] — i6i

i'* s^LLE ; PoeUnburg, Diane et ses compagnes sortant du bain ; Chardin Nature morte ; Subteyras, 4 jolies petites toiles ; Van der Neer, Clair de lune (sur bois) ;*Th, Rousseau, 2 études; Poussin, Bacchanale ; Rubens (?), Samson et le lion ; Bloemaert, 4 petits panneaux sur bois ; des paysages de *Daubigny, *Corot, Troyon ; des portraits par Nattier (?), Tournières, Rigaud, Lépicié ; Morales, Christ portant sa croix ; Van der Meulen, Combat de cava lerie. Jugement au Parlement. Dans des vitrines : bas-relief de Sansovino, médailles, poteries, collection de bijoux normands, émaux, verrerie. Meubles et consoles Louis XIV et Louis XV. — 2' salle : céramique, carreaux émaillés, sceaux et cachets ; ‘médaillons de Louis XVI et de Marie-Antoinette par Nini ; canons pris pendant la guerre d’Espagne en 1823. — 3* salle : objets de toilette, tapis. — 4® salle ; histoire naturelle, minéralogie de Normandie ; bustes de Virois célèbres. — 5® salle : 15,000 monnaies et médailles ; ‘dessins de Corot, Daubigny, V ironise ; E. Restout, Union de la Vierge avec les Prémontrés, copie de Van Dyck ; gouaches de Bardin.

La bibliothèque comprend 53,000 vol., 1,686 manuscrits, 2 livres d’heures enluminés et une riche collection d’ouvrages concernant le pays ; des gra vures parmi lesquelles le Jugement dernier, de Jean Cousin, et le Siège de la Rochelle, de Callot.

Derrière le musée, le jardin public contient des fragments de sculpture et des statues tumulaires, entre autres celle du maréchal de Matignon, attribuée à -Coustou. — On peut aller, par la rue Arniand-Gasté, voir l'église Sainte-Anne qui possède une statue de Ste Anne du xiv® s. et une Vierge en faïence italienne du xvii®. A dr. la curieuse rue des Teintures borde la Vire qui, encaissée entre de vieilles maisons, forme un couloir pittoresque.

De Vire à Romagny : ch. de fer, 41 k. ; 8 fr. 65, 5 fr. 70, 3 fr. 65. — Par a route, 23 k. de Vire à Mortain, parcours accidenté.

On suit la vallée de la Virène. — ii k. Saint-Germain-de- Tallevende. — 18 k. Les Maures, bifurc. pour Montsecret, p. 159-

24 k. Sourdeval (hôt. ; du Commerce, t.c.f. ; de la Poste ; renseignements à l’agence Guasco), 3,361 hab., près de la source de la Sée, ville industrielle où l’on fabrique des soufflets et des couverts en aluminium ou en métal blanc. De Sourdeval , à Avranches, p. 179.

I Le ch. de fer décrit d’immenses courbes pour franchir le I massif de collines (314 m.) qui sépare les vallées de la Sée et I de la Cance.

I 32 k. Saint-Clément. On descend dans la vallée de la Cance.

I 37 k. Mortain-le-Neuf bourg, station étabhe à 1,500 m. N. de

I Mortain (omnibus). Les touristes arrivant par cette gare peuvent, en se rendant à pied jusqu’à la ville, visiter au pas- I sage deux des principales attractions de Mortain ; la route, descendant la vallée de la Cance, laisse bientôt à dr. le chemin r du Neufbourg (p. 162) et croise la rivière devant l’ancienne abbaye Blanche (p. 162) en amont d’une filature et d’une Réseau État.

162 — tl8J DL PARIS A GRANVILLE

usine d’électricité. A 200 in. jjlus loin à dr. un sentier (poteau indicateur) aboutit au seuil supérieur de la Grande-Cascade (ci-dessous). — Mortain est aussi desser\n par la gare secondaire Mortain-Bion, .située à 2 k. S. de la ville sur la ligne de Domfront (p. 171).

Mortaln (hôt. : de lu Pvste, t.c.f. ; de la Croix-Blaucite), 1.909 hab., ch.-l. d’arrond. de la Manche, est le centre d’une région pittoresque et accidentée, qu’on a cru bon de dénomnier la « Suisse normande » ; la même appellation est revwrdiquéo par la région de Clccy (p. 171).

La vjIIc s’allonge à mi-côte sur les versants gazonucs de la rive g, de la Cance, couronnés de pittoresques rochers granitiques. Au-dessous, la rivière coule enfouie dans une gorge profonde, entre de hautes roches granitiques.

L’église Saint- Evr ouït est un bel édifice du xiii<^ s. La tour, qui s’élève à dr. du chœur, est ajourée (xiv® s.) ; sur le flanc dr. de la nef une porte romane peut remonter à l’époque de la fondation del’éghse (1082). Les 58 stalles du chœur ont des mi- .séricordes sculptées du xv‘' s. : pour les voir, relever les sièges.

Environs. — 1“ A 15 min. N. l’aucienue abbaye Blanche, fondée en 1105, dont 011 visite la salle capitulaire, la chapelle (.xii® s.) de plan cistercien, une galerie de cloître romane, et le parc qui a des rochers pittoresques.

2“ A 25 min. S.-E., par l’hospice et le cimetière, on monte à la chapelle Saint-Michel située sur une colline de 314 in. et entourée de blocs de rochers. Vue immense : au loin on aperçoit la silhouette du Mont-Saint-Micbel.

3“ Promenade intéressante dans la vallée de la Cance (i h. env.) : on descend à g. de la caisse d’épargne ; la rivière franchie, on voit à g. un massif rocheux avec une aiguille détachée, et on remonte le bout-du-monde au fond duquel se trouve la petite cascade. On monte au pont du Diable et on rejoint la route de Neufbourg (276 m. d’alt.) ; en deçà de l’ég’ise un chemin descend au moulin Richard, franchit plusieurs bras de la Cance qui roulent au fond d’une gorgé boisée, puis mène au pied de la grande cascade. On revient jusqu’au moulinet 1 ’on prend à g. la route directe de Mortain.

Au delà de la gare de Mortain-le-Neufbourg, le ch. de fer contourne à g. le Neufbourg, puis longe à dr. le pittoresque vallon rocheux de la Cance. A g. s’offre le beau paysage constitué par la petite ville de Mortain, les hauteurs accidentées auxquelles elle s’adosse et la chapelle qui les surmonte. — 51 k., Romagny, station de la ligne Domfront-Avranches (p. 171).

Franchissant la vallée de la Vire, la voie parcourt une contrée boisée. — 285 k. Saint-Sever (hôt. : Moderne, ï.c.f. ; des Voyageurs, t.c.f.), 1,472 hab., sur la lisière de la forêt de ce nom (1,690 hect.), possédait autrefois une abbaye de Bénédictins dont il reste un chœur, un transept- et 2 travées de la nef des xiiie-xiv« s., servant d’église paroissiale. — 298 k. Vüledieu-les-Poêles (hôt. du Louvre, dipl. t.c.f.), 3,383 hab., sur la Sienne, doit son importance à la fabrication

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