FIN
INDEX
Ars-sur-Moseile , ni. — Industrie et commerce : Papeterie mécanique ; tréfiler ie; fabrique de pointes, d'ustensiles de ménage en fer repousse et estampé ; fabrique de vermicelle ; forge avec outillage perfectionné pour la fonte et la fabrication des fers de tout calibre.
Avrioourt, toi.
Bar-le-Dnc, 4&, — Bibliothèques et collections : Une bibliothèque publique peu importante. — Biographie : 52. — Climat : l.a température est assez douce dans les vallées, mais on y est exposé à de fréquents brouillard*. — Cours d'eau : On grand nombre de rivières et de ruisseaux arrrosent le territoire du dépa» tement de la Meuse; trois seulement sont navigables ou flottables : la Meuse. l'Ornai n et la Hiesme. — Culture : Dans le département de la Meuse, elle embrasse de préférence les céréales, le vin, le lin et les plumes oléagineuses, l.a récolte annuelle des céréales s'élève à ! 300000 hectolitres. 13 540 hectares de vignes lournis-ent environ 400000 hectolitres de vins, qui constituent une des principales branches de commerce du pays. Ces vins sont de bonne qua • lité: on estime surtout, parmi les vins rouges, ceux de Bar- le -Duc, de Bussyla-Côte, de Saint -Michel, de Crcuc, de ïiigny, et, parmi les vins blancs, ceux de Creuè et rie Boncourt. On compte dans le département 67 000 chevaux; 80000 bèies à cornes (race bovine'; 100 000 moutons produisant 143 000 kilogrammes de laine. — Cultes ; catholique : trois églises. — Établisse* ment s de bienfaisance et d'assistance publique : Un hôpital départemental pour le traitement des a'ienés, à 3 kilomètres de la ville. — Foires : le 22 janvier, le jeudi après l'Ascension
(s jours); le 1 novembre (3 jours); tous les premiers vendredis ne chaque mois. — Histoire : 4JL — Hôtels : du Cygne et du Lion d'Or, de Metz et du Commmerre. du Grand -Cerf, de la Rose d'Or, d»-s voyageurs, de la Grâce. — Industrie et commerce :
L'industrie est active a Bar-le-Duc; elle met en mouvement de belles filatures hydrauliques de coton , qui livrent annuellement au commerce plus de sooooo kilogrammes. I.a bonneterie, la quincaillerie, la corroieric, la chamoiserie y occupent un assez grand nombre rie bras. Mais ce sont surtout les confitures blanches et rouges de groseilles et de framboises, qui ont mis la ville de Bar-le-Duc en grande renommée : ce produit délicat qu'elle expédie partout, en France et à l'étranger, n'est pas une de ses moindres sources de richesse. U ne faut pas oublier de mentionner un petit port très -commode qu'animent le chargement des fers, le flottage ries planches et le transport des vins. — Instruction publique : lin collège; une école normale primaire à laquelle est annexée une é»*ole modèle; une école départementale d'accouchement. — Justice : un tribunal de commercet — Mœurs* coutumes et caractères des Baritiens : 5 b Les bohémiens lorrains, 5 L — Monuments: 5±. Saint- Pierre, 5l ; tour de l'Horloge, 50; préfecture, 5i : hôtel de ville 51; collège, 51 : salle de spectacle, si ; statue du duc de Heguio, 5J : Physionomie de la ville : SfiHnes, 5J ; places, 5i ; ponts. 5i; promenades, 50 — Rang : Chef-lien du département de la Meuse, — Sociétés sarantes : Une société d'agriculture et des arts ; une société du musée. — Sol ; Généralement pierreux, il repose sur un tuf
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calcaire, et est accidenté de montagnes d'une hauteur moyenne de 3 à 400 mètres qui séparent les bassins de ta Meuse de celui de la Moselle et de celui de romain. Les vallées de la Meuse et de l'Ornain sont composées de terres d'ail u v ion grasses et liches.
Bischeim. ho.
Blainville-la-Grande, &£.
Bondy,
Boursault ( château de), 21L Blesmes, liL
Brumath, lojl
Chalifert (coteau et souterrain de), il.
Chàlons-sur-Marne, 32* — Bibliothè-
3ues et collections : Une bibliothèque e 25 000 volumes ; un cabinet d'histoire naturelle. — Biographie : 45, — Climat : L'air n'est pas très sain dans le voisinage des étangs; niais il est d'une grande pureté dans toutes les autres parties du département, surtoutdans cette plaine crayeuse qu'on appelle la Champagne pouilleuse. — Cours d'eau * De tous les cours d'eau qui arrosent le département, trois seulement sont navigaMes : la Marne, l'Aube et la Seine; deux, la Saulx et romain, sont flottables sur une longueur de &o ooo mètres. — Cultes :
catholique : un evèché; six congrégations religieuses. — Culture : L'agriculture est florissante: le pays renferme des cendres fossiles qui sont employées comme engrais. La récolte en céréales est considérable et dépasse de beaucoup les besoins de la consommation. Le sol crayeux a été. depuis une quarantaine d'années, uii'isé en plantations de pins. Parmi les produits du pays, on cite les choux- fourrages, les ounons, les topinambours, et surtout les melons de Chàlons. On compte dans le dénaitement environ 50 000 chevaux et S5.000 bètes à cornes I race bovine): 400 000 moulons y fournissent 600 000 kilogrammes de laine, ou y nom rit aussi quelques troui eaux de chèvres cachemires. Les cultivateurs élèvent un grand nombre d'abeilles et engraissent beaucoup de volailles. - Environs : Le village de Courtisols, 11* — Établissements de bienfaisance et d'assistance publique :
Un hôpital, un dépôt de mendicité, un mont-de-piété, une caisse d'épargne.
— Etablissements militaires : Caserne, 4i ; manège , 4i. — Étangs :
nombreux. Entre Vitry et Sain te- Menehould, de même qu'entre Montmi-
rail et Épernay, on en rencontre plusieurs qui sont poissonneux et d< m le produit alimente h s marchés de Chatons, de Reims et mène de Paris. — Foires : le 25 février; le 21 mais; le 2fi mxi ; le L5 juin t assemblée pour la location des dome>tiques}; le i cr août:
le 1 septembre; le îfi octobre: le i 2 novembre. - Histoire : 22 — Hôtels :
de la Cloche-d'Or et du Palais-ttational, de la Haute-Mère-de-Dieu. — /ndustrie et commer>e : Chàlons possède des fabriques d'espagnolettes , de toiles, rte bonneterie, de cotonnades, de blanc d'Fspagnc; sa chamoiserie est renommée. Son commerce consiste en grains, en laine pour la France et pour l'étranger, en colonnades . en Bonneterie, et su r tout en vinsde Champagne rouges et blancs. J/établis>e- " eut et les caves de M. Jacuuesson offrent en ce genre ce qu'il y a de plus beau et de plus curieux. — instruction publique : Un collège communal, une éco'e noi maie primaire, une école de géométrie pratique, une école de dessin linéaire et de dessin; une écolo impériale d'arts et métiers, destinée à former des contre-maïties, des chefs d'ateliers et des ouvriers instruits et habiles. Un jury d'examen prononce l'admissibilité des élèves, qui doivent être à'.'és de quinze à dix sept ans, 1 1 avoir fait un an d'upnren lissage dans un métier analogue à l'un de ceux qui sont enseignés dans l'école. L'Etat y entretient deux cent vinct-cinq élèves, dont soixante-quinze à bourse entière, soixante- quinze à trois quarts de bourse, et soixante-quinze à rtemibourse ; soixante-quinze autres élèves payent pension entière. La durée des études est de trois ans. L'instiuciion est à la fois théorique et pratique. La première comprend la grammaire française, récriture, le dessin des machines, l'arithmétique, la géométrie, la géométrie descriptive, la mécanique et les éléments de la chimie et de la physique. L'instruction pratique, donnée dans quatre ateliers, embrasse le travail de la force, de la fonderie, de l'ajustage et des tours et modèles.
U est affecte à l'école vingt-cinq bons de dégrèvement d'un quart de t ension qui sont répartis, à la suite des exa-> mena de tin d'année, à liire de récompense et d'encouragement, à ceux des élè e« qui se sont signalés p*r leurs progrès et leur bonne conduite. le prix de la pension est de 500 fr. par an ; celui du trousseau est fixé à 200 fr.
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— Justice : Un tribunal de commerce, un conseil de prud'hommes.— Mœurs, coutumes et caractères des Champenois, 42. — Monuments : La cathédrale, 36j Notre-Dame, 38 î Saint-Alpin , 39j Saint-Jean , 4o; hôtel de ville, 40j Préfecture, 40j «aile de spectacle, 41 ; porte Sainte-Croix , 4L,
— Physionomie de la ville : Boulevards , 4l ; rues , 42 ; places , 42 ; ponts, 42; maisons, 42 ; promenades, 40. — Rang : Chef-lieu du département de la Marne. — Situation : Sur la Marne, entre de belles prairies. — Société* savantes : Une société d'à* jr< icuiture,du commerce, des sciences et des arts; une société vétérinaire; un comice agricole. — Sol : De vastes plateaux de craie supportant une couche u rreuse et quelquefois sablonneuse forment. dai.sce département, les deux tiers de la superflue du sol.
Chamigny, 20. •
Champigneulles, 68.
Changis, i9.
Château-Thierry. 21— Biographie : 23.
— Établissements de bienfaisance et d'assistance publique: Un hôpital. — Foires : le 211 janvier (5 jours i; le 6 mai l! jours); le 2& juillet (3 jours); le 4 novembre ( 3 jours). — Hôtels :
d'Angleterre, des Messageries, de l'Éléphant. — Histoire : '21. — Industrie et commerce : Filature de coton, tanneries, bois, grains. On y vend annuellement, aux foires, environ 20 000 bêtes à laine — Instruction publique : Un collège.— Monuments :
Saint-Crépin , 22 ; palais .de justice , *2; halle au ble, 23j fontaine, 23 ; statue de La Fontaine, 23: ruines du château, 23. — Phynonomie de la ville: Pont, 22j promenade, 22. — Rang : Chef-lieu d'arrondissement du département de l'Aisne.
Chàtillon (la lourde), 25^ Chelles, l Chézy-V Abbaye, 21* Cocheren, 20Jj 1
Commercy, ia. — Etablissements de bienfaisance et d'assistance publique:
Un hô itul.- Etablissements militaires : Casernes; manège couvert.— Foires : le to mars , le i« mai , le 21 juillet, le a décembre. — Histoire, 5JL — Instruction publique : Un collège. — Monuments : Château, 53j hôtel de ville; halle; salle de spectacle. — Rang : Chef-lieu d'arrondissement du département de la Meuse.
SX. Î05
Courcelles, îai* Damard, LL.
Damery, 26, — Industrie et commerce :
Vins rouges et irès-estimés, dont il se fait une assez grande exportation en Belgique et en Hollande.
Detwiller, un
Dieulouard, 162,
Dormans , 24. — Eaux minérales :
Fontaine d'eau ferrugineuse. — Industrie et commerce : Fabrique renommée de poterie et de tuiles, tannerie, port oh l'on charge du bois et du charbon pour Paris.
Emberménil, 101.
Èpernay, 21* — Bibliothèques et collections : Une bibliothèque publique de 10000 volumes. — Biographie :
21 — Cercles : Un cercle littéraire.
Etablissements de bienfaisance et d'assistance publique: Un hospice. — Foires : le U mars, le 22 juillet, le 14 septembre t3 jours", le 30 octobre. — Histoire : 21* — Hôtels : de l'Europe, de la Sirène. — Industrie et commerce-.
Filature hydraulique de laine, raffinerie de sucre candi, fabrique de tresses de soie pour chapeaux de femmes, gilets, bourses, sacs, etc. Êpernay est l'entrepôt des meilleurs vins du département. On y fabrique d'énormes quantités de poteries de terre de Champagne à l'épreuve du feu , et de poêles de toutes les grandeurs : l'exportation annuelle de cet article est évaluée à 500 000 kilogrammes Cette ville a un port sur la Marne pour l'approvisionnement de Paris en bois de charpente, en bois de corde et en charbon . — Instruction publique : Un collège, une école de dessin. — Monuments , 21L — Physionomie de la ville : 21. - Rang : Chef-lieu d'arrondissement de la Marne. — Vins, caves : 2jL •
Esbly, li
Faulquemont, LSS .— Foires : le 25 janvier, le 30 mai, le 18 septembre.
F on tenoy- sur-Moselle, 62.
Forbach.'iQi.— Industrie et commerce :
Fabrique de pipes.
Foug , 56. — Foires : le jeudi gras, le
25 novembre.
Frouard . fil. — Foires : le 1** lundi de
Pâques, le 3? lundi d'octobre.
Gagny, éL
Géroldseck (château de), 10I.
Haut-Barr (château de), 104.
Heming, 10 1 .
Hemy, 198.
Hochfelden, im.
Hoenheim, uo.
Hombourg, '200. — Industrie et commerce : Forges, affineries, martinets.
ho mm ar tin g, 103.
Jàlons-les-Vignes, il.
Jony (Arches de;, 171 - Kebi, 1 4?.
La Ferté-sous- Jooarre , ta. — Foires :
le 1 mars l2 jours), le 21 juin, le 25 octobre (2 jours), le fi décembre. — Histoire : L&. — Industrie et commerce t Cette petite ville a un port commode, d'où elle fait des expéditions considérables de charbon et de bois pour l'approvisionnement de Paris. Sa principale richesse lui vient de ses carrières de pierres meulières n les meilleures de l'Europe ; dans la confection des cercles des pierres façonnées en meules, il entre annuellement 50 000 kilogrammes de 1er; on peut juger, par ce chiffre, de l'importance de : l'exploitation. Outre cette industrie principale, \& Ferlé possède encore des ateliers de chamoiserie, des filaturcs de laine, et des fabriques de cardes qui emploient, chaque année, 40 000 kilogrammes de cuir et de fer.
— Monuments : le château de l'Ile, 20.: le château de la Barre, 20.
Lagny, a. — Biographie : ul — F01res : le 3 février, le 4 juillet ( 2 jours \ le 24 août, le 20. novembre 12 jours). — Histoire : 8 — Industrie et commerce: Moulins construits selon le système anglais, fabrique d'orge perle, imprimerie ayant cinq presses mécaniques mues par l'eau. — Monuments : Saini-Furcy, îOj fontaine, 10.
LérouviUe, 52..
Li Verdun, fi2 — Foire» : le i« r lundi de carême, le i« r lundi après Noël. — Histoire : fili — Monuments : 62. Ruines du chàieau, 62j tombeau de saint Eucaire, fiâ; maison du gouverneur, 64; la croix de saint Eucaire, 6J ; le souterrain, fifi.
Loisy, 4L
Longe ville,
Loxéville, 5^
Luné ville, 9& — Bibliothèque» et collections : Une bibl olhèque publique.
•— Biographie : 29. — Cultes : catholique : une paroisse; protestant :
un oratoire ; Israélite : une synagogue,
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Culture : l.nné.ville approvisionne avec ses cultures maraîchères tout le département des Vosges et même Nancy, on y a su transformer en houblonnières productives des terrains marécageux qui viciaient l'air et n'étaient d'aucun rapport. — Etablissements de bienfaisance et d'assistance publique : Un hôpital considérable, une maison d'orphelins, un asile de vieillards, une salle d'asile, un dépôt de mendicité, une caisse d'épargne, un mont-de-piété. — Etablissements militaires . Caserne de l'orangerie, 100 : manège couvert. 100: champ de mars. 100 ; un camp sous le commandement d'un général de brigade. — Foires : le jeudi gras, le jour de la Saint-Georges, le jour de la Saint Jean, le jour de la Saint- Hvmi. — Histoire :
96. — Hôtels : du Sauvage, du Faisan, de la Tète-d'Or. — Industrie et commerce : Parmi les produits industriels de l.nnévilfe, les plus importants sont la faïencerie et la ganterie.
La première manufacture de faïence fut établie dans ce pays en 1731, par Jacques Chambutle, à qui le duc François m accorda des privilèges.
Stanislas, Voltaire et la marquise du Chàtelet assistèrent, en 1748, aux premiers essais qu'on y lit de la terre de pipe. I.a brasserie, la fabrication des cheminées de tôle, labroderie, les peignes, les paoiers peints, les cartes a jouer, les blanchisseries de toile, les filatures de coton à la mécanique, les fabriques de bas au métier, constituent les antres branches les plus intéressantesde l'industrie de Lunéïille.
— Instruction publique : Un collège renommé, une éc« le de musique. — Monuments: Saint-ltemy. gfi; salle de spectacle, gfi. — Physionomie de la ville , as • Promenade . ponts , étang , &a* — Rang : Chef-lieu d'arrondissement du département de la Meurlhe.
Lutzelbourg, 104.
Marainviller, 101 .
Marbache, 1 6 1 .
Meaux, 12. - Biographie : ta* — Cultes : catholique : un évèché; protestant : un consistoire. — Curiosités :
Le rocher de Crécy — Foires : le U> mai (3 jours >, le 11 novembre 12. jours ). — Histoire : 696. — Hôtel :
des Trois- Hois. — Industrie et corn- . mer ce : le département de Srine-et- Bfarne est un de ceux où l'on soigne le plus l'éducation des bètes à laine ;
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on y trouve des vignobles produisant du vin médiocre, de belles forêts et d'excellents pàiuragcs; on y récolle du froment en abondance, il y a marché de grains, à Meaux, le samedi de chaque semaine. Les autres articles qui alimentent le commerce de cette ville sont les farines, la moutarde, les laines, les bestiaux, les volailles, le buis, le charbon, les fromages de Brie, dont elle expédie annuellement plus de 3 200 000 kilogrammes. Elle a aussi des fabriques de calicot, d'indienne, de colle forte, de salpêtre, de vinaigre, et des tanneries, des ccrroieries, des mégisseries. — Instruction publique : fin collège, un séminaire.— Justice : Un tribunal de commerce. — Monuments, 14^ Cathédrale, i 5; palais épiscopuT7 cabinet de Bossuet, i6j hôtel de ville, I8j salle de spectacle, liL — Physionomie de la ville : Rues, [9+ canal de TOurcq, i2 — Rang : Chef-lieu d'arrondissement du département de Feine-et-Marne.
Metz, 173. — Bibliothèques et coller-, tions : Bibliothèque de la ville, 186 ; cabinet d'tiisi* ire natur« Ile, 186; cabinet de minéralogie . 1 86 ; jardin de»
plantes , lAL La bibliothèque de la ville et les musées publics ne constituent point toutes les i ieheftse* littéraires , scientifiques et artistiques de la ville de Metz: l'amateur y trouve à visiter d'autres bibliothèques renfermant ne précieux ouvrages , et des collections particulières non moins intéressantes que riches. Dans la bibliothèque de l'École d'application de l'artillerie et du génie, qui est riche de m ooo volumes, on remarque des mauuscrits inédits et autographes de Nollet, de Bélidor, de Fourcroy, de Monge , de Corn.ontaigne; un traité de la défense des places, de Vauhau. Parmi les ouvrages imprimés, figurent: la carte dellussie, atlas in-loliode ioj feuilles; le-* tables de construction de l'artillerie, d'après l'ancien et le nouveau sy.-tème; les monuments antiques de Rome, par Desgodets ; les monuments anciens et modernes de l'Indostan , la descriptioa de l'Egypte, parla commission de l'industrie, etc., etc. j a bibliothèque dn grand séminaire, composée de 8000 volumes, renfero.e quelques ouvrages de prix : un P-autier manuscrit du xii* siècle; la Bible hébraïque de Venise, imprimée en 1 564 ; des éditions choisies de presque tons les Pères de l'Église; un bréviaire à 1 usage de Metz,
imprimé sur vélin, avec frontispice gravé, deux volumes in-i2. 1546; un missel de Verdun in-folio . imprimé a Paris, sur vélin, en 1 550, par Wolffgangius , etc. Au premier rang des collections particulières , il faut placer :
le cabinet d'antiquités de M. Paguet , rue du Pont-TitTroy, 12A il se compose sculptures . de tableaux , de vitraux de couleur, d'antiquités égyptiennes, indiennes , romaines et du moyen âge , d'armures de diverses nations et de différentes époques; la collection géologique de M. Victor Simon, rue du Haut - Poirier, to ; la collection de médailles de M. Robert; celle de M. Dufresne ; le cabinet d'entomologie de M. Cehin ; le cabinet d'ornithologio de M. Alfred Malherbe; les collections de coquilles de MM . Joba et Saulcy ; les herbiers de MM. Monart fières et de Taillefer ; la collection de gravures sur bois et sur cuivre de de M. Beugnet ; la bibliothèque de M. Salis , riche d'éditions tares et de manuscrits. — Biographie , lâA. — Climat : Dans l'arrondissement de Metz , dont le climat est assez humide, on remarque, selon l'irrégularité des vents, une irrégularité de saisons qui influe singulièrement sur la végétation. Cependant la température y subit encore moins d'alternatives brusques et surtout y est moins âpre
âne dans les contrées voisines des Arennes et dea Vosges. — Cour* d'eau :
l a Moselle et la Sarre sont les seules rivières navigables du département.— C u lies- Catholique .- un évèché érigé dans le ut* siècle, sufiragant de l'archevêché de Besançon; protestant:
une église consistorinle ; israélite :
une synagogue composée d'un grand rabbin et de quatre membres laïques.
— Culture : l.e département de la Moselle a une assez grande fertilité; il consomme tout au plus la moitié du blé qu'il produit; il nourrit beaucoup de bestiaux ; mais riche eu chevaux, il est pauvre en bêtes à laine, ^es habitants de toutes les classes ont une remarquable aptitude au travail. Le paysan n'y est point routinier; il sait tirer du soi une grande variété de produits; au.' si l'agriculture y est-elle plus avancée que dans le reste de la France, le jardinage, dans l'arrondissement de Metz surtout, est porté à un très-haut degié de perfection ; les cerises du bassin de la Moselle jouissent d'une t'ès-grande renommée; il y a des villageois qui se font un revenu
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de 1500 à 1800 francs avec la seule récolte de leurs cerises. I<es vignes sont cultivées avec le plus grand soin ; mais leur produit ne va guère se faire une réputation hors du département, qni consomme en presque totalité les 260 000 hectolitres que lui fournissent annuellement 5000 hectares de vignes.
On cite avec les plus grands éloges les pépinières des environs de Metz, dont la célébrité date de plus d'un siècle — Eaux minérales : Parmi les sources d'eaux minérales du département , dont la plupart sont négligées, on cite la source salée du tort de Belle-Croix, a Mets , et, près de cette même ville, l'eau ferrugineuse de la Bon ne- Fumai ne, où l'on va, tous les ans, faire pèlerinage et danser pendant les trois premiers jours de mai.
— Établissements de bienfaisance et d'assistance publique : 1/ hôpital Saint-Nicolas, où l'on admet les vieillards pauvres ou infirmes des deux sexes, les orphelins, les enfant* abandonnés, les idiots, les épileptiques et les scrofuleux . au nombre d'environ cinq cents; l'hôpital Bon- Secours , comprenant cent vingt lits, et où l'on ne reçoit que les personnes , de la ville, d'une moralité reconnue t trois médecins, trois chirurgiens, un économe et vingt-six sœurs de Saint- Vincent de Paul , composen i le personnel de cet établissement et du précédent; l'hospice des filles en couches , où sont établis l'école des sages-femmes et le bureau de vaccine; l'hospice Israélite, contenant vingt-quatre lits, dont huit pour des vieillards et seize pour des malades ; la maison de charité et des orphelines , administrée par un conseil composé des dames de fa ville et par huit soeurs de Saint-Vincent de Paul. On y traite tous les ans une quarantaine de teigneux. On y enseigne aux orphelines a lire, à écrire, à compter, à tricoter, à coudre et à repasser ; la maison desorphelins, où sont élevés soixante-dix enfants environ ; la société de prévoyance et de secours mutuels, dont le but est d'assurer à chaque sociétaire des secours en cas de maladie , une pension de 220 francs après soixante ans d'âge, une demipension de i io fr. aux membres devenus i n ti r m t- s après qui n z c an nées d'association , et une demi-pension aux veuves; l'association des sœurs de la charité maternelle , établie dans l'ancien couvent des Trinitaires, où sont reçues les pauvres femmes enceintes, pour
Te temps de leurs couches; dix lits sont destinés à cet usage; une société amicale de secours mutuels;, une société de Saint- Vincent de Paul; une société des écoles; une société de Saint-Franç<>is Régis, pour favoriser les mariages des pauvres; l'asile Sainte -Constance; une maison d'asile et de correction ; un mont-depiété; une caisse d'épargne. — Établissements militaires : Fortifications, 175; arsenal, 189; petit arsenal , 189; arsenal du génie . 189 ; école d'application de l'artillerie et du génie, 190 ; école régimentaire d'artillerie,
191 ; casernes, 192; hôpital militaire,
192 : magasin des lits militaires , 192* — Foires : Le mai (quinze jours , deux foires aux chevaux, de deux jours chacune, dont l'une le i* r lundi de mars, et l'autre le dernier lundi d'octobre.— Histoire, 173.— Hôtels : Porte- Enseigne, de l'Europe, de France, du Commerce, du Nord, du Pélican- d'Or, de la Petite-croix -d'or, de la Providence, de la Ville -de-Londres , de la Ville-de-Paris, des Victoires, de la Ville-de-Lyon. — Industrie et commerce : Les objets principaux de l'industrie et du commerce de la Moselle sont les fers en barre et en fonte, la verrerie, la faïence, la mouture des farines et des graines oléagineuses dans les moulins de Metz, les tabatières de Sarreguemines, les dragées , les confitures, le vin, la bière, les liqueurs, les tuiles, la poterie de terre, les pipes, les cannes, les parapluies, les tapis cirés, les draps communs, les molletons, les flanelles, les couvertures de laine et de coton . la bonneterie, la chapellerie, la passementerie , la tannerie , les jambons ma yen ces , la colle forte , le noir d'ivoire , le savon , l'amidou , les papiers
f teints, la teinturerie, la bijouterie, a quincaillerie, la porcelaine, la soierie , les étoffes de velours , les toiles écrues, le linge de table, les toiles à voile, la broderie. Metz emploie plus de huit cents ouvriers à la broderie sur tulle, sur percale et sur batiste. — Instruction publique : Il n'est peut-être pas de ville en France , à l'exception de Paris, oui consacre au développement de l'instruction publique des établissements plus nombreux et plus florissants. On noit citer en première ligne le lycée impérial, créé en 1804, et occupant, à l'ouest de la ville, les bâtiments réunis des anciens cou vents des bénédictins de Saint- Vincent et des fi c-
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res Sai nt-Oorge de la Charité ; ce lycée, qui jouit d'une grande réputation, la uuit surtout à l'enseignement des sciences ; peu d'établissements de ce genre, dans les départements, ont fourni autant d'élèves , soit à l'école polytechnique , soit aux autres écoles spéciales, 11 est fréquenté, année commune, par cinqcentsélèves, tant pensionnaires que demi-pensionnaires et externes ; l'école normale primaire : la durée des études est de troisans; l'enseignement comprend l'instruction morale et religieuse . la langue française, les méthodes, la pédauogie, l'arithmétique, la géométrie, des notions d'astronomie, de physique, de chimie et de mécanique, la géographie, l'histoire, la morale, l'histoire naturelle, l'économie ru ■ aie, l'écriture, les actes civils, le plain-chant, la langue allemande, la musique vocale, l'horticulture. L'école reçoit vingt-cinq pensionnaires; le prix de la pension est de 355 francs; il y a des boursiers et des demi-boursiers, dont le nombre est fixé chaque année par la commission de surveillance. On y admet aussi trente externes, dont six reçoivent une indemnité comme récompense de leurs efforts et de leurs succès; six salles d'asile réunissant environ mille enfants;neufécolcscommunalesdegar- *Çons,dontdeux écoles chrétiennes, cinq écoles mutuelles catholiques, une école protestante, une école mutuelle israél .te ; dix écoles communales de jeunes tilles , dont cinq dirigées par des dan es religieuses; trois écoles mutuelles catholiques , une école protestante, une école mutuelle Israélite; une école pour les adultes : on y admet, après examen, les jeunes ouvriers âgés d'au moins treize ans; les cours sont divisés en deux années : ils comprennent l'enseignement de la grammaire, de l'arithmétique, du dessin linéaire, et quel»
3 ucs notions de géométrie, d'histoire et e géographie ; une école primaire supérieure établie dans l'hôtel de ville en faveur des jeunes gens qui veulent compléter lés connaissances acquises dans les écoles élémentaires. On y enseigne, dans les deux années que durent les cours, la religion, la morale, lu lecture , l'écriture , la langue françait-e, l'histoire , la géographie, le calcul, la géométrie , la physique, la mécanique, la cosmographie, le dessin linéaire, l'histoire naturelle et la musique vocale; une école industrielle, dont les cours durent également deux
ans , et comprennent l'instruction morale et religieuse, les éléments ne la littérature, l'histoire, la géographie , 1 histoire naturelle, le dessin, la tenue des livres, la musique vocale, l'algèbre, l'arithmétique des spéculations, la géométrie élémentaire, la géométrie descriptive, la physique, la chimie et la mécanique; une école de musique; u e école de defsin ; unede peinture; une école centrale rabbinique,dontle but est de former des sujets capables de remplir les fonctions de grand rabbin : l'enseignement, divisé en cinq années . comprend 4a langue hébraïque , la géographie , l'histoire , la théologie, la littérature française, l'éloquence sacrée, les langues anciennes, la législation comparée, la physique, la chimie et l'histoire naturelle. Les sept circonscriptions consistoriales israéliles de France, Paris, Strasbourg, Colmar , Metz, Nancy, Marseille et Bordeaux, envoient chacune à ceite école un élève inten e gratuit; une école de sages- femmes ; un cours de botanique, professé dans une salle du jarain des plantes. — Justice : Une cour impéri île comprenant dans son ressort les départements de la Moselle et des Ardennes.
— Mœurs, coutumes* caractère dis Messins , i 9 L — Monuments ; Cathédrale, 177; place Napoléon ; 1 81 ; hôi« I de ville, 18J ; marché couvert. i82; préfecture, 182 ; théâtre, 182; lycée, 183 : Saint-Vincent, 183 : Oratoire des Templiers, 184; palais de justice, ibj ; marchéaux légumes, i85j place Sainte- Croix, 185; Sainte-Segolène , 185; Saint-EucâTre, 187 : séminaire, tiû ; hôpital Saint-Nicolas, ifiâ; Saint-Mxitin, 188; place Saini-I.ouis, 188; No Ire-Dame, im.— Musées : De peinture et de sculpture, i 8Ji — Physionomie de la ville, 193 : Kues, 193; maisons, 193 ; places , promenades, 193; ponts, quais, 1 93 ; fontaines, iSL — Rang ; Chef-lieu du département de la Moselle. — Situation ; De forme triangulaire, cette ville est baignée par la Seille, au couchant par la Moselle, située dans un vaste bassin, et entourée de collines dont l'élévation ne dépasse pas iao mètres. — Sociétés savantês :
Une académie des lettres, sciences, arts et d'agriculture, qui publie des mémoires estimés; une société des sciences naturelles, une société des sciences médicales , une société de pharmacie, une société des amis des arts, une société d'horticulture, un
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comice agricole. — Sol * Les bords de la Moselle et de la Seille offrent des coteaux ob Ton trouve une quantité considérable de fossiles.
Kézy-Moulins ,
Monmenneim , im,
Nançois-le-Petit , si*
Nancy, fia, — Bibliothèques et collections : Une bibliothèque publique, fondée en 1751 par Stanislas, dont on y conserve un beau portrait peint par Girardet. Cet établissement, que la révolution de 1789 a enrichi des bibliothèques des maisons religieuses et de celles des émigrés , possède des machines, des gravures, des monnaies , des médailles très-précieuses , et l'un des plus beaux camées romains qui existent, on y compte 26 ooo volumes , au nombre desquels sont des manuscrits curieux du xu« siècle, et les ouvrages imprimés en 1 48 1 et 1500; un jardin botanique fondé par Stanislas, eu 1758; tenu avec soin, il • se compose de plus de 3000 espèces de plantes. On y peut étudier le système sexuel de Linné et la méthode naturelle, chacun de ces modes de classification ayant une partie du jardin qui lui est consacrée. Les serres renferment un assez grand nombre de végétaux exotiques rares. Le directeur du jardin et le professeur d'histoire naturelle de Técole de médecine y font, tous les ans, des cours publics de botanique ; un cabinet d'histoire naturelle qui présente deux divisions : les collections générales, parmi lesquelles on remarque une belle série de roches des Vosges , une collection nombreuse d'échantillons du bassin de Paris, une collection de coquilles d'environ 2000 espèces; les collections départementales, dont la plus complète est celle des oiseaux, et qui offrent, dans la partie géologique . plusieurs échantillons rares et curieux : des dents d'eléphants fossiles trouvées dans des fouilles faites à Boudonville, et une série de 32 vertèbres de sauriens , trouvées aux environs de Pont à- Mousson. Parmi les collections particulières , il faut citer la bibliothèque *le M. Marchai, composée de livres rares et curieux ; le cabinet de M. Noël, où sont réunis des manuscrits et des livres précieux sur l'histoire de la Lorraine, des monnaies, des médailles et des gravures sur bois; la collection d'autographes de M. de Villeneuve- Trans; le cabinet de physique de
M. Haldat; le cabinet de curiosités de M. Butte atné; la collection de lépidoptères et de coquilles de M. de Luxer; le cabinet d'histoire naturelle de M. Mathieu ; le cabinet de géologie du docteur Lamoureux; la collection de coquillages de M. Gui ha) ; les herbiers de MM. Soyer-Willemet, Mounier, Suard, Godron. — Biographie, 90J — Climat : assez rude pendant une partie de l'année. — Cours a eau : La Meurthe, la Sarre, la Seille et la Moselle, sont les quatre principaux cours d'eau qui arrosent le département delà Meurthe.
Le bassin de la Seille offre en grand nombre des sources salées qui sont les plus riches de France. — Cultes .
Catholique : un évèché, trois paroisses, trois succursales Protestant, : un temple inauguré en 1807, oii les fonctions de pasteur furent longtemps exercées par M. Cuvier, appelé depuis au consistoire de Paris. — Culture :
Le département de la Meurthe est riche en chevaux et en bètes à laine.
Il produit des céréales en quantité suffisante , des légumes et des fruits excellents; il fournit, année commune, 536000 hectolitres de vins, dont quelques-uns sont estimés. Les terrains cultivés de l'arrondissement de Nancy présentent une contenance de lOJi 259
hectares ainsi divisés :
Céréales 26825b.
Prairies artificielles 12 606
Vignes , . • . . 7 030
Bois 35 502
Plantes oléagineuses 5. Liû
Pommes de terre 4 590
Jachères 14 836
Établissements de bienfaisance et d'assistance publique: L'hôpiul Saint- Charles, fonaé en 1626 par Charles IV, et destiné d'abord à recueillir 300 enfants pauvres, est aujourd hui affecté au service des malades; i se compose de sept salles renfermant 130 lits ; les élèves de l'école préparatoire y suivent des cours de clinique interne et externe; l'hospice départemental, autrefois maison de refuge, contenant 240 lits : les femmes enceintes y sont reçues à la fin du huitième mois de leur grossesse. On y fait t<»us les deux ans un cours d'accouchement en faveur des élèves sages-femmes du département. Outre ces deux établissements, Nancy possède un hospice pour les vieillards infirmes; une maison des orphelines, londée et autorisée en
>ogiei
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1715, supprimée en 1791, rouverte en 1817; trois maisons ne charité pour secours et distribution de remèdes à domicile; deux sociétés bienfaisant» s pour le soulagement et pour le mariage des pauvres i cinq asiles communaux ; un asile privé; un ouvroir pour les jeunes filles pauvres ; un mont-depiété ; une caisse d'épargne; un asile public d'aliénés. — Foires : Du 2iï mai au Ui juin ; les 2* lundis de février et de novembre 2 jours) : foire aux bestiaux; les *2* et 21 samedis de juin :
foire aux laines — Histoire, fifi ; — Hôtels : des Halles ;du Commet ce ; de l'Kurope; de la Chartreuse ; de France; de Paris; du Nord. — Industrie et commerce : sous le rapport du commerce et ue l'industrie, Nancy, ville d'un aspect essentiellement aristocratique, n'a pi iui ceite animation, ce mouvement, ce va-et-vient continuel qui distinguent les villes industrielles et commerciales; il est vrai que, jusqu'à une époque éloignée de nous tout au plus d'une quarantaine d'années , elle n'était guère renommée que pour un seul produit bes boules vulnéraires.
Mais depuis, elle a fait de notables progrès, et tout porte a croire qu'elle ne s arrêtera pas en si beau chemin, stimulée surtout par des expositions publiques dont elle est redevable à sa société des sciences, lettres et arts.
Parmi ses principales branches d'indu>trie , il faut meure en première ligne la broderie, dont s'occupaient trois maisons seulement en 1808 , et qui, exploitées par plus de 2Q& aujourd'hui , fournit du travail a près de 40 000 personnes, tant dans la ville que dans les campagnes environnantes. Nancy possède, en outre, une fabrique d'instruments aratoires perfectionnés . transportée de Roville par Mavhieu Dombasle ; des fabriques d'instruments de physique et de mathématiques ; de lampes; de balances; de machines; de toiles métalliques; de cheminées de cuivre; de jupons piqués; de serviettes dùnatftéetj de cartes; d'ornements d'architecture; de cadres ; de corsets orthopédiques ; de fleur3 artificielles; de gants; de draps; de bonneterie de laine; de toiles de coton ; d'ouate ; de papiers I eints ; d'huile; de vermicelle; de produits chimiques ; des teintureries et des filatures de laine. On peut citer encore les beaux résultats obtenus par l'industrie nancéienne dans la passementerie, la tapisserie, la
menuiserie, l'ébénisterie, la fonderie des cloches, la gravure, la lithographie et l'imprimerie — Instruction publique : l u lycée qui occupe l'emplacement de deux anciens couvents, les Minimes et les liâmes de la Visitation ; ur.e école normale ; un institut des sourds-muets, tyndé en 1828, et dirigé par M. Puoux ; une école préparatoire de médecine et de pharmacie. Stanislas , en 1752 , fonda par lettres patentes un collège royal de médecine, dont le premier président fut Bavard, médecin du roi de Pologne ; plus tard, en 1770. cette institution fut complétée par l'établissement d'un collège de chirurgie composé de cinq professeurs. Après la suppression des universités, en 1798, quelques médecins, attachés aux hôpitaux, continuèrent renseignement médical, en faisant des cours particuliers qui furent l'origine d'une école secondaire autorisée en 18'22; enlin, le i ï octobre 1843, une ordonnance royale remplaça l'école secondaire par une école préparatoire de médecine et de oharmacie. l a salle de chimie et l'amphithéâtre d'anatomie renferment les portraits de plusieurs médecins célèbres de la Lorraine; au premier rang figurent Antoine Le Pois , médecin du roi Charles III , Nicolas Le Pois et son fils Charles, médecin du duc Henri II.
L'illustre Boèrhaave fil une édition des œuvres de ces deux derniers; elles composaient à elles seules, disait-il, toute une bonne bibliothèque médicale ; une école forestière , située à l'extrémité de la rue G rardei , autorisée et organisée par ordonnances royales , en 1824 ; le nombre total des élèves y est de vingt-quatre; celui des élèves admis chaque année est ordinairement de douze. — Justice :
Cour impériale dont la juridiction s'étend sur les trois départements de la Meurthe , de la Meuse et des Vosges ; tribunal de commerce; conseil de prud'hommes. — Monuments : Place Stanislas, 7 3 i arc d e triomphe, 74 ; hôtel de ville, 15; musée, ifi ; théâtre, 76j grilles et fontaines. 77; statue de Stanislas , 7 3 ; place Carrière, ï8; préfecture, 78 j Bourse, 78; palais de justice , 78j tapisserie ~Së Nancy. 78; palais ducâT779; musée d'Antiquités, 82 i église des Cordeliers, 82 i Chapelle Bonde. 83 ; citadelle, 83 ! tours de la Craffe , 84j porte Notre-Dame , 84 ; maison de Jacques Callot . 84j église Saint-Epvre, 84j cathédrale,
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85; place d'Alliance, 86j maison de Gilbert, 8fi; balle, 8i — Physionomie ae la ville : 8i — Portes : Si — Promenades : îiL — Faubourgs : 88. — Rang : Chef-lieu du département de la Meurthe. — Situation : Dans une plaine fertile, sur la rive gaut he de la Meurthe, au pied de coteaux que couronnent les furets de Heya. — Sociétés savantes : la ville de Nancy n'a point perdu le souvenir du temps oii elle voyait , comme capitale, fleurir dans son sein les lettres et les arts ; aujourd'hui encore , elle occupe un rai a distingué parmi les cités amies des arts libéraux; elle possède une société des sciences, des lettres et des arts; une société de médecine; une commission des antiquités; une société lorraine des amis des arts; une société centrale d'agriculture. On y a institue une exposition bisannuelle des produits artistiques et industriels, et des expositions semestrielles d'agriculture et d'horticulture. — Sol :
Fertile, bien cultivé , il présente pour le département une superficie de 5S7 274 hectares. On y exploite des carrières de belles pierres de taille et de plâtre. On a découvert, près de Vie, en 1819. un banc de sel gemme d'une étendue de trente lieues carrées, * d'une épaisseur de îfiû mètres, dont on extrait chaque année L50 000 quintaux. On prétend que cette mine, à raison de 1 million de quintaux par an, ne serait pas épuisée avant neuf cent soixante siècles. Le département de la Meurthe, traversé nar les Vosges à ses extrémités orientale et occidentale, est couvert de collines, et présente de tous cotés les sites les plus pittoresques.
Nanteuil, 2fL
Nogent-l'Artaud, 21*
Noisy-le-Sec, i-
Novéant, L7Q,
• Oiry, ai*
Pagny-sur-Meuse, 56.
Pagny- sur-Moselle, îM, Pantin, 4* Pargny, 1&.
Peltre, ifii, Pomponne, a.
Pont -à-Mous son, 165 —Bibliothèques et collections : Une bibliothèque publique. On cite le riche herbier de M. Salle,
pharmacien. — Biographie, ififl — Culture : Toutes sortes de denrées, principalement des grains et du vin. — Eaux minérales : l.a montagne renferme des sources d'eaux minérales froides qui ont eu de la réputation. — Etablissements de bienfaisance :
Deux salles d'asile; une caisse d'épargne ; un hôpital. — Foires : Le 3 e jeudi d'avril; le 2ï jeudi de septembre. — Histoire, 165. — Industrie et commerce : Poterie de terre, tannerie, brasserie, huilerie, imprimerie, lithographie, bonneterie, fonderie de caractères , broderie. Le commerce de l»ont-à-. Mousson est surtout alimenté par les céréales, par les houilles de Prusse et par les sapins des Vosges.— Instruction publique : Un collège; un petit séminaire : une école supérieure. — Monuments : Saint-Martin , 167 ; SainU aurent. 168; hôtel de ville , 168 ; abbaye de Sainte-Marie, 169 ; casernes, 1 68 : collège, 1 69 ; fontaines , 169. — Physionomie de la ville, iftt±
Port-a-Binson, 25.
Prény, taa,
Raincy(ic), 5.
Reims, \Jâl — Bibliothèques et collections : Bibliothèque publique, 156 ; bibliothèque de l'école de médecine ; 600 volumes d'ouvrages anciens : bibliothèque de l'archevêché , composée de toutes les grandes publications religieuses; elle ron ferme le pouillé du diocèse de Reims et les archives du chapitre. On y voit les portraits des archevêques, les portraits des rois de France sa<rés à Keims , et un beau Christ d'après Fra Angelico. Bibliothèques médicales de M. Décès et de M. Hannequin ; bibliothèque de M. Hédouin de Pons-Ludon , embrassant toutes les connaissances humaines, et composée de ?ooo volumes; bibliothèque scientifique et littéraire de M. Maldan, composée de 8000 volumes; collections de tableaux de MM. Dénié, Desprez, Disant, Cosset, Philippe , Reimbeau, Rêve, Sutaine, Werlé, etc.; collections de médailles, monnaies, jetons, meuble.* historiques, émaux, etc., de MM. hrissart-ltinet, Duchesne, Duquénelle, Lucas-Marguet, Querry, Renart, Saubinet, Tbeurel; herbiers de MM. Grand val , Hannequin, Lèvent, Petit, Saubinet; collectiou d'autographes de M. Jolly. — Biographie, LSg, — Cultes : Catholique : un archevêché
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ayant pour évèchés suffragants: Soissons. Chàlons. Beau vais. Amiens*, un grand séminaire ; un p< lit séminaire ; cinq paroisses; huit communautés religieuses; protestant : une église évangélique réformé*; Israélite : une synagogue. — Culture : Entre Chàlouset Reims, sur la rive droite de la Marne, s »nt de beaux vi-nobles dont les produits, rouges et blancs, sont renommes. Le chiffre du commerce de vins de la ville de Reims, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, y compris l'étranger, s'est élevé, en 1852, à la somme de 30 000 000 de francs. Les vins mousseux, expédiés annuellement à l'étranger, représentaient seuls une quantité de quatre millions de bouteilles. Des bois bien aménagés environnent Keims au nord et au sud; la rive gauche de la Mai ne , à l'ouest, est plus spécialement consacrée à la culture des céréales Les jardins sont, à Reims, l'objet de soins tout particuliers; des amateurs nombreux s'y livrent, avec une passion vraiment hollandaise, à la culture des fleurs; les collections y sont en général aussi variées que riches: parmi les plu* belles, on cite les collections de roses de MM. Souillé et Lamelle, la collection de dahlias de M. Joltrois, celle de tulipes de M. Renan ; enfin on admire les calcéolaires, les achimènes, les gloxines, les camélias de M. Bougot- Liénart, dont on visite avec plaisir les beaux espaliers et les magnifiques serres. Les plaines crayeuses et stériles de la Champagne pouilleuse font malheureusement ombre à ce riant tableau — Etablissement* debienfaisance et d'assistance publique: L'Hôtel-Dieu, qui occupe les bâtiments de l'ancienne abbaye de Saint-Bemi ; l'hôpital général ue la Charité ; l'hôpital Saint-Marcoul ; un bureau de bien 'aisance j l'OKuvre de la miséricorde ; la Société de charité maternelle; Bethléem; la Société de Saint-Vincent de Paul ; trois salles d'asile; trois crèches ; une caisse d'épargne; un mont-de-piété.
— Foires : Le i janvier L3. jours) ; le 12 avril <8 jours ;le23 juillet jj) jours ; les 3. et !i juin ; les I er et i j> juillet ; les S et t5 août; le 3o septembre (J jours'.
— Histoire, i <f». — Hôtels : du Li«>n d'<>r; de la liaison Bouge ; de l'Arl re d'or ; de la Croix Blanche; du Commet ce; dji Balais: de Tallevrand. — Industrie et commerce : Beims est une cité industrieuse ; elle a des filatures de laine, des fabriques de casimirs.
de flanelles , de châles façon cachemire, de mérinos, de circassiennes, de savon noir. Elle fait un grand commerce de vins et possède des caves à trois étages , taillées dans la craie, oh l'on peut ranger jusqu'à 600 ooo bouteilles. Il est inutile de rappeler que Beims est la pairie du pain d'épiée. — Instruction publique : Une académie ; un lycée; une école préparatoire de médecine et de pharmacie ; une école supérieure ; cinq écoles primaires pour les garçons ( enseignement simultané); trois écoles primaires pour les garçons (enseignement mutuel < ; quatre écoles primaires pour les jeunes filles, dit igées parles sœurs de l'Enfant Jésus; un cours de chimie; un cours de dessin. — Justice:
Un tribunal de commerce; un conseil de prud'hommes. — Maisons remarquables : Maisons de la place du marché et de la rue de Tambour; hôtel de la Maison-Bouge, 1 55 : maison de Colbeit. — Mœurs , coutumes .
etc., 154. — Monuments : Porte dfl Mars. 151 ; tombeau de Jovinus , 152; cathédrale, 152; Saint-Bemi, 154 : pillais archiépiscopal; hôtel de ville, 156 ; place Boy aie, 156 ; La Fontaine C.odinot, 158 ; théâtre. — Musée : 11 se compose de cent quarante six toiles provenant , quelques-unes de l'ancien musée . le reste de dons faits par le gouvernement ou par des habitants de Beims. Quant aux acquisitions nouvelles, le chiffre modique de 300 fr.
alloue par la ville ne permet ptJ qu'elles soient considérables. Outre les tableaux, le musée renferme des sculptures intéressantes,, des dessins, des objets d'art et de curiosité , et un n od.uller ou Ton remarque la collection des médailles dites des sacres, la collection des rois de France, un Uichard LJ de Normandie , pièce inédite , etc. — Physionomie de la ville, i 5Ji :
rues , 158 ; promenades , 1 58 : portes , IMi maisons. l 5Ji —Population : 45 675 habitants. — lUiny : Chef-lieu d'arrondissement du départcmentde la Marne.
— Situation : Dans une plaine sur la rive droite de la Vesle. — Sociétés sa ■ vantes : Une Académie impériale dr< sciences et belles-lettres : un comité d'archéologie; une société des amis des beaux-arts ; un comice agricole:
un cercle littéraire; un cercle pharmaceutique d' 'a M <rne. — Voitures publiques: Pour fcpei nay, Chalons, l.aon, Saint Quentin, Mczieres Charleville, Sedan, Suippes, Soissons,
phar Voitu ne y, Chalons .icres, Char 1, Soissons
gopsblff
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Neufchàtel, Montcornet, Sainte-Menehould, ftethel, Fismes, Vouziers. Chàtillon.
Remilly, 198.
Revigny-aux-Vaches , 18,
Romainville, l
Rosières-aux-Salines , ai; — Foires :
Le «£ mai; le i« r septembre.
Saint-Avold. tflâ. — Eaux minérales : Une source d'eau froide ferrugineuse. — Foires : Le lundi de la micarème 13 jours); le lundi après la Saint Louis (Z jours). — Industrie et commerce : Tanneries.
Sarrebourg, lui. — Biographie, i02.— Climat : Le voisinage des Vosges et un grand nombre de cours d'eau el d'étangs contribuent à rendre la température de l'arrondissement de Sarrebnurg plus froide que ne semblerait l'indiquer sa latitude. — Culture : Un sol de médiocre qualité contrarie les efforts du cultivateur ; cependant les prairies baignées par la Sarre produisent en abondance d'excellents fourrage*. — Etangs : Us sont d'une certaine importance et appro vision isent de p *isson les marchés de la Meurthe, des Vosges, du Haut -Ithin et du Bas-Rhin. — Foires: Le lundi de la Pentecôte ; le dimanche âmes la Snim -Barthélémy. — Histoire, 102:
- Hôtels : du Sauvage; de l'Abondance: du Commerce. — Industrie et commerce: L'arrondissement de Sarrebourg est, sous le rapport industriel, le plus riche du département de la Meurthe U renferme les cristalleries de Valéristhal et de Harrebcrg : les verreries de Plaine, de Valsh, de Soldatenthal, de Cirey, et surtout celle de Saint-Quirin , où i'on coule les glaces de la plus grande dimension ; la faïencerie de Cirey ; la papeterie et les forges d'Abreschwiller : des moulins constamment en activité; des tuileries: des fabriques de siamoises, de toiles de coton, d'ornements de sculpture, d'une composition inaltérable.
Il s'y fait un grand commerce de laines. — Rang : Chef-lieu d'arrondissement du département delà Meurthe.
Sociétés savantes : Une société d'agriculture.
Saverne, iol — Histoire, im. — Rang :
Chef-lieu d'arrondissement du département du Bas - Ithin. — Situation :
Sur les bords de la Zorn , dans une contrée fertile en vins, ^carpone, na.
Schiltigheim , i io.
Sermaize, 48.
Soroy.
Steinbourg, i06.
Strasbourg , utl — Bibliothèques et collections : 12SL Bibliothèque publique, 130; bibliothèque de l'Académie, I2i ; archives , 124 ; jardin b< taa nique, 122 : collection d'antiquités, *129. — Biographie : 145. — ■ Climat :
Tempéré comme celui de toute l'Alsace, il est sujet à de brusques variations.
Les neiges accumulées sur les montagnes, et qui ne fondent guère qu'en juin ou juillet, rendent l'hiver long et rude ; à cet hiver succède un été trèschaud. Les printemps sont extrêmement courts; la saison la plus agréable est l'automne, qui se prolonge quelquefois jusqu'en novembre. Les pluies sont assez fréquentes. Les neiges commencent en décembre, et continuent pendant le mois de janvier; elles se rencontrent assez souvent en mars et en avril. C'est à celte abondance de neige qu'il faut attribuer un des principaux caractères de la physionomie de Strasbourg, ces toits élevés et à pente rapide, destinés à rendre la charge plus facile à supporter par le bâtiment. Les vents dominants sont ceux du sud et du nordest Il s'est fait sentir, à différentes époques, des tremblements de terre
3ui n'ont eu ni assez de force ni assez e durée pour donner lieu à des accidents graves. Les deux derniers datent du & novembre 1802 et du 22 décembre 1825. — Cours d'eau : Le Rhin et la Sarre traversent le département ; la Seltzbach et la Moder y ont leur cours entier; les autres rivières sont la Zinsel, qui se jette dans la Moder, et la Sauerbach, la Zorn, la Bruche, PIU, la l.auter, l'ichcrt, qui sont des affluents du Rhin. Ce fleuve charrie, en petite quantité, de l'or en paillettes, d'une grande pureté, à 21 karats et demi. Les îles du Ithin sont riches en gibier. — Cultes : Les trois religions, catholique, protestante et Israélite, sont représentées à Strasbourg; mais les deux premières comprennent presque toute la population, partagée en deux parties égales. Ainsi, la ville uossède, pour le culte catholique, un évôché suffragant de l'archevêché de Besançon, et sept paroisses ; pour le culte protestant, un directoire du consistoire général de la confession d'Augsbjurg, sept parois-
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ses, et une église consistoriale des réformés. Le consistoire général est formé d'un président laïque nommé par l'empereur, de deux inspecteurs ecclésiastiques, et de six députés laïques des différentes inspections. Le directoire se compose du président du consistoire général, du plus âgé des deux inspecteurs ecclésiastiques, et de trois laïques dont un est nommé par Pempereur. Le culte Israélite est dirigé par une synagogue consistoriale dont les membres sont : un grand rabbin et six membres laïques , nommés par un collège de vingt-cinq notables que désigne le ministre des cultes.— Culture : l.e département du Bas-Rhin récolte en abondance toute espèce de grains, des pommes de terre, des légumes, des vins rouges et blancs de bonne qualité. On y compte environ 55000 chevaux, 108Ô00 bêtes à cornes (race bovine), 62 000 moutons. Pour le labourage, les rultivateurs emploient des chevaux de petite et de moyenne race dont on évalue le nombre à environ iû 000. Us ont aussi des chiens dressés pour la recherche des truffes , qu'on trouve assez abondamment dans différents cantons. — Environs : Kelh, 142. — Établissements de bienfaisance et d'assistance publique : Un hôpital civil très ancien, situé d'abord près du château de l'évêque, placé aujourd'hui entre la porte de l'hôpital et lesponis-couverts, contenant trois cent quarante-huit lits ; un hospice départemental pour les aliénés, situé à Stéphansfeld, à peu de distance de Strasbourg, près de Brumath, et où sont recuis environ trois cents malades; le bureau de bienfaisance de l'aumônerie Saint-Marc, qui distribue aux pauvres des secours considérables en nature et en argent; un hospice des orphelins et des en fants trouvés; une société pour l'extinction de la mendicité; six salles d'asile protestantes, cinq catholiques, et une mixte, fréquentées par cent cinquante en fants des deux sexes; des ouvrons pour les jeunes filles; une maison de refuse pour les mendiants valides; un établissement fondé près de Strasbourg et connu sous le nom de colonie agricole d'Oetwald. où Ton emploie les pauvres aux travaux des champs , une caisse d'épargne; l'établissement protestant de Neuhof, ou les enfants pauvres apprennent soit des métiers, soit l'agriculture; deux maisons, l'une catholique, l'autre pro-
testante , pour l'éducation des filles pauvres qui veulent se faire domes tiques: une société pour l'instruction et le placement en apprentissage de garçons pauvres, fondée par quelques membres de l'ancienne loge maçonnique des Cœurs-Fidèles ; une société pour le patronage des jeunes libérés du Bas Bhin; une société privée de bienfaisance, pour les protestants ; une société d'encouragement au travail , en faveur d'israélitcs indigents du Bas-Bhin; un mont-de-piété établi en 1827 dans le local de l'ancienne e<>mmanderie de Saint- Jean. — Établissements militaires : 121 ; Arsenal, 138; citadelle. tXb casernes, I37j fonderie de canons. 138 — Foire* : A la Saint- Jean (I5 jours): à Noël lL5 jours); huit jours avant Noël, pour la bimbeloterie; le lîl lundi après le U> mai (3 jours), pour les chevaux et le bétail.
— Forêts : Elles sont principalement plan tées de hètres,de chênes, d'ormes, de frênes, de bouleaux, d'érables, de charmes, de pins, de mélèzes, de pommiers, de poiriers et de pruniers sauvages, d'acacias, de houx, de genévriers, de framboisiers, de cerisiers dont le fruit sert à faire le kirschenwasser. On y rencontre beaucoup de mousses et de lichens. Les bois qui garnissent le pied des Vosges fournissent une grande quantité de morilles qui sont pour les paysans un objet de commerce. - Histoire : 1U7.- Hôtels :
de la Ville-de- Paris, de Metz, de la Maison-Uouge, de la Ville-de-l.yon, de la ViUe-de-Nancy, de l'Homme-Sauvage , de Bade de la Fleur, de la Haute-Montée, de la Ville de-Vienne, de la Pomme d'or, de l'Ours noir. — Industrie et commerce : La ville de Strasbourg, par sa position topographique, était nécessairement appelée a devenir l'entrepôt du commerce de la France, de l'Allemagne, de l'Italie ctde la Suisse. Aussi fait-elle un grand nombre d'affaires dont le développement s'accroît chaque jour, grâce aux canaux et aux chemins de fer dont on l'a dotée. I es principaux articles qui alimentent son commerce sont : le blé la garance, le chanvre, le bn, le houblon, h s bois de construction, le sel, le plomb, 1« fer, le bitume, la houille, le marbre, l'ardoise, le vin, les eaux-de-vie de vin, de cerises et de prunes, le vinaigre, la laine et le colon filés, les draps fins et communs, les pelleteries, les cuirs, la buffleterie, la carrosserie, lasellerie, les nankins.
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les percales, les calicots, les mousselines, la choucroute, les pâtés de foie gras, la graine de moutarde, etc. Mais les articles les plus importants sont la bière fabriquée dans plus de quatrevingts brasseries, et le tabac dont le département récolte quatre millions de kilogrammes en feuilles. — Instruction publique : L'Académie du Bas-Khin,dont le chef- lieu est à Strasbourg, a les quatre (acuités de droit, de médecine, des sciences, et des lettres ; elle possède en outre une faculté de théologie protestante. La faculté de théologie protestante a six chaires où Ton enseigne le do^me de la çonfessi<«n d'Augsbourg, l'éloquence sacrée, l'exégèse de l'Ancien Testament, la morale évangélique, l'histoire ecclésiastique, le dogme réformé. La faculté de droit a huit chaires : une pour le droit romain , trois pour le droit civil, une pour la procédure civile et la législation criminelle, une pour le droit des gens, une pour le droit commercial, et une pour le droit administratif. La faculté de médecine a douze chaires : chimie médicale et toxicologie : physique médicale et hygiène: botanique et histoire naturelle médicale; aualomie et anatomie pathologique; physiologie; pathologie médicale; matière médicale et pharmacie : médecine légale; clinique interne et maladies épidémiques; accouchement et clinique d'accouchement; pathologie , clinique extr-rne et médecine opératoire (deux chaires >. Outre les professeurs titulaires, il v a dix professeurs agrégés, un bibliothécaire, un chef des cliniques, un chef des 'travaux anatomiqne et un chef des travaux chimiques. Une école pratique, créée depuis une douzaine a'anneea, se compose de quarante -cinq élèves de deuxième, de troisième et de quatrième années, divisés entrais classes dont chacune est dirigée par un agrégé.
I.a faculté des sciences a six chaires pour l'enseignement des mathématiques pures, des mathématiques appliquées, de la zoologie, de la physique, de la chimie et de la minéralogie. La faculté des lettres comprend six chaires pour la littérature grecque, la littérature latine, la littérature française, la philosophie, l'histoire et la littérature étrangère. Les aunes établissements consacrés à l'instruction publique sont : un lycée, un gymnase protestant, fondé par Jean Sturm, en 1538, élevé, depuis 18*28, au rang de
collège, sous le nom de collège mixte, et dirigé par un professeur du séminaire protestant; vingt et une écoles primaires subventionnées par la ville, dont dix catholiques, neuf protestantes, une réformée et une israébte. Ces écoles sont fréquentées par environ trois mille élèves des deux sexes ; une école normale des instituteur primaires, la première qui ait été créée en France Fondée en 1810 par M. Lézay-Marnésia, elle est établie dans la rue Sainte- Elisabeth. On y enseigne la religion, la pédagogie et la didactique, les langues française et allemande, l'histoire et la géogiaphie, l'arithmétique et les principes de la géométrie, la mécanique, les éléments de la géographie mathématique et de la cosmographie, l'arpentage, les sciences naturelles le dessin line .ire, la calligraphie, l'agriculture et le jardinage, la musique instrumentale et vocale, la tenue de l'étal civil, et la manière d>e dresser les procès-verbaux; une école industrielle municipale, où les études sont divisées en trois années; l'enseignement y es, théorique et pratique; un directeur eî six professeurs rétribués par la ville, un surveillant, un préparateur de physique et de chimie, un maître pour la 'orge, un maître tourneur, un maitre menuisier, un ouvrier imprimeur, tel est le personnel de cet utile établissement; deux instituts des sourds-muels, dirigés par M. Jacoutot et par M. Selligsherger; une école de pharmacie qui po>sède un petit mrdin botanique pour la culture des plantes officinales ; une école départementale u'accoucheme l du Bas-Rhin ; un grand et un pet t séminaires catholiques; un séminaire protestant: des écoles de dessin ; des cours de jardinage, de botanique et d'orangerie ; une école d'artillerie et un hôpital militaire d'instruction ; deux écoles pour les jeunes demoiselles qui veulent se vouer à l'instruction ; quatre écoles intermédiaires oii passent à une ceriaine époque les entants dés salles d'asiles: deux é.oles du soir pour les jeunes ouvriers. — Afœurs, coutumes et caractère de% habitant* du Bas Rhin, iA2 — Montagnes -. Les Vosges sont couvertes de plantes jusque sur leurs sommets les plus élevés, qui forment des plateaux arrondis ; si elles offrent parfois des déchirures et des traces de désordre, ce n'est que dans le voisinage des torreuts, sur quelques pentes rapides exposées au nord. Le
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gibier y abonde ; on y trouve de superbes sangliers. — Monuments : La cathédi aie , H2 ; l'horloge, ufi ; Frauenhans, 120; château impérial, 1 20 ; lycée, i2l ; acadéniie, 121 ; Saint-GûTP laume, 122; manufacture de tabac, 122; rue Brûlée, 123 ; préfecture, 124; hôtel de ville, i2J ; théâtre, 125; Suint-Pierre le Jeune, 125; halle aux blés, 126; statue de Kléher, 126 ; Temple-Neuf, 127; statue de Guttenberg, 13-2; halle commerciale, 132 ; Suint-Thomas, 132; mausolée du maréchal de Saxe, 133 ; Saint- Pierre le Vieux, ; monun ent de Desaix, L4X — Musées : Musée de peinture, 124; musée d'anatomie, 122; musée d'histoire naturelle, l2 l» — Physionomie de la ville, iM : Ponts, 12a ; portes, 138; promenades, iZ9.— Rang:
Chef-lieu du département du Has-hhin.
— Situation : Dans la vallée que lorment les Vosges et la forêt Noire. — Sociétés savantes : Société des sciences, agriculture et arts du département du Bas-Khi n ; société du muséum d'histoire naturelle; société historique d'Alsace; société philharmonique. — Sol : Aux environs de Strasbourg, le sol se présente sous deux aspects differenis : entre 1TU et le Rhin, et sur la rive gauche de 1*111 , la terre est caillouteuse ; elle est argileuse à l'ouest de la ville, et infiniment plus
firoductive. On y cultive de pi élérence es plantes potagères et maraîchères.
On voit des vignes sur les collines qui sont dans le voisinage de la ville ; mais le vin qu'on en tire est également faible en produit et en qualité.
Toul, — Bibliothèques et collections : Une bibliothèque publique de trois mille volumes. — Biographie, nX — Cultes : Catholique : deux paroisses; israélîte : une synagogue. — Culture : Les deux tiers du territoire sont employés à la culture des céréales, des pommes de terre, des légumes., du houblon et des prairies artificielles. Les vignes occupent une superficie de 445 hectares,et produisent 2û 700 hectolitres d'un vin estimé. —
Etablissements de bienfaisance et d'assistance publique : Hospice et maison de charité,; salle d'asile ; caisse d'épargne. — Etablissements militaires : Fortifications ; casernes; poudrerie, arsenal, manège couvert, hôpital militaire. — Foires : Le a septembre et le vendredi suivant, le dimanche de Quasimodo, le 3« lundi de juillet, le 2 e lundi de novembre. — Histoire :
£7* — Hôtels : d'Angleterre, de l'Europe, de la Cl< che d'or, du Cheval- Rouge. — Industrie et commerce :
Vin ; fabriques de cotonnades et de bonneterie; filatures de coton ; broderies; tanneries; fabrique de faïence dont les produits sont recherchés. — Instruction publique: Collège, écoles primaires. — Monuments afl : Cathédrale, 59^ Saint-Gengoult, ai, — Rang : Chef-lieu d'arrondissement du département de la Me.urihe. — Société savante : Annexe de la Société d'agriculture de Nancy.
Trilport, 19.
Varangéville Saint-Nicolas, ai, - Biographie, M* — Foire» . l e dernier vendredi de mars, le samedi avant la Pentecôte, le dernier vendredi de septembre.
Varennes, 24, Vendenheim, i06.
Villemonble, &.
Vitry-la-viUe, iL
Vitry-le-Franoois, il^Foires : Le 2i février, le 4 mai, le 22 juillet, le 1" septembre, le 11 novembre, le 1 er décembre. — Histoire, 4i — Hôtels : de la Cloche d'or, des Voyageurs. — Industrie et commerce : Grains, filatures de colon, fabriques de bonneterie et de chapellerie. — Instruction publique :
Collège, écoles primaires, écoles de géométrie pratique , de dessin linéaire et de dessin . — Monuments : Église, 47; halle, 48j salle de spectacle, 4JL — Physionomie de la ville, 4i — Rang :
Chef-lieu d'arrondissement du département de la Marne.— Situation : Sur la rive droite de la Marne.