Ib., l
4. Anliqiiitèx judaïques. I. 18, c. 4, cité par Eu.ièbe : Déni. év. 1. 4, c. 2.'!, <■ .Tésus ôtait le Christ », etc.. Los protestants C.iippel et Hlotiilvl avaient montré l'interpolation de ce passage.
DE PASCAL A CHATEAIBRIAND
Les Un des plus grands miracles est l'accomplissement des prophé-
prophéties ties dans la personne de Jésus, Houteville ne dit rien ici de nouveau. Il admet leur double sens, leur inspiration selon la doctrine orthodoxe, leur conservation scrupuleuse. Il y a toujours 70 ou 80 générations vivantes à la fois. Une d'elles n'aurait pu toucher aux prophéties sans soulever les 70 autres (1).
Le fait le plus considérable qui ait été prédit est la résurrection. En la niant « on charge la résistance d'absurdités insoutenables » (2). 12 miséreux auront fait croire un conte au monde entier. « Il sera vrai que «lurant près de 17 siècles on n'aura su « trouver le mot de l'énigme, ni inventer un dénoùment tant soit « peu vraisemblable à ce malheureux mystère, à ce prodige de « séduction » (3). — Fort bien, mais puisque la résurrection a une importance capitale pour le salut des hommes, pourquoi ne pas la rendre éclatante et publique ? — Déiste, l'athée pourrait vous demander à son tour : pourquoi Dieu ne s'est-il pas manifesté plus clairement ? Vous avez des preuves sufïisantes de son existence, nous en avons aussi de la résurrection.
Ce prodige est d'ailleurs inséparable d'un autre : la communication de dons surnaturels aux apôtres et à ceux à qui ils imposaient les mains. Les peuples n'ont cru à la résurrection que parce que la prédication de ce fait incroyable était appuyée de miracles (4).
Objections La démonstration ])ar les faits ne serait pas complète ni loyale, si l'on ne répondait i)as aux objections. Houteville expose les plus fortes dans tout leur jour avec une droiture et une crànerie qui inspirent une grande estime pour son caractère. « On en voit mieux ce qu'il faut croire quand on voit de suite ce qui pourrait en détourner » (5). 11 critique certains « zélés » (6) qui exagèrent le péril des objections lumineusement ])résentées. On adressait le même rejjrochc à Bellarmin dont les protestants imprimèrent à part les objections qu'il s'adressait à lui-même (7). L'apologiste ne
1. CoUo partie de INpiivip iVIIouleville est la plus fail)lc. Il défend mal la prophêlic de Juroh sur le sceptre de .luda et celle iVIstiïc sur re.iifauteinent de la vicrfie. Pour celle de Daniel, il admet le calcul de l'crriind.