Dans la parabole du Semeur
3. Mat. 23, 29. Jésus >• leur fait sentir qu'en déplorant un moindre crime ils vottit en consommer un plus grand ». Abbé Moïse IV, 197.
5. « Lorsqu'un terme a 2 accepHons, on peut, on doit môme lui donner ceUe qui est la plus convenable ». I, 455. — T. IV, 11" question, on donne un sens favorable à un texte incomplet dont les 70 et la Vulg^te ont donné une interprétation inadmissible. V. Segond et Crampon 1 Sam. 13. 1. — /.?<■ (fueslion : comme il n'est pas croyable qu'un mur ait écrasé 27.000 hommes (3 Rois 20, 30) on remplace mur par fureur : « on tomba avec fureur sur les 27.000 hommes ». — ïfi" question : les jeunes garçons dévorés par des ours pour avoir insulté Elisée deviennent des « gens du petit peuple > simplement « blessés » par les ours. V. surtout dans la 22" question le remaniement fantaisiste de Luc H, 47 sq.
Apologies particulières. La défense de la Genèse
en 1778 a tout à coup ranimée (1). En effet, les apologistes ne se lassent pas des corps à corps avec tel ou tel philosophe, avec d'Holbach (2), Helvctius, Montesquieu même (3) ou Bayle (4). Hervieiix, l'abbé Reiinaiid s'en prennent à Delisle de Sales (5) ; le P. Richard, Barruel à Robinet, l'abbé Canuiset à Clootz. Ils méritent l'oubli où sont tombés leurs adversaires.
Toutes les réfutations de BufTon sont viciées par la préoccupation de justifier Moïse.
Les Lettres physiques et morales de Deiac sur les montagnes et sur l'histoire de la Terre et de l'homme {(^) renferment 136 lettres d'observations, 12 lettres de théorie. Les premières, recueil de faits patiemment rassemblés (7), offrent un grand exemple de recherche sincère et d'abnégation scientifique qui met l'ouvrage à cent coudées au-dessus des autres, écrits par des curés dans un cabinet. Aucun savant du temps, après Buffon, n'a fourni un pareil effort. Deluc parle toujours avec déférence du grand natu-
1. Aux Obsci"s-ations de la Faculté de ihéologie (nov. 1779) Buffon rôpondit par des protestations de soumission et d'orthodoxie (mai 1780). Il écliappa ainsi à la Censure. V. Picat, Mém. hist. [17] , III, 7. Sur toutes ces polémiques tliéologico-scJentiflques, V. Mornet : « Les sciences de la nature » [105 bis].
2. Richard réfute le « Système social « et la <■ Politique naturelle « dans sa Défense de la religion, 1775 (V. liibliogr.) Anon : c- lie flexions importantes sur la religion » 1785, contre le « Système de la Nature «. Paulian : « Le véritable Système de la nature » 1788. Le Gros : « Analyse et Examen de l'Antiquité dévoilée, du Despotisme oriental et du Christianisme dévoilé «, 1788.
3. Floris : « Des droits de la vraie religion » 1771, contre la thèse de la relativité des religions,
4. Les « Instructions pastorales » de Du Partz de Pressy, déjà mentionnées.
5. Delisle de Sales, ancien oratorien, avait publié en 1769 sa Philosophie de la nature ou Traité de morale pour l'espèce humaine, tiré de la philosophie et fondé sur la nature « compilation infonne qui veut être une espèce de somme du théisme » (Masson, o. c. III, 120), 4 v. 8». Ilervieu.r de la lioissière le réfute en l'opposant à lui-même, mais les affirmations orthodoxes de Deliisle étaient de simples précautions. Les contradictions du livre intitulé : De la philosophie de la nature, avec un discours préliminaire sur la religion chrétienne contre les philosophes de nos jours (an.) s. 1. n. d. 1775, 12. L'ahbé Ilennaud, « appelant » protégé de Caylus, publia la même année : Errata de la Philosophie de la nature par un R. P. Picpus, 12. — Le livre de Robinet, ancien jésuite, « De la Na.ture », datait de 1761. V. Grimm IV, 190. Richard écrit en 1773 : La nature en contraste avec la religion et la raison. Paris 8», et en 1779 Réflexions d'un citoyen gui aime son prince, sa religion, sa patrie, sur l'ouvrage intitulé <• Félicité publique » (de Chasitellux) et sur celui gui a pour titre : « Dictionnaire universel des sciences morales... ou Biblinthèguc de l'hammc d'état et du citoyen (d(o Robinet), Deux Ponts 1779. 12. Barruel consacre à Robinet une partie de .ses Ilelviennes. 1781-88. Camuset publie un recueil de pensées détachées contre la « Certitude des preuves du mahométisme » de Clootz : Pensées sur le théisme, ou défense d'Aligier-Der, Paris 1785, 12. Il y insiste sur l'idée que le miracle tombe sous les sens.