‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 45 sur 397 · V. sur la (|uestion de la f^ràce, t. I · texte numérisé non relu

V. sur la (|uestion de la f^ràce, t. I

4. V. Fabriciiis : « Delet-tus ■> , p. 170 ; Ilouleville. <>. c. Discours préliminaire, éd. 1749, t. I, 268.

â. Paris, KiS.'î, 4". L'auteur fut d'abord préicpleur île Thomas du Fosse, aniii des solitaires. Il mourut chanoiuc d'Avranches.

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({ue la raison peut nous enseigner, puis la nécessité d'une révélation. Les caraetères de la révélation divine sont : le crédit personnel du messager et les signes surnaturels. Il les cherche inipiloyablement chez tous ceux qui, depuis Adam, se sont donnés comme envoyés de Dieu. Il les trouve éminents dans Moïse et surtout en Jésus-Christ.

Mais sa modération éclate quand il admet que les livres ino- .saïques ne soient i)as de Moïse lui-même et aient souffert des additions, que la Bible est faite pour enseigner la religion, non h» physique ; (|uand il donne de la Trinité une idée rationnelle en conq)arant le Fils et l'Esprit à la pensée et à l'amour de Dieu, sans parler des trois per.sonnes, quand il atténue enfin l'horreur des peines éternelles (1). Il avance un principe intéressant: la conformité de l'enseignement du christianisme avec l'enseignement de la raison, mais sa pensée n'est pas assez vigoureuse pour le pousser bien loin. Il mentionne en passant la i)reuve pragmatique, mais n'en voit pas la fécondité ; elle lui ajjparaît, connue il est naturel à un intellectualiste, par le côté objectif : la religion est source d'ordre et de vertu. — Son livre prolixe et médiocre dans le bon sens du mot est l'd'uvre d'un esprit honnête et assez éclairé, qui a lu Pascal et Bossuet sans bien pénétrer le premier, d'une âme généreuse et pieuse.

Choisy piyjj séduisant encore et mieux proportionne aux lecteurs fri-

et Dangeau voles est l'ouvrage anonyme que composèrent deux académiciens

de condition : l'aimable François Timolkox dk Choisv et l'abbé

i)K Dancikau (2). (^e sont î I)i(ilo{/iies sur l'iinmortnlitc de l'Ame,

l'existence de Dieu, la Providence et la religion (1084).

Les trois |)remiers objets sont démontrés par les sens et leurs merveilleux usages, car avec les peuples que les missionnaires évangélisent (mais nous pouvons entendre : avec un jjublic mondain et cartésien cpii glisse au rationalisme), « il faut emjjloyer « des raisons qui soient tirées de la connaissance de nous-mêmes, 1^ (/ui ne dépendent d'aucune autorité et qui ne présupposent w aucune instruction précédente •» (3). Le fond est sans valeur,

1. Lii peine ser:i |)r()|)()rti()miée à la malice el peut-être beaucoup luoiiulre,

]). .i.'lll S(|.

2. De Choixt/. né et mort i\ Paris (Ki 11-1721), fut doyen de la cathédrale de Hiiyeiix. Après des erreurs de jeunesse un peu forles, il se fit ordonner prêtre aux Indes, où l'avait mené luic ambassade auprès <lu roi de Siani ilfiS.")). 11 i-esta enjoué et superficiel. Il est surtout connu i)ar son Histoire de l'église, 11 V. I". — Ihiiniean (10 i:!-172.'l), frère du courtisan modèle, fut converti au' catholicisme par Bossuet. Il est l'auteur du l'"'' dialogue ; le second fut fait on collaboration. " C'est un ouvraf^e claii-, solide et parfailemcnt écrit... il doit être recherché avec le plus vif empressement », dira le journal de Trévoux en 17(»9, à l'occasion d'une réimpression (\t. .'>.">2). V. N. r. /. 1684, I. II, 53.

3. Préface. ChaufTez votre main, sentez une fleur. Vous préférez l'un à

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