V. l'opinion dédaigneuse de Grimm, V
5. Mémoires du duc de Luynes, let. du 19 juil. 1757, c. p. Desnoireierres t. V. 119. C'est cependant l'ouvrage qui tirait des larmes au sarcastique Grimm : « Je ne puis m'empêcher de prononcer l'anathème contre celui dont \l^J^^^J^^^l rempliraient point de larmes à la lecture d'un ouvrage qui fait tant d honneur rXmanUé^» III, 160. Et le Journal Encyclopédique [66] se portait garant de fa candeur de l'écrivain: « Ceux qui croiraient devoir s'élever contre le poète lui prêteraient un dessein [d'impiété] qu'il n'a jamais eu ». Mai l/o6 p. 80.
If
DE L'ENCYCLOPÉDIE A l'ÉMILE 355
de réponses, faibles en général et consacrées à signaler les hérésies beaucoup plus qu'à les réfuter. Elles s'accordent à déplorer 1 absence du sentiment du péché dans un ouvrage qui déclare ÎI raison suffisante pour nous conduire, les diverses rdigions inutÏ les ou ridicules, la tolérance nécessaire
L^Antinaturaliste (1) est bienveillant : « La prière qui est à la
: tl ro'""' '"* ^'""^"^ ' ^- ^^ Voltaire qui ne^arle dans
« tout 1 ouvrage que comme un philosophe qui s'égare et non pas
« comme un novateur qui se fait abhorrer » (2) Personne ne
peut dire si Marc Aurèle sera damné et personne ne dU qu'on so"
sauve pour avoir vécu dans la crasse, mais ce qui est certain
c est que la raison est insuffisante puisqu'elle ne maîtrise pas ils
passions et n'empêche pas Alexandre de tuer Clitus. La vari
des religions prouve que le besoin d'un culte est une loi naturelle
La Parodie antidotiqae (3) et le poème de Sauvignu (4) foni
nous contente et ne nous sauve pas. « Interroge ton cœur ne lui manque-t-il rien » 7 dit la première. Le second montr'aussl la vraie religion immuable sous ses 'trois états et conclut à la légitï mite d'une intolérance modérée, car l'exemple de VAnJeUvve prouve qu'on n'éteint pas les sectes par l'indifférence. .
Le P. Bonhomme développe assez bien dans VAnti-Vranie (5)
me tTh^'r '""'"*" ' '' ^''^'^ ^^^^P*^ ^- mystères to" comme le chrétien, avec cette différence qu'il ne peut pas les défen
dre contre le spinozisme ou le matérialisme. 'on n7peu adîet-'
tenue' Sinon d'T'^* '' ^'^'' ^^^^^^^^ '' ^'^^P«'^-^ chrétienne. Sinon Dieu est un monstre et l'athée a raison
Voltaire le sentait à mesure que la vue du mal le frappait davantage. Aussi retrécit-il, après Lisbonne, sa notion de la DivinTtr II y a réellement du désordre dans le monde, sinon les volcans s*'a lumeraient dans le fond des déserts. voicans s al-
La réponse que Rousseau lui envoyait en tremblant (6) est deve nue classique. Ses arguments ne sont pas originaux! Lries^ ce
^^ L « on Examen critique du Poème de la religion naturelle ,., Berlin 1756, 8»,