Journal de Paris, 22 sept
7. Caraccioli, par exemple, s'est adouci. (V. supra 396 n. 4). Il ne veut pas <r autoriser les hérétiques à faire les prédicans ». (ouv. ci-dessous 321) veut ôter aux incrédules l'argument de l'intolérance de l'Eglise. Il condamne « les inqui-
DU (( SYSTÈME DE LA NATURE )) A LA RÉVOLUTION
tent plus guère au sens de Bossuet le droit divin des rois(l).
Les représentants les plus marquants de ce groupe sont Tabbé Fauchet, Daunou, Necker.
Les discours du premier sur la religion nationale (2), sur 1 accord de la religion et de la liberté (3) renferment plusieurs des idées des prêtres constitutionnels. Mais le manifeste des esprits modérés qui forment la majorité de la Constituante est l'article « De la religion publique » de l'ex-oratorien Daunou (4), si curieux amalgame de catholicisme, d'étatisme selon Rousseau,' e1 de libéralisme issu des autres philosophes. Daunou conserve la religion romaine comme religion publique, selon le vœu de la plupart des Cahiers, mais il l'amende ofïïciellement et la rend nationale. L'exercice des autres cultes est libre, mais leurs adhérents ne pourront être instituteurs. Cette œuvre était, à cette date, puissamment apologétique, car elle séparait la cause du christianisme de celle du pape et des rois, enveloppés demain dans une haine commune (5).
Mais le sang de Rousseau se reconnaît bien mieux encore dans Necker, qui publia en 1788 son livre: De l'importance des opinions religieuses (6).
L'homme d'Etat se demande comment il peut faciliter sa tâche de conducteur fi'hommes. Au cours de sa carrière, il a vu « com- « bien les gouvernements les plus sages ont besoin d'être secondés « par l'influence du ressort invisible qui agit en secret dans les « consciences » (7). Or ce ressort n'a pas de point d'appui plus
StBZÙ^.]^^ dragonnades « suscitées par des prêtres fanatiques » (285), la St-Barthelemy « qui dodt être effacée de la suite des jours » ib / -C nar sa tolérance modèle des législateurs (an.) Paris 1785, 12 Beaucoup plu^ à gauche on trouve Du Closel d'Arnery, avocat, aussi ennemi de rintoléïance que 5e rCôz Lr/tf z' ' l'inqi^sition de brûler PEvangile qui la ^ZLTvuVs L. 'j.i'^'^'^""':^ f . '^ ^<^PPort essentiel qu^^ont tourtes les sectes ou religions avec les religions chrétienne et naturelle. Brux. 1788, 80.
1. Ainsi rabbé Liger admet bien que l'autorité du roi est sacrée, mais il doit son eléva ion au choix du peuple. Triomphe de la relig. chré^. sirZtel les sectes ph^losophiques, Paris 1785. 12. p. 432. A mesure que le siècle Lvance, îa
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