VI PRÉFACE
verra combien mes espérances, mes impressions premières ont été peu à peu déçues, Si ‘élément personnel s’y laisse trop voir, j'espère, d’un autre côté, qu’il animera le récit et qu’il sera aux yeux du lecteur une garantie de sincérité.
De mon voyage à Cuba et dans l'Amérique du Sud, parmi des populations inférieures sous tous les points de vue aux hommes des États-Unis, il m'est resté deux convictions, que je consignerai ici avec plaisir; car elles sont toutes deux à l'avantage de notre vieille Europe.
Rien de tel d’abord que notre nature, nos pelouses fleuries, nos côtes dentelées, nos bruyères, nos rochers arrondis par la chute de nos fleuves et de nos torrents! La nature tropicale est monotone et perfide. Une tristesse profonde, une sorte d'horreur religieuse plane sur ces forêts. On sent que c’est dans ces lieux qu’habitent les Éons que les archanges n’ont pas encore domptés.
Rien de supérieur non plus à nos climats.