‹ De Québec à VictoriaChapitre 26 sur 67 · SU —16— K · texte numérisé non relu

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Mas ce n'était pas dans les batailles que les braves 8e distinguaient Je plus, et’ acqüéraient des titres à “l'adiniration de leur tribü'; c'était dans des combats

‘ sinvuliers ou: -dans des expéditions isolées, . Le) jeune g guer rier qui voulait se faire un nom partait:

seul pour surpréèndre le camp-des ennemis; il allait à à

pied, et non à ‘cheval, pour se cacher plus aisément, Il | “cheminait, ‘tantôt le dour, ‘tantôt le nuit, selon qu'y. avait plus ou moins. ‘de danger dé tre découvert. I n alhunuit pas de feu, quand il se reposait où. s'arrêtait :

pour, munger, parce que la fumée aurait pu trahir SA

présence,

Quai il avait découveit le camp enuemi, il s’en

fayprochait, au milieu des nuits les plus noires, avec toute #

la prudence du serpent et en rampant comme -lui à

travers Jes herbes, de manière à trornper la vigilance d des chiens Lux-mêmeEs.

Pris, il s'élançait tout À coup vers sl tente d un chef ..

DU sur une sentinelle endorn mie ; il tuait et scalpait Les premiers ennemis qu'il sut prenait, et, quand. l'éveil était ‘

® donné, ils enfuy ait vers d'endroit où il avait vu paitre.

, des Chevaux, se hissait en un clin d'œil sur celui qui lui

\ uv ait paru Île meilleur, et disparaissait bientôt dans }x

es” \. or Ce

dit, émmenant devant Jui les cours siers affolés les plus.

Da

éloignés du CAMP, 7. L

Qu on imagine son, 2. triomphe quand il rentrait dans

He, Le .

sa tribu, monté s sur un cheval fringant, et portant à à : sa

ceinture quelques chevelures desennemis! . + C'était ane. expédition de ce genre que rêvaient ‘de ., : faire les denx héros de ce. récit, lorsque par suite d'un accident de terrain qu'ils n'avaient pas soupconné, ils s'aperçurent tout À à coup, côtoyant, l'un vers Pantre; un | - ruisseau qui serpentait dans la plaine, CE Ils firent’ halte, se mésurèrent” des’ yeux cé se mirent à réfléchir. Allaient-ils-se battre ? Mais où serait la “gloire de se Lattre ainsi-sans-témoins ? Etwils se bles- : saient tous deux mortellement, qui irait. ucünter ae frères leurs coups d'éclat. et les péripéties de.la! lutte ? De loin, ils se, communiquèrent ces sentiménts par ,

signes, et déposänt leurs armes dans l'herbe ils. marché rent. l'un vers l'autre. Is: se saluèrent, s'agsfrènt au bérd dur ruisseau, maugèrent et fumèrent en émble, pui

“Fnard’eux proposa de ‘jouer®. RS .

- La passion du: jeu est bien digpé nature, et elle . trible chez les Sauvages. Lx” proposition fut acc tte avec un cri de joie, et les. déux joueurs, assis -en face

un de lantré sur r le. täpis” ‘vert. de BR prairie, prépari ê-

-L espace dé terrain qui 1es sépare est divisé, en deux . : “ chaéan y- plante un nombre égal de bâtorinéts’ repré sétitant un nombre convenu de points, En même temps, . là valeur des objets. qu'ils vont jouer — car ils n’ont pas : d? argent — est “fixée par un nombre conventionnel de

To, D un nn Re . } ‘ ù 5e , . 6 Ne

TT USE = points. Ainsi par exemple, le fusil de chaenn est évalué à cinq cents Joints, le coutelas et sa gaine à cent points, de collier et la ceinture à, cinquante points chacun, et aipsi de suite pôur toné les objets. qu leur aprértien-

nd, sans excepter les vêtements.

te ë8 préliminaires posés, ils tirent au sort pour savoir . qi jouera le premier, et celui que le sort désigne prend | deux petites pierres dans ses mains, | "et entonue wi de vés chants bizarres, insaissables, monotones,. et sax

RE aroles un "aie tiste ne sdürait noter.

“Tout en chantant, il fuites passes, avise les-rains dr sou .dos, les ramène en-avant, les-élève. les tisse, et. les tenant bien fermées sous le regard de 'intre j jonenr, il Ii fait iléiner dans qrèlles mains. sont”

les deux pierres,

il devine juste il a gagné dix, vingt, trente: points “cr plus. suivant la convention, sil se trompe, ia . perdn, | a a Le compte des: points perds, ou & zngnés se tient en “arrachant les, petits batèns., plantés. dans le sol qui suit.

tie de en. les replañtint dans “le terrain. du

ns : #

. gagnant. re ".:Alors, l'autre jonenr prend les pierres, ‘fait les mêTes

| passes S fredonne le même air « hé! hi! ho! hu! hoù.! et fait deviner. son adversaire, | “ ".

C'est ainsi que nos deux guerriers s amüsèrent pendant

près de deux heñres, avec des Alternatives de, joie ete” À - Ë

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