‹ De Québec à VictoriaChapitre 47 sur 67 · LISE · texte numérisé non relu

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: s'emparer ? EN: “Wien, tant mieux! pour eux! Ah! ils | fondent des villes dant. 5 tre pays ? Eh! bien, tant.

Quant pr nous, nons nous contentons de les regarder | . faire, ou bien nous allens peupler leurs manufactures : «es Etats de PEst, qu "ls seraient ‘ obligés de fermer sans nous.

Ah ! que je reconnais bien à ce trait mes excellents

nous n'avons pas le sens pratique. La politique nous passionne, le sentiment nätional nous exalte, mais les, affaires nous laissent froids. L Le /

« Dans cette région éloignée de. notre pay $, nous diéait M. Lynch dans une conférence récente (mars 1892) à à Québec, il-ÿ- a des trésors que vous ignoréz et je viens

vous les révéler ; il y a là des gisements d'argent et de”

plomb d'une: richesse étonvante, et les Afnéricains sen emparent ; déjà, Üs y ont bâti des Nilles, . dtabli” des lignes de’ “bate: Lux, construit des chemins de fer, et ils ont acquis: de grändes. étendues” ‘de terrains miniers, : Allez-vous vous contenter de les regarder faire? ? Est-ce

que votre râce n'a pas a prétention d'avoir sé ‘part de

ces richesses que la Providence à semé 6 sur votre sol?”

Et nous avons par u.Jui répondre # “Ah1il y a Ji-bas/stft le sol canadien de riches placers d'argent dont’ les : Américains sont en voie de.

mieux pôur noué! / ; 4 . i/ ? s -

toinpatriôtes 4__Nous-somnies-tous dés” idéalistes, m nus nu

—" Mais, reprend M, Lynch, ces villes qu'il bâtissent, ils lé bâtissent à leur profit et à vos dépens. Is Y font dés fortunes qu ‘ils tirent de votre sol !

Que voulez - vous ? répliquons - nous, nous ne

Le sorimes pas -nés spéculateurs,. et. nous ne savons pas sxploiter nos richesses. Partout où il y a de l'argent à faire, nous arrivons toujours après les autres. Suivant.

“une comparaison populaire, de tous les beaux vaisseaux «, de lait que. k Providence a mis dans notre laitérie,. “a-

crême est prise par Tésrantres races et nous ne gardons

que le lait sûr...” ji.

- Nous pourrions prolonger ce colloque ; mais le seul

contraste qu’il rappelle entre les aubfes races et la nôtre

devrait suffire À réveiller un pen pañni 7 nous d'esprit

initiative et d'entreprise. |

Ilest-certain que nous contemplons avec trop d'indifférence les magnifiques développements que prend notre Ouest- canadien sans nous soucier. d'y réclamer

"notre part + .

| Vaäinèment dance on le Manitoba comme le plus riche grenier de la Puissance. :Vainement + vante- : t-on la fertilité des immenses vallées des deux Saskatchewan. ' ainement essaie-t-on d'attirer. l'attention des’ ” “habitants de l'Est sur les richesses minières de VOuest et.de fa Colômbie Britannique. | . semble que tout cela ne nous regérde | pas, nous

7 mn 06 —

2 surtout, Canädiens-français, que les riches contrées de l'Ouest soient l'apanage Ketusif des autres races, Nos frères dû Mnnito à nous invitent et hoùs pressent Sans DOuvVoir 7É Giller otre apathie; et Sendant que les Amérieni abandonnent la N ouvelle-Angleterre pour aller se <er dans l'Ouest de-leur pays ét du nôtre, [nos compatfiotes continuent d'émigrer vers ces Etats

qui ne sfffisent plus à à faire vivre leurs premiers oveu-

# Parano ne Suivent-ils pas plutôt le ‘courant qui - haine Jé autres nationalités vérs l'Ouest, pendänt qu'il en” est encore temps? Il nous paraît qu'il L a une ange aberration.

“pa

F8 C'est pourquoi nous attirons l'attention ie sur Ac sujet qui nous semble d’une importance majeure. - Il ./'est plus que temps d’aviser ‘aux mésures à prendre Î pour déterminer dans notre province un mouvement “qui détournerait le courant d'émigration des Etats de la Nouvelle - Angleterre et Le” dirigerait vers l'Ouest

Canadien. 27

Déjà gous summes fort en retard ; mais il reste encore dans ces vastes contrées bien des terres et ‘des richesses inoccupées. Hâtons-nous d’én prendre . au moins une pelite part. Connaissons enfiñ notre pays,

et ne laissons. pas les étrangers accaparer toutes - nos. richesses.

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