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JAPON. — INDUSTRIES MANUFACTURIÈRES

Aux anciennes industries, porcelaines de Kioto et faïences de Satsouma, meubles incrustés, émaux cloisonnés, bronzes, objets en laque et en écaille, nattes et broderies de soie, sont venues s'en ajouter de nouvelles importées d'Europe ou des Etats-Unis.

Parmi celles-ci la métallurgie et la sidérurgie sont en voie de développement. S'il a pu fabriquer ses canons et ses fusils le Japon ne peut encore construire lui-même ses machines-outils, toutes les pièces de ses navires de guerre, son matériel de chemin de fer. En 190811 a acheté au dehors pour 5.800.000 francs de locomotives et de wagons, en 1907 pour 6 millions de rails d'acier, 7 millions de machines et chaudières, 11 millions de plaques et feuillards d'acier.

IndiistiHes métallurgique, sidérurgique et de constructions mécaniques au 31 décembre 1907 :

Fonte : Nombre d'usines et ateliers 261

— Che\aux de force employés 32.903

Manufactures de ??iachines, constructions navales et fabrication d'instrumejits divers :

Nombre d'ateliers et usines 826

evaux de force employés 25.791

Nombre total d'ouvriers. 62.045

L^industrie des constructions navales fait de sensibles progrès. Une loi en 1896 a alloué des primes à tout constructeur japonais de navire de fer ou d'acier d'au moins 700 tonneaux de iause brute. Au lendemain de la auerre avec la Russie, il fut lancé au Japon 27.000 tonnes de bateaux à vapeur et 30.657 en 1907. A la fin de 1905, 216 chantiers et 42 docks dont Tun de 714 pieds, le plus grand de l'Extrême-Orient, facilitèrent la construction des plus grands navires, croiseurs de 18.000 et cuirassés de 20.000

52 LES GRANDES PUISSA^JCES MONDIALES HORS d' EUROPE.

tonneaux (i>. Les directeurs de ces entreprises espèren" bientôt pouvoir se procurer toutes les fournitures nécessaires à la fonderie gouvernementale de Wakamatsu.

Le travail des textiles est en pleine activité. Plus d( 5.000 usines filent et tissent le chanvre et la laine, le cotor et la soie. En 1906, le Japon a importé pour 23 million* de francs de laine, soit le triple qu'en 1901, en 1908, pour 325 millions 1/2 de francs de coton brut, qu'oui travaillé 9.600 métiers mécaniques et 1.600.000 broches. Le nombre de celles-ci va être incessamment augmenté de 270.000 unités. Outre des tissus de qualité inférieure, les 25i filatures ont exporté surtout en Chine, en 1906, pour 90 millions de francs de fils de coton. Toute la soie récoltée dans le pays est filée sur place et une grande partie en est tissée par 2.500 manufactures. Les exportations annuelles de soie brute et de pongées atteignent 30(] millions francs. Des finisseuses du dernier modèle oni été introduites et un Bureau contrôle soigneusement la qualité des soies écrues.

Industrie textile au 31 décembre 1907 :

Nombre des usines et ateliers 5 . 828

— des chevaux de force employés 68 . 621

. ( hommes 40.853 i

- d oumers '^ ^^^^^^ 3^3 gj^ | 354.667

L'industrie sucrière née d'hier se développe rapidement. En 1908, des sociétés au capital de 115 millions de francs ont planté du sucre à Formose et commandé pour 18 millions de francs de machines perfectionnées à l'étranger. La consommation annuelle est d'environ 6 kilogr. 1/2 par tête, ce qui est un chiffre important étant donné la date récente de l'introduction du sucre au Japon. Une bonne partie de la fabrication locale, qui tend nettement à augmenter, est destinée à l'exportation.

{\) A ia fin de 1908, il y avait 236 chantiers et 52 docks.

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