‹ De quelques considérations sur les fractures de l'extrémité supérieure du péroné: Par arrachement et par choc directChapitre 12 sur 28 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Comme dans tous les genres de fracture, la première indication à remplir dans le cas qui nous occupe est de réunir et de maintenir les fragments Île plus possible dans l’immobilité et dans une bonne position. Pour obtenir cerésultat, onemploieraunappareil contentif; appareil silicaté comme nous le voyons dans l’observation de M. Thibierge, appareil plâtré, comme dans le cas de M. le professeur Duplay, ou bien encore une gouttière métallique, ou un appareil de Scultet.

Dans les cas les plus simples, on peut mêmelaisser la jambe au repos absolu, sans appareil. C'est du reste le traitement préconisé par Callender ; il faut dit-il, surtout compter sur le temps et le repos au lit. On pourra lutter contre la paralysie musculaire, au moyen de l'électricité ; c'est un moyen indiqué par Duchèêne (de Boulogne) ; :’est un moyen qu'ont em-

ue ployé également MM. Gaujot et Terrier. Les bains, les douches peuvent aussi être d’une grande utilité.

Pour remédier à la déviation du membre, dans le cas de paralysie des musclesfléchisseurs de la jambe, on se servira de chaussures faites suivant le cas.

Contre la douleur, on emploiera les injections sous cutanées de morphine, et si elle était excessive, si par suite, la santé générale du malade venait à en souffrir, on pourrait songer à une intervention chirurgicale, soit pour dégager le nerf, s’il était englobé dans le cal, soit pour le réséquer, s’il était profondément altéré.

Quant à l’amputation du membre, on ne devra y avoir recours qu’à la dernière extrémité; bien que dans les deux cas rapportés par le docteur Callender cette opérationait donné deux succès.

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