HISTORIQUE
Parmi les documents que nous avons pu recueillir, sur les fractures de la tête du péroné, nous rencontrons les plus anciens dans le traité des maladies des articulations de Bonnet. Dans ce traité, sur lequel nous reviendrons du reste, Bonnet s'applique particulièrement àdémontrer la possibilité de ces fractures et leur mécanisme.
Dans le dictionnaire de Jaccoud, à l'article «jambe », nous trouvons quelques lignes,où l’auteur tout en constatant la possibilité des fractures de Îa tête du péroné, et même le danger des lésions du nerf sciatique poplité externe, ne s'appuie que sur des données cliniques insuffisantes.
L'observationla plus anciennerelative à la fracture de la tête du péroné, a été communiquée par ‘M. le Docteur Herrgott, à la Société médicale du Haut-Rhin, dans sa séance du 30 avril 1854.
EEE
Par ordre de date, nous trouvons en 1870, dans une publication anglaise, /Saint-Bartholomew's Hospital reports vol. VI, 1870, p. 34) une étude du Docteur G. W. Callender, sur les fractures. Dans ce travail, il relate deux cas de fracture de la tête du péroné, dans lesquels les accidents consécutifs ont entraîné des douleurs telles, qu’on a dû recourir à l’amputation, sur la demande des malades.
M. le professeur S. Duplay présente le 24 mars 1880 deux nouvelles observations, dont l’une était accompagnée d’autopsie. Dans la même séance M. Maurice Perrin rapporte un cas pris dans le service de M. le professeur Gaujot, du Val-de-Grâce.
En 1880, M. le Docteur Tisserand fait quelques expériences sur les fractures par arrachement, et en fait le sujet de sa thèse inaugurale. Mais, comme l'indique le titre choisi par l’auteur, (Fractures par arrachement de la tête du péroné), il ne s'est attaché qu’à étudier cette variété de fractures. Ses expériences dans lesquelles il a toujours trouvé un arrachement des insertions du ligament latéral externe de l’articulation du genou, ne sont pas toujours d’accord avec les nôtres.
Enfin, en 1881, M. le Docteur Couette choisit ce sujet pour sa thèse inaugurale, en étudiant plus particulièrement les lésions du nerf sciatique poplité externe, et les troubles de motilité, de sensibilité et de nutrition qui en découlent.