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Aplati et tassé entre les deux feuillets du ligament triangulaire dans son tiers inférieur le pédicule nourricier s’élargit plus haut en se laissant pénétrer et dissocier en quelque sorte par les gros canaux aériens et sanguins qui se rendent au poumon pour permettre l'hématose. Il semble apparemment que les éléments anatomiques, moins tassés là où le pédicule est plus large, puissent acquérir un volume et une importance plus considérables. Mais c'est là bien entendu simple vue de l'esprit.
Le pédicule fonctionnel se forme par la rencontre et l’accolement temporaire de canaux venus de points assez distants et qui vont ensuite se diviser puis se disperser vers toute la périphérie du poumon.
Puisqu'il faut limiter ce pédicule, nous arrêterons celui-ci en dedans, à la bifurcation de la trachée et de l'artère pulmonaire, ainsi qu'au débouché dans l'oreillette gauche des veines pulmonaires. Le pédicule pulmonaire comprend donc toute la portion médiastinale de ces organes.
En dehors la limite du pédicule est beaucoup moins nette. Les gros canaux qui le constituent pénètrent profondément le poumon : dans sa partie la plus interne, que nous appellerons région hilaire, ils vont se diviser, s’enchevêtrer, se grouper pour constituer les pédicules des différents lobes.Nous pourrons, assez schématiquement d’ailleurs, arrêter cette région à un plan passant par le fond des scissures interlobaires, véritable carefour interlobaire des différents lobes du poumon.
La portion médiastinale du pédicule pulmonaire comprend d’abord dans une première portion la zone dite, par notre maïitre M. Sebileau, zone de constitution du pédicule pulmonaire. Les éléments fonctionnels s’y groupent dans l’ordre suivant :
en haut la bronche extra-pulmonaire obliquement descendante, plus bas l'artère pulmonaire légèrement ascendante et située sur un plan un peu antérieur ; au-dessous enfin, nous trouvons les veines pulmonaires également ascendantes. La veine pulmonaire inférieure est l'organe le plus postérieur du pédicule fonctionnel ; la veine pulmonaire supérieure occupe au contraire le plan le plus antérieur.
Plus en dehors le pédicule fonctionnel s’esttassé, mais il occupe encore une hauteur de 5 centimètres. La bronche est en arrière, la veine pulmonaire supérieure reste antérieure, l'artère occupe une position intermédiaire à ces conduits, la veine pulmonaire inférieure reste au-dessous de ces organes.
Au point de vue topographique, toute cette portion médiastinale du pédicule pulmonaire est en avant profondément cachée derrière le péricarde etles gros vaisseaux du thorax. En avant et en haut elle est masquée à gauche par la crosse aortique, du côté droit par la veine cave supérieure et la crosse de l’azygos. En arrière nous pouvons très schématiquement donner les rapports suivants : en dedans la zone de constitution du pédicule est cachée derrière les organes postérieurs du médiastin : aorte, œsophage, azygos ; plus en dehors le pédicule constitué est masqué par la plèvre et le bord postérieur du poumon. C’est cette zone que Shwartz décrit comme segment moyen des rapports postérieurs des bronches. Poumon et plèvre peuvent d’ailleurs être aisément rejetés en dehors pour découvrir la partie postérieure du pédicule ici constituée par la bronche. ù
Plus en dehors,au voisinage même du poumon, le pédicule fonctionnel va commencer à se disperser et la division, l'accolement, l'intrication de ses branches va se continuer dans toute la région hilaire.
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LL LEO RE, à 2
Elle occupe les deux tiers inférieurs de la hauteur de l’organe, ayant à gauche la forme d’une raquette à grosse extrémité supérieure, à droite celle d’un quadrilatère irrégulier. Un quart de la largeur du poumon sépare la partie postérieure du hile du bord postérieur de l'organe, le bord antérieur de la région hilaire laisse en avant de lui la moitié antérieure du poumon.
C'est,comme nous l'avons déjà dit en étudiant les lymphatiques, une excavation du poumon, un véritable cratère, un sinus profond de quelques centimètres où le tissu pulmonaire se laisse refouler dans la profondeur par les gros canaux qui l'abordent. Autour de ceux ci viennent se grouper les ganglions Iymphatiques qui vont remplir et boucher tous les interstices que peuvent laisser les canaux entre eux. Les vides laissés par les bronches et les vaisseaux étaient d’ailleurs déjà minimes, les veines pulmonaires s'étaient chargées de les remplir Tous ces organes, bronches, artères, veines, ganglions lymphatiques sont enrobés en quelque sorte d’une mince couche de tissu cellulaire condensé, cette enveloppe cellulo conjonctive, essentiellement dépendance des gaines vasculaires vient à la limite du poumon et au fond des scissures interlobaires s’accoler au tissu sous-pleural et dans le reste de l'excavation hilaire séparer les gros organes du pédicule du
tissu propre du poumon.