‹ De Quelques Manifestations Oculaires du DiabèteChapitre 2 sur 20 · HISTORIQUE ET DIVISION DU SUJET · texte numérisé non relu

HISTORIQUE ET DIVISION DU SUJET

Celse paraît avoir connu le diabète, mais Galien le premier l’a nettement désigné.

Willis, en 1674, reconnaissait au goût spécial et à l'odeur caractéristique là présence du sucre dans l'urine, et Rollo, en 1787, institua comme traitement la diète carnée.

Le diabète est rare dans la première moitié de la vie; cependant Prout a rapporté un cas (sur 700) de diabète chez un

enfant de douze ans; Hauner aurait constaté le diabète chez

ai un enfant d’un an; Smith, chez un enfant de vingt-trois mois; Deane chez un enfant de treize mois, et dernièrement Gaillard (Recueil d'opht., 1890), chez une fillette de douze ans.

Rollo signala en 1798 la présence de troubles oculaires dans le diabète ; Blankaard avait précédemment signalé, en 1688, un cas de cécité survenue pendant le cours de l’affection diabétique, mais sans y voir des relations bien exactes de cause à effet.

Destouches (1817) place la cataracte parmi les complications du diabète.

Himly (1830) observe la kératite diabétique; Liman (1842), Landouzy (1856), étudient l’amblyopie et la cataracte diabétiques.

Lecoulé, dans deux remarquables mémoires, publiés en 1861, insiste sur la cataracte et l’amblyopie de nature diabétique: quant à la kératite, il ne l’admet que comme une coïncidence ou une affection ayant précédé le diabète.

Demerquay (1863) signale un cas d’irido-choroïdite diabétique. ,

Noyes (1869) rapporte une observation d'iritis diabétique.

Off (1870) et Piéchaud font une étude assez longue de la cataracte, de la rétinite et de l’atrophie papillaire d’origine diabétique.

Panas (1876), Galezowski (1879), reconnaissent et étudient a kératite diabétique, déjà sig nalée par Himly.

Enfin, les derniers travaux sur le diabète ocülaire sont ceux de Leber (1885), de Lagrange (1887), de Moore (1888) et de Hirschberg (1891), et c'est surtout d’eux que nous nous

sommes inspiré dans le cours de ce travail.

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P VII On peut, ainsi quele fait Hirschberg,diviseren deux classes les troubles oculaires que l’on rencontre dans le diabète : A. — Troubles sans modifications appréciables de structure des yeux.

B. — Troubles avec modifications de structure appréciables à l'extérieur ou à l'ophtalmoscope.

Dans le premier groupe, nous rangeons les troubles de la réfraction, de l’accommodation et les amauroses. Nous les étudierons dans l’ordre suivant :

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