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donc indiquée lorsqu'il y a congestion hépatique, oligurie ou troubles digestifs liés à l’asystolie.
c) L’évacuation des œdèmes par moucheture ne sera pratiquée que si le repos et les tonicardiaques ne sont pas parvenus à les faire disparaître et s'ils deviennent volumineux.
Au contraire, les épanchements pleuraux et ascitiques seront évacués au début du traitement tonicardiaque. Les épanchements pleuraux seront évacués partiellement 300 cc. à 400 cc. à l'aiguille, l’ascite au contraire sera vidée totalement par ponction au trocart sur la ligne médiane.
4° Une médication sédative.
Les douleurs angineuses dans l’asystolie seront heureusement influencées par l'application d'une vessie de glace sur la région précordiale.
D'autre part, l’opium, sous la forme d’injections de un centigramme de morphine (une ou deux fois par 24 heures), est indispensable pour calmer les accès, surtout s'ils sont associés à une crise d’œdème pulmonaire.
5° Une médication toni-cardiaque.
Insuffisance cardiaque fruste : Dans les cas où la défaillance cardiaque qui explique les crises n’est pas très marquée, il convient d'instituer, comme en présence de toute asystolie fruste, un traitement tonicardiaque modéré.
On peut faire alors appel à la digitale sous diverses formes et aux doses suivantes : soit teinture de digitale XL à L gouttes en deux fois par jour et durant dix jours par mois, soit pilules de poudre de feuilles de digitale à 0 gr. 15, 3 pilules par jour pendant le même laps de temps.
Soit poudre de feuilles de digitale en macération à
la dose de 0 gr. 20 à 0 gr. 40 par jours cinq jours consécutifs par quinzaine.
Soit enfin 2 cuillerées à soupe par jour 5 jours par quinzaine de vin de TroussEAU.
La digitaline sous forme de solution au millième est de prescription très facile. On peut également la prescrire en granules dosées au 1/10° de milligramme ou au 1/4 de milligramme. Les doses journalières, ordinairement prescrites d’une part de V gouttes de solution au millième (1/10° de milligr.) ou de un granule au 1/10° de milligr., d'autre part de XII gouttes de solution ou de un granule au 1/4 de millier, sont sans inconvénient, mais aussi sans efficacité.
Comme l’a montré VaqQuEz, il est nécessaire, pour obtenir un résultat, d’ordonner des doses plus élevées dans un court espace de temps. Par exemple faire prendre en plusieurs fois un total de 1 milligramme ou 1 milligramme 1/2 en 48 heures.
Notre Maître Laugry et RouTiER et Giroux ont préconisé l'association digitaline ouabaïne, présentée sous le nom de Digibaïne Deglaude, CL gouttes de cette préparation contiennent 1 milligramme de digitaline et 2 milligramme d'’ouabaïne. C’est la teneur en digitaline qui doit dicter les doses à prescrire. XV gouttes correspondent à 1/10° de milligramme de digitaline.
L'ouabaïne par la bouche n'est qu'un tonicardiaque d’entretien. Il faut donner au moins un milligramme par jour et de préférence en une seule fois. Les doses journalières utiles sont de 2, 3 ou 4 milligrammes. Il existe une solution au millième dont L gouttes correspondent à 1 milligramme et une solution au 2° millième (Cardibaïne Deglaude) plus pratique, car XXV gouttes seulement contiennent le milligramme d’ouabaïne.
En présence d’une insuffisance cardiaque fruste,
on peut parfois se contenter de prescrire des médicaments dont l’action tonicardiaque pour être moins énergique que la digitale ou la digitaline, est pourtant efficace et réalise en tous cas une médication d'entretien parfaite. Ce sont les théobromine, donnée à la dose de 1 gr. ou 1 gr. 50 par jour, et le stophantus, prescrit sous la forme de granules au milligramme 2 à 8 granules par jour, cinq jours par quinzaine.
Insuffisance cardiaque confirmée : Si contrairement au cas que nous venons d'envisager, la crise d’angine survient dans un tableau d'insuffisance cardiaque confirmée, la médication buccale devient insuffisante et c’est la voie intraveineuse qu'il faut adopter de préférence.
On peut faire appel à la digitaline dont l’action malheureusement, est assez lente. LAUBRY et ROUTIER utilisent la formule suivante :
Digitaline cristallisée ......... 2/10° de milligr. GIVcériInen es ER eee Orecr 2
ATCOGIRAROD ESA. RS RE qsp une solution stable. Hume SRE PR ce TR qsp 1 cc.
pour une ampoule stérilisée.
On peut injecter 1 à 2 ampoules par jour jusqu’à
concurrence de 1 milligramme à 1 milligramme 1/2 au total par série d’injections.
Mais c’est l’ouabaïne qui est le médicament de choix dans l’asystolie confirmée. Il faut faire des injections de 1/4 de milligramme, sans jamais dépasser cette dose à chaque injection. Deux et même trois injections peuvent être faites par jour. La série de piqûres sera prolongée même après la cessation des phénomènes d'insuffisance cardiaque. La dose totale de 2 mii-
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ligrammes anciennement conseillée est insuffisante et LauBry conseille couramment des séries de 30 à 40
injections, ce qui représente 7 à 10 milligrammes d’ouabaïne.
Enfin, en présence d’une asystolie confirmée, on peut, en dehors de la digitaline et de l’ouabaïne intraveineuse, conseiller le glucoside du muguet ou Convallamarine. Elle a les mêmes indications et sera prescrite comme l’ouabaïne, présentant sur elle l’avantage d’un pouvoir diurétique plus marqué. LauBry et ROUTIER utilisent la formule suivante :
Convallamarine amorphe spécialement pu-
CN TS dis 0 gr. 005 ARR PRE PE AR Re Su pne bn 3 1sect pour une ampoule stérilisée.
Ou Convallamarine Deglaude (ampoule 1 cc., 5 milligrammes de glucoïde).
Athérome artériel cœur sénile : L’angine de poitrine peut éclater chez un homme âgé porteur de lésions manifestes d’athérome, ou chez lequel le diagnostic de cœur sénile a été porté : le traitement de base de ces malades est alors l’iode et l’iodure de potassium.
Une seule question peut se poser : si chez un tel sujet un accident syphilitique antérieur est connu, doit-on instituer le traitement antispécifique ? L'âge est le facteur qui dicte la conduite à tenir.
Entre 60 et 70 ans on doit faire suivre le traitement antisyphilitique avec d'autant plus de prudence que le sujet est plus âgé.
Après 70 ans, les médicaments antispécifiques sont moins indiqués, surtout si la syphilis remonte au
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jeune âge et n’a pas été traitée ou a été soignée irrégulièrement. Dans le cas contraire il faut poursuivre le traitement à doses modérées.
Enfin, si la syphilis est douteuse, il convient de s'abstenir de traitement antispécifique et se contenter des iodures et des toni-cardiaques.
Hypertension artérielle : Le rôle pathogénique de l'hypertension artérielle dans l’angine de poitrine est assez mal défini ; pourtant l'existence d'une tension excessive entraîne à envisager quelques données thérapeutiques. L'usage des vaso-dilatateurs et des antispasmodiques est nettement indiqué. Les cures thermales à Bains-les-Bains, à Royat, par action des bains carbo-gazeux, ont une action des plus heureuses. L'opothérapie ovarienne dans les cas d’hypertension chez la femme, au moment de la ménopause, vient remédier à l’action hypotensive de la sécrétion ova. rienne déficiente.
Injections d'extraits d'organes : Ce n'est pas seulement l’opothérapie ovarienne qui est indiquée dans les angines de poitrine : lorsqu'on relève d’autres troubles endocriniens il est très logique d'instituer une opothérapie glandulaire qui souvent est du plus heureux effet : telle que le traitement thyroïdien chez les myxæœdémateux atteints d’angor.
De cette notion sont nées également des recherches nombreuses dans le but de montrer que bien des organes contenaient des substances hypotensives.
Mason, notamment, a mis en évidence que les extraits de foie avaient cette propriété. Les recherches d’'ALTHAUSEN, de KEN et de BURNETTE ont confirmé cette opinion que corrobore partiellement par ailleurs GasPARINI, qui à prouvé les propriétés diurétiques de ces produits.
S1 Borvin estime que les extraits de poumon sont les plus hypotenseurs, il faut dire que ce sont Pierre GLey et KisrHénios, sous l'impulsion de VAQUEz, qui ont obtenu les résultats les plus intéressants avec les produits de macération du pancréas.
VAQUEz avait été frappé en effet de l’heureux résultat obtenu chez des diabétiques sur des crises d’angino-névrose ou d’angine de poitrine au cours du traitement du diabète par l'insuline. C’est ainsi qu'il fut amené à faire rechercher s’il n'existait pas des substances non hypoglycémiantes ayant une action sur le système circulatoire.
Pierre GLEY et KisTHÉNios arrivèrent à ce résultat en préparant une macération de pancréas dans un mélange d’eau et d'alcool acidulé qui fut débarrassée de l'insuline par précipitation avec du sulfate d’ammoniaque.
La nature exacte du produit ainsi préparé ne peut être précisée. Des expériences sur les animaux ont prouvé qu'il ne s'agissait ni de choline ni d’histamine.
Des résultats thérapeutiques très encourageants furent obtenus.
Le traitement consiste à faire des injections intramusculaires d'extrait pancréatique désinsuliné (Angioxyl), tous les jours pendant quinze jours, à la dose de 20 à 40 unités, on est allé jusqu'à 60 unités.
Parfois on note une exagération des crises jusqu'à la troisième piqûre, puis l’amélioration se produit et se précise à la sixième injection. VAQUEz conseille un arrêt de 8 à 15 jours après la première série et pense qu’une cure de trois séries est nécessaire pour obtenir un résultat durable.
Dans l'intervalle des séries d’injections, la prescription d’ingestion de poudre sèche de pancréas, à la
dose de 60 centigr., serait un excellent complément du traitement.
Comment agit ce produit? par action hypotensive comme on le pensait au début des recherches ? Certainement pas, car des cas d'amélioration manifeste ont été observés sans que la tension de ces malades soit modifiée. Inversement des baisses de la tension artérielle ont été obtenues sans atténuation des crises douloureuses.
On a voulu voir là une action trophique de ces substances qui seraient des stimulants du nerf vague et entraîneraient ainsi une nutrition plus active des tissus. Ce sont là des hypothèses assez incertaines. Contentons-nous pour le moment de retenir ce traitement qui a déjà donné des résultats intéressants et que Va- QUEZ considère comme supérieur et préfère au traitement chirurgical.
Injection d'insuline : Le Professeur BickeLz, de Genève, préfère à l'extrait pancréatique désinsuliné, l’insuline elle-même qui, dans les lésions vasculaires comme l’artérite, agit non sur la pression artérielle, mais sur le métabolisme des hydrates de carbone et de la cholestérine. Elle aurait une action trophique sur les parois artérielles.
BickeL conseille des séries prolongées de trois mois à la dose journalière de dix unités deux à trois fois en injection sous-cutanée ; dans le cas où le malade ne présente pas d’hyperglycémie, il applique le traitement en lui faisant prendre 120 grammes de glucose par jour.
Il faut bien dire que cette méthode thérapeutique n'autorise pas, jusqu'à présent, un bien grand enthousiasme.