IT. — CONCLUSION GÉNÉRALE
L'étude des lésions traumatiques du sciatique ou de ses branches a mis en valeur trois signes dont la pathogénie paraît bien élucidée, dont l'importance diagnostique et pronostique n'est pas douteuse.
Ces signes sont égalemeht vrais en cas de lésion nerveuse non traumatique et, tandis que, jusqu'ici, il était classique de distinguer avec Landouzy la sciatique névralgie et la sciatique névrite, nous pensons qu'on doit maintenant admettre une forme intermédiaire, répondant, au point de vue anatomo-pathologique, à une névrite très légère, constituée au point de vue symptomatique par l'exagération du réflexe patellaire, l'augmentation de la contractlité neuro musculaire et le phénomène de la flexion du gros orteil. On ne peut plus évidemment ran-. ger ces cas dans la sciatique névralgie pure, dont le cadre est restreint d’aulant. Ce sont ces cas si fréquents en pathologie de guerre, étiquetés tantôt psychonévroses (Grasset), tantôt paralysies réflexes (Babinski), tantôt encore syndrome d'immobilisation (Claude), d'inertie (Dejérine), de passivité (Sicard et Cantaloube). Cette diversité d'appellation atteste l'obscurité de la pathogénie et de la nature exacte de ce type clinique. Raison de plus pour fouiller le plus possible les détails de sa physionomie clinique ; tel a été l’objet de ce travail.