AVERTISSEMENT
Hambourg de l’avoir vu accepter, pour ce travail, les offres d’un éditeur de l’Allemagne méridionale.
La dernière partie du volume se compose de Mélantjes recueillis çà et là et qui, presque tous, furent composés par Heine de 1836 à la fin de sa vie. Les trois charmantes lettres, écrites des Pyrénées, où le poète, déjà gravement malade, était allé, en 1846, chercher la guérison à Baréges* font songer, avec une involontaire tristesse, aux trois lettres écrites de Berlin, vingtcinq ans auparavant. Entre ces deux dates, se place toute la carrière militante de Henri Heine. Mais, si la maladie cruelle qui ne le quitta plus depuis 1846, clôt cette portion militante de sa vie, chacun sait combien d’activité et de verve étincelante garda l’esprit du poète pendant ses longues années de souffrances, — et l’on ne s’étonnera pas de trouver, parmi les derniers morceaux de ce volume, un fragment assez étendu, et qui fut écrit en 1833, c’est-à-dire trois ans avant sa mort. N'ous étions donc en droit de dire que De tout un peu , formé de fragments écrits par Heine à toutes les périodes de sa vie, nous donnait en raccourci son fidèle portrait .
Pour achever ce portrait, nous avons placé, à la fin du volume, une esquisse autobiogra-
phique, où Heine lui-même s’explique, à sa façon originale, sur sa jeunesse et les principales circonstances de sa vie jusqu’en 1835, dans une lettre écrite à M. Philarète Chasles, le 15 janvier dé cette année-là. Cette esquisse, avait sa place naturelle dans le volume que nous publions aujourd’hui.
LIB. COV L18ERMa StPrtMBER 1928
DE
LETTRES DE BERLIN
Étrange! étrange! Si j’étais le Bcy de Tunis, je sonnerais l’alarme à un événement aussi louche !
(Kleist. — Le Prince de Hombowrg.)