‹ De tout un peu (volume 2)Chapitre 23 sur 50 · IP · texte numérisé non relu

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gardent parce qu’elle- leur. a. déjà, beaucoup coûté.

Les journaux ont annoncé à satiété: que M. Achille Fould avait été élu à Tarbes, et représenterait de nouveau; les Hautes-Pyrénées dans la. prochaine chambre des députés. Le ciel me garde de divulguer ici des particularités sur les personnes ou sur l’élection. M. Fould n’est ni meilleur ni pire que cent autres qui formeront avec lui, sur les bancs verts du‘ palais Bourbon, la majorité. L’élu est d’ailleurs conservateur, non ministériel* et de- tout temps il a patronné non: M. Guizot, mais M. Molé. Son avènement, a la députation me fait un véritable plaisir par ce motif très-simple que l’égalité civile des israëlites est ainsi sanctionnée dans ses dernières conséquences.. Depuis longtemps, il est vrai, la loi a, aussi bien que l'opinion publique, en France,, reconnu ce principe que tous les emplois de l’État, sans exception, devaient êtres accessibles aux juifs qui se distinguent par des talents ou des sentiments élevés. Mais, quelque tolérant que cela paraisse, je retrouve pourtant encore ici L’arrière-^ goût aigrelet du préjugé suranné. Oui, aussi longtemps que les juifs, même sans talent et dépourvus de sentiments élevés, ne seront pas admis à tous

DES PYRENEES

les emplois, aussi bien que des milliers de chrétiens qui ne pensent ni ne sentent, mais ne savent que compter, — aussi Longtemps, le préjugé ne sera pas complètement déraciné, et l’ancienne oppression régnera toujours ! Mais l’intolérance du moyen âge disparaît jusqu’à la dernière trace, du moment que les. juifs, même sans aucun mérite que ce soit, et simplement par leur argent, peuvent, aussi bien que leurs frères chrétiens, parvenir a la députation ; la suprême dignité en France, et, à ce point de vue, l’élection de M. Achille Foulé est une victoire définitive du principe de* L’égalité civile.

Deux autres confesseurs de la foi mosaïque, qui sont en aussi bon renom d’argent que celui-là, ont été encore élus députés cette année. Jusqu a quel point ces deux élections sont-elles utiles au principe de l’égalité civile? Ce sont aussi deux banquiers millionnaires dont il s agit, et, dans mes recherches historiques sur la richesse nationale des juifs depuis Abraham jusqu’à aujourd’hui, j’aurai sans doute encore l’occasion de parler de M. Benoît Fould et de M. d'Eichtal. Honni soit qui mal y pense! Je remarque d’avance, pour éviter tout malentendu, que le résultat de mes études sur la richesse nationale des

juifs est très-glorieux pour eux, et leur fait le plus grand honneur. Israël, en effet, doit uniquement son opulence a cette foi sublime en Dieu à. laquelle, depuis des milliers d’années, il est demeuré fidèle. Les juifs révéraient un Être suprême, qui règne invisible dans le ciel, tandis que les païens, incapables de s’élever à l’Esprit pur, se faisaient toute espèce de dieux d’or et d’argent qu’ils adoraient sur la terre. Si ces aveugles païens avaient converti en numéraire tout l’o* et l’argent qu’ils gaspillaient dans le service de leurs viles idoles, et qu’ils l’eussent placé à intérêt, ils seraient tout aussi riches que les juifs qui surent placer leur or et leur argent d’une manière plus avantageuse, peut-être dans les emprunts d’État d’Assyrie et de Babylone, dans les obligations de Nébukadnetzar, dans les actions des canaux égyptiens, dans le cinq pour cent de Sidon, et autres valeurs classiques que le Seigneur a bénies, comme il a coutume aussi de bénir les valeurs modernes.

LA DÉESSE DIANE

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