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LA RENAISSANCE

Et de son art précoce étonnant les Français ,

Le gracieux Goujon, en ses premiers essais,

A deviné les Grecs et leur génie antique.

Il semble avoir trouvé dans les champs de TAttique,

A travers les débris des marbres de Paros,

Le ciseau dont Lysippe a taillé ses héros.

Déjà l'architecture, avec grâce imposante,

Assujétit au goût sa hauteur menaçante.

Mais ô prodige !... artiste et savant à la fois,

Léonard de Vinci , l'enfant gâté des rois ,

A fui le Vatican poiu' les lieux où nous sommes ,

Et nos yeux ont en lui reconnu deux grands hommes.

Plus loin , c'est Raphaël ! il promet à nos murs

La toile qui vivra dans les siècles futurs.

Sous son fécond pinceau, nous voyons apparaître

Les mortels comme ils sont, et Dieu comme il doit être.

DES LETTRES ET DES ARTS. 37 A tous CCS (icrs rivaux piodiijuant ses faveurs, Et de sa propre main couronnant les vainqueurs, François, dans les instans qu'il dérobe à Bellone, Debout, et comme un Dieu que la gloire environne. Fait naître les chefs-d'œuvre au feu de ses regards. Quels talens rassemblés naguère encor épars ! Des peintres, des savans la foule au loin s'empresse A quitter, pour sa cour, l'Italie et la Grèce. Dès que Fr.vnçois paraît, dès que cet astre a lui , Le génie à l'instant est fécondé par lui. Il parle : tout à coup rendue à la lumière. Et des cloîtres obscurs secouant la poussière, La docte antiquité reparaît à nos yeux. ]>fous voyons accourir ces innombrables dieux * Que la religion , clémente en sa victoire. Après avoir détruit leur empire illusoire,

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