‹ Débuts d'un évêque missionnaireChapitre 6 sur 12 · MESSE PONTIFICALE · texte numérisé non relu

MESSE PONTIFICALE

Monseigneur, revêtu de ses ornements pontificaux, commence la grand'messe au trône, c'est-à-dire sur une chaise toute simple, prêtée pour la circonstance par un catholique de l'endroit.

Le Rév. Père Renaud l'assiste à l'autel, répond la messe et dirige les cérémonies fort simples d'ailleurs. CJd enfant porte la mitre, l'autre la i Tous les deux ont mis leurs plus beaux atours du dimanche car à la cathédrale il n'y a pas eD d'habits pour enfants de chœur. Ils sont fiera de leurs fonctions, au point même de ne point comprendre ni même apercevoir les signes du Rév. Père maître de cérémonie. Excusez-les, ils Bont si jeutout est si uouveau pour eux, et personne ne les a formés encore à de si hautes fonctions.

La messe continue, recueillit1 et solennelle. Le Père Turquetil dirige le chant sans orgue ni harmonium, de nombreuses voix s'unissent à lui sympathiques < t enthousiasti

Après la messe Sa Grandeur revient au trône, et 1. Rév. l'ère Turquetil donne lecture des bulles de Notre Saint-Père le Pape Pie X, qui nomment Monseigneur Ovale Charlebois, ( K M. L, premier Vi- Vpostolique du Keewatin, Tas le moindre bruit, ni le moindre mouvement. >ix qui

onne, el redit les paroles du Vicaire de Jésus- ( 'hnst captive toute l'attention. 1 >an rable église où la pair. ; la privation l'em]

tenl <ur tout le reste, entre ces quatre mui nus, b' accomplit quelque chose de grand, len-

nel. Oui, c'est vraiment un jour de f< grande fête. La lecture terminée, le R. P. Rei

en français, une adre • S ( mdeur,

ati nom de tous les missionnaires. Il dit à Monseigneur la joie et le bonheur que son arrivée procure à tous ses enfants dans le sacerdoce, le courage et la force que sa présence inspire à tous les missionnaires, qui, laissés ta eux-mêmes, ont tant souffert de la solitude, l'espoir et la certitude du succès que l'expérience et le zèle de Sa Grandeur assurent aux pauvres missions sauvages qui leur sont si chè- Enfin il promet à Sa Grandeur le concours généreux et actif de tous ses confrères pour l'aider à conduire toutes les âmes "Ad Jesum Per Mariam".

Après lui, le Dr Larose, canadien-français catholique, le plus ancien résidant du Pas, lit à [Monseigneur une magnifique adresse.

Les métis ont à cœur, eux aussi, d'exprimer à Sa Grandeur toute la joie qu'ils ressentent à son arrivée définitive parmi eux, joie qu'ils expriment dans leur propre langue, le cris.

Monseigneur se lève tout ému, répond tour à tour en français, en anglais et en cris. Il dit, et le ton de sa voix plein d'émotion et de sincérité, le fait bien comprendre. 11 dit comment il nous porte tous dans son cœur de Vcve, sans aucune distincde nationalité ou de langue. A tous de vivre en véritables enfants de Dieu, en vrais fidèles également soumis au même pasteur qui les aime d'un même amour. T. à est la force, le bonheur, là est le salut des âmes.

El tous s'inclinent recueillis, émus, sous la main bénissante de leur pasteur.

Puis ('claie Le Te Deum. Des voix nombreux et puissantes disent bien liant le merci de la reconoaissance envers Dieu qui a daigna iuvenir de

son peuple et le visiter.

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