V. - MÉDECINE MENTALE
Du délire aigu au point de vue clinique, anatomopathologique et bactériologique.
En collaboration avec les D rs Albert et Georges Carrier, Congrès de Limoges, 1901.
Je me suis surtout occupé de l’étude de l’anatomie pathologique et de la bactériologie.
Le délire aigu a été envisagé par nous, non comme une entité clinique, mais comme un syndrome dépendant d’infections et ^ d’intoxications diverses.
De même que dans les maladies infectieuses, les lésions portent non seulement sur les centres nerveux, mais sur les divers appareils de la vie organique et particulièrement les glandes : le foie et les reins qui ont pour principal rôle la destruction des toxines de l’organisme.
Les méthodes de Nissl etGolgi mettent en évidence un processus de dégénérescence cellulaire primitive dans le cerveau, le cervelet, le bulbe, la moelle et les nerfs.
L’agent de la toxi-infection n’est pas unique comme tendraient à le démontrer les recherches de Bianchi et Piccinino. On observe le délire aigu avec l’infection par le coli-bacille, les streptocoques et les diplocoques.
associations peut rendre compte de la gravité plus ou moins grande du pronostic.
Des recherches nouvelles sont à poursuivre pour déterminer la nature des divers agents infectieux qui peuvent la produire et pour expliquer le mécanisme de cette toxi-infection.
Au point de vue clinique, plusieurs points ont été mis en évidence :
i» Il existe un délire aigu primitif et un délire secondaire sur-
2° Le délire aigu peut revêtir deux formes, l’une, relativement bénigne et curable, est rare (2 cas sur 14 observations) ; l’autre, très grave, est presque toujours fatalement mortelle. Dans les deux formes, les symptômes sont lès mêmes. Leur différente gravité paraît dépendre du degré de virulence de l’infection dont
table crise, comme il en existe au début de la défervescence des maladies aiguës. Cette crise est iparquée par une décharge urinaire considérable et la chute de la température ; le délire violent fait place à un état de confusion mentale qui peut persister plus ou moins longtemps.
Torticolis mental. Traitement par la rééducation musculaire.
Archives de neurologie , 1901.
Hallucinations psycho-motrices chez une dégénérée atteinte de fibrome utérin.
Archives d'anthropologie criminelle , 1896.
Étude de l’asymétrie crânienne.
Société d'anthropologie de Lyon, 1903.
Je poursuis depuis plusieurs années l’étude de l’asymétrie du crâne envisagée comme signe physique de dégénérescence. On peut dire qu’il est bien rare de trouver un crâne absolument symétrique; la chose me paraît certaine, mais entre cette dyssymétrie physiologique et les asymétries énormes des dégénérés, il y a évidemment une différence facile à établir.