‹ Déclaration et observations presentéesChapitre 11 sur 36 · III OBJECTION · texte numérisé non relu

III OBJECTION

Notre Evêque, dit-on, a tout troublé, en faisant le nouvel Etablissement : et on ajoute que s’il se formait un schisme dans ce Pays, c'est ce Prélat qui en serait la cause.

RÉPONSE

Voilà sans doute une accusation bivn grave et énoncée en même temps avec beaucoup de liberté. J'ai peine à me persuader que l’on propose sérieusement une pareille objection. Car on ne peut disconvenir qu'un Evêque ait droit d'examiner les besoins de son Diocèse ; que quand il le trouve trop étendu pour le: surveiller et le conduire

par lui même, il peut s'adresser au Pape, pour obtenir qu'il soit divisé en plusieurs Diocèses ; et que si l'autorité Civile s'oppose à cette division, il peut demander à sa Sainteté, qu'au liou d’'Évêques Diocésains, il accorde plusieurs Évêques, avec les pouvoirs, soit d’Auxiliaires et Vicaires Généraux de l'Évêque Diocésain, ou autrement. Qu'en plaçant un de ces Évèques dans une portion de son Diocèse, pour agir en son nom, et tenir sa place, avec les pouvoirs donnés par le Pape, il ne fait tort à personne, ne fait injure à personne, et n’agit en cela que conformément à l'esprit de l'Église et à ses règles. La chose en elle-même est done bonne, et peut avoir lieu dans ce pays comme daus plusieurs autres. I} n’y a que les circonstances et la manière, qui pourraient la rendre répréhensible.

Mais on peut voir dans ce cahier, et dans plusieurs autres Opuscules, si les circonstances qui ont accompagné cet établissement, et si la manière dont il à été exécuté, sont contraires à la justice et aux bonnes règles, comme le prétendent les adversaires des Évêques ; ou ou plutôt si ce ne sont pas des prétextes imaginés par le mécontentement. On n’a donc pas droit de s'opposer à cet établissement.

Au reste, si quelqu'un trouve qu'il en recoit quelque préjudice, c’est une raison non pas de s'opposer à l'exécution du Bref du Pape et du Mandement de l'Évêque, mais d'exposer ses griefs d’une manière convenable, et en demander justice à qui de droit.

Il n'est donc pas vrai que l'on puisse imputer à notre Evêque, les troubles qui ont lieu, et le schisme qui pour- ‘ait en être la suite. Car si l’on se fut soumis comme on devait, aux. ordres du Pape et de l'’Évêque, il n’y aurait pas eu le moindre trouble, mais nous serions encore en paix dans ce District, comme on l’est dans les autres Districts de ce Diocèse, où de semblables établissements ont été formés: et nous recueillerions déjà les fruits de notre soumission. Tout au contraire, en s’opposant au Pape

fn, De ees

nirr ité F et à l'Évêque. on a produit les troubles dont on se plaint, su et on pourra être la cause d'un schisme, comme il sera dit # 9 ‘de ci-après, ITTe Partie, Art. IV., page 94. res Cependant on presse l'objection, en disant : “ Si Mgr. dr “'Telmesse reçoit à | Église les mêmes honneurs que où « l'Évêque Diocésain les Fidèles croiront qu’il est effecce; étivement leur Évêque, ils s’attacheront à lui, et ne tà “ seront plus «soumis et unis à Mgr. Plessis, par lequel [ue A « néanmoins nous sommes unis au St. Siége. On peut La à « encore tomber dans la même erreur quandson apprend ieu Li “ que Mgr. de Telmesse dit qu'il est notre Supérieur LU }) « immédiat ; qu'il a reçu ses pouvoirs du Pape, qu'il est lre «“ notre Pasteur, que nous sommes ses ouailles ; et que la | 4: jurisdiction qu'il exerce durera même après la mort de urs “ Mgr. Plessis.” ci Que Mgr. de Telmesse ait, où n'ait pas les honneurs de pos. 4 l'Evêque Diocésain et qu'il dise ou ne dise pas ce qui ai vient d’être objecté ; il est certain qu'il n'y a aucun ax schisme à craindre de ce côté R. Car, par la nomination re | du Pape, il est Evêque Auxiliaire et Vicaire Général de : l'Evêque de Québec. Ce Prélat l’a fait reconnaître sous | ces titres de qualités ; Mgr. de Telmesse ne prétend pas EM en avoir d’autres. Or un Évêque Auxiliaire, Grand te Vivaire, n’est certainement pas un Rs Diocésain ; Lo puisqu’au contraire il est soumis à cet Hvêque Diocésain, | | et n’agit qu'en son nom. ‘ i donc quelques personnes ont | des doutes là-dessus, il faut les instruire, et leur faire tre \ comprendre que nous tenons à notre Evêque par Mgr. de | A ARS 4 T'elmesse, et au Pape par Notre Evêque. f HS k Au reste, Mgr. de Telmesse peut dire avec vérité qu'il de À est notre Supérieur immédiat, qu'il à reçu ses pouvoirs H aus 4 du Pape. Tout cela est très-vrai, et s'accorde très-bien Es avec ce qu'il déclare en même temps, savoir, qu’il n’est été de x Len ide ë SA pas Evéque Diocésain de ce District, mais de Telmesse. : | ape 6

Page 1