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des injures que quelqu'un lui a dites en face. Et dans les affaires présentes, sa patience est telle que le curé de Longueuil en tire une preuve en sa faveur dans son second Pamphlet, disant que puisque ce Prélat a gardé le silence à son égard et le souffre dans sa Cure, c’est une marque qu'il ne blâme pas ses écrits. On convient d'’ailleurs qu'il est désintéressé, appliqué à ses devoirs, en un un mot, bon Evêque. Son Auxiliaire est pareillement estimé comme un digne Evêque. Ces deux Prélats ne cherchent l’un et l’autre que le bien de la Réligion. Tout cela devrait parler en leur faveur, et faire présumer de la justice et de la prudence de leur conduite dans le Gouvernement Ecclésiastique.
Pour ce qui nous regarde en particulier, notre Maison a reçu des bienfaits de Mgr. de Québec, et de ses Prédécesseurs. Vers l’an 1712, l'Evêque de Québec, (Mgr. de St. Valier) s’unit à M. Tronson, et forma avec lui la somme de quarante-deux mille livres, pour secourir le Néminaire de Montréal, qui ne pouvait plus se soutenir, et paraissait près de sa ruine. Depuis ce temps, les Evêques de Québec ont rendu service à ce Séminaire quand ils l'ont pu ; et encore les années dernières, Mgr. Plessis à agi en notre faveur dans des circonstances très-importantes et très-critiques. (1) Et malgré notre opposition pour lui, il continue de nous traiter avec bonté, il nous accorde des Vicaires, et a permis l’aggrégation d’un plus grand nombre de Sulpicisns, qu'aucun de ses prédécesseurs. Enfin jusqu’à la mort de notre dernier Supérieur, et un peu depuis, la meilleure intelligence a régné entre les Evêques et le Séminaire. La reconnaissance et une ancienne amitié, se termineraient-elles à des reproches, des refus, des divisions ?
Les Prêtres français venus ici depuis la Révolution, ont été si bien accueillis par l’Evêque et son Clergé ; et cette bienveillance n’a pas été passagère. Et depuis quelques
(1) Voyez le rer appendice à la fin de cet écrit.
années ces Prêtres contrarient l’Evêque, murmurent contre lui, gênent son administration, inspirent aux Canadiens leur mécontentement, et ne veulent pas recevoir un
jf des premiers Membres de ce Clergé. Est-ce là la récom- NET. pense d’une bonne hospitalité ?
1 é ARTICLE II.
ent " ne Esprit du Séminaire de St. Sulpice.
d Nous devons avoir de la ressemblance avec notre Fondateur, et nous conduire par son esprit. Or, dans ce vénérable Père, quel respect pour les Evêques, quelle an k humilité, quel désintéressement ? Qu'auruit-il fait lui et Lé. lés anciens Sulpiciens que nous révérons, dans les. cira constances présentes ? Que les enfants imitent leur re Père. (1) \é- . Une des principales raisons qu’on allègue contre la dE présence de l’Evêque de Telmesse, est que son séjour de diminuera l'influence du Séminaire, et celle de son Supéils rieur qui auparavant gouvernait le District. Mais outre À que cela n’est pas vrai dans sa généralité, puisqu'il y a va | eu souvent d’autres grands Vicaires non-Sulpiciens, qui re partageaient l’autorité, on peut dire que l’esprit primitif mn de St. Sulpice, n’était pas de gouverner les Diocèses en 5 tout ou en partie ; j'ai toujours ouï dire que dans cette 4 Congrégation on ne cherchait que la vie cachée, et non », à influer sur le-public : que l'institut n'avait d'autre but “ que de farmer dans les Séminaires de jeunes Ecclèsiasti- > \à ques auxquels on n’inspirait que du respect et de l’obéis- , ; sance envers les Evêques.
ÿ + Dans une Communauté, il est louable et important de t À suivre les usages, de ne pas changer les bons usages. Il ; | fant donc rétablir l’usage où l’on était de respecter da- | ï ot
(:) Je ne lis jamais le Ch. 12 du Liv. 7 de la Vic. de M, Olier par M. Nagot, Art. 3 et 4, sans faire des réflexions affligeantes sur la conduits da notre Maison comparée aux sentiments de notre Fondateur.
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vantage les Evêques, et de leur être plus soumis : la Communauté n’en sera que plus régulière et plus agréable à ceux qui la composent.
Depuis un certain nombre d'années, on s'est accoutumé à critiquer l’Evèque, à le blâmer à la face de la Communauté, et même devant des Prêtres étrangers. Ce n’était pas la l’ancien esprit de la Maison et à force de répéter les sujets de plainte, on produit une opposition de sentiments et un levain qui fermente et aboutit à une rupture. |
Si dans les commencements ou depuis, on eût proposé à la Communauté une conduite plus douce et plus généreuse envers les Evêques, je pense qu'elle l’aurait adoptée avec plus de plaisir qu’une conduite plus sévère.
Quand des Sulpiciens furent élevés à l'épiscopat dans les Etàts-Unis, quelqu'un demanda icis’ils continueraient à être Sulpiciens. La réponse fut affirmative, parcequ'ils avaient pour cela la permission et le consentement du Supérieur général : qu'avec cette permission, un Evêque. appartenait encore au Séminaire, et était censé Sulpicien. M. Duclaux Supérieur général de notre Congrégation, répondit dans le même sens à Mg. de Telmesse en particulier. On aurait donc pû accorder à cet Evêque la même faveur qu’il demandait si ardemment, et qui pouvait nous être plus utile qu’à lui. Cependant ses désirs
et ses empressements n’ont éprouvé de notre part que
des refus qu'il est difficile de concilier avec l'esprit de St. Sulpice.
A voir notre conduite dans ce point et dans quelques autres, il pourra se faire que l’on dise que tropd’honneur nous fait honte, et que nous nous jugeons indignes d’avoir un Evêque pour confrère, d'être immédiatement gouverné par un Evêque, de vivre en union avec lui, de lui voir annoncer la parole de Dieu, et exercer sous nos yeux, ses autres fonctions. Nos pères n'auraient pas donné lieu à de pareils reproches. Au reste, dans notre Communauté, le bien de la paix, l'édification des Fidèles.
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