LE CUIVRE ET LE BHONZE EN OCG DENT
simplifiée des figures danimaux ou de feuillages en pièces séparées qu'on assemblait par la soudure,
I/estampage était un moyen économicpie (roblenir. à laide <rélampes donnanl lornemenl en ci'eux dans les matrices, des pièces se répétant pour entrer dans une décoration d'ensemble. Mais pour des pièces d'un travail plus précieux, le métal était martelé et repoussé à la main, et c'est à laide du burin, de l'échoppe et du poinçon que l'artiste terminait son (cuvre.
Du xni'' au xiv"' siècle, lorsque l'importance des pièces d'orfèvrerie justifiait l'emploi de la figure en ronde-bosse ichàsse de l'église Saint-Taurin d'Kvreux. pied de croix au Musée de Saiut-Omeri, on exécutait les figures par martelage, en deux parties réunies par la soudure ; lorsque la ligure était en basrelief, on pouvait marteler la feuille de métal sur une forme de bois, exécutée en maigre : on achevait le travail eu reprenant à la plane la feuille de cuivre et en pratiquant la ciselure au repoussé : on pouvait aussi faire le travail de martelage directement en garnissant, après dégrossissage, les creux intérieurs de la feuille en ciment (mastic de résine, de graisse et de litharge ou de composition analogue).
On savait encore, au Moyen Age, tirer parti, pour la décoration du cuivre, de l'ajourage du métal. On voit au Musée de Cluny une couverture d'évangéliaire du xiii*" siècle, en cuivre repercé et gravé, représentant l'agneau divin entre les quatre fleuves du Paradis ( fîg, 36 1 .
La fonte des alliages de cuivres était aussi perfectionnée. On conservait au Musée archéologique de Reims un pied de candélabre I fig. 37 i d'une remarquable composition ' et comportant des ajourages qui supposent l'exécution d'une telle pièce d'après le procédé dit " à cire perdue », dont l'emploi fut général en Italie. Il consiste, après avoirgratté le noyau de l'épaisseur convenant au métal
i. Cette pièce qui avait disparu daus l'incendie résultant des Ijombes allemandes septembre 1914) a été récemment retrouvée sous les décombres. Il existe un candélabre entier de style analogue, dans le transept Nord du Dôme de Milan 1 voir chap. ix .
L'Art appliqué aux Métiers. — V. 4
LE crivHi: i:t m: hhonzk
(loiil la cii'eprenail la place, à coiilci' ainsi dans lemotilr à bon creux une épreuve en cire que rarliste achevait, à envelopper ensuile de couches successives de barboline. appli(juées au pinceau el arnialurées. réj)ieuve eu cire, à faire sécher le moule ainsi consli-
l"i^. :5t). — Plaque dévangéliaire en cuivre reiJci-cé et j;ra\ <■ (lu Mil" siècle Musée de Chiny).
lue. à éliniinei' la cire au l'eu, enlin à couler dans le moule le mêlai remplaçant la cire.
C'était le moyen de limiter les retouches au coupenu-nt des jets de fonte el de sup])rimer tout travail de ciselure puisque la i'onie bien conduite devait donner l'ccuvre telle (|ue l'artiste l'avait conçue.
D'ailleurs, pour des ouvrages de formes compliquées, il est