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FOURS A FONDRE DE GRANDES PIÈCES

On emploie les fours Piat pour des fontes de 100 à 500 kgr. et les fours Rousseau pour des fontes de 100 à 300. Ces fours sont mobiles dans leur ensemble ; ils reposent sur des fosses ou chambres à air où aboutit le conduit d'un ventilateur.

Le four lui-même est en tôle d'acier, avec revêtement intérieur en briques réfractaires. Il contient un creuset en plombagine recevant le métal à fondre. Le coke est placé dans l'espace libre entre le creuset et les parois du four.

La fusion de 500 kgr. de métal exige, non compris l'allumage, environ une heure et demie. Dans ces fours, la perte par évapo-

L'Art appliqué aux Métiers. — N'. "

^)8 LE CUIVRE ET I.E liHONZE

ralioli n'est que de 5 "/,,, au lieu (|u"elle ;illeiul de 12 à 15 " /„ dans les fours à i'éver})ère. Us soûl aussi économiques au point de vue du combustible. Dans les fours à réverbère, on compte 1 kgr. de bouille de première qualité par kgr. de métal à fondre. Dans les fours Piat ou Rousseau, la dépense de coke n'est que de io kgr. pour 300 kgr. de métal fondu.

Lorsque la fonte est arrivée à Tébullition, le four est enlevé au moyen d'un pont roulant, le crocbet d'un des treuils saccrocbant à une anse montée avec des tourillons cpii sont soudés à une ceinture rivée avec l'enveloppe du four.

L'appareil pouvant ainsi osciller est amené au-dessus d'un bassin placé sur la trancbe ou coulée principale du moule. (]ette coulée est momentanément obstruée par une quenouille. Lorsque la fonte est complètement versée dans le bassin, la quenouille est soulevée et le métal se précipite dans toutes les parties du moule qu'il emplit jusqu'au dégorgement des évents.

Les fours Rousseau ne diffèrent des fours Piat qu'en ce qu'ils uliliseut le i-etour de flamme et réalisent ainsi nue certaine économie.

Lorsque la pièce est nettoyée, elle passe dans l'atelier de « réparure ». C'est là que s'effectue le travail délicat au droit des recoupements des jets et des coutures, et ce travail doit être mené de telle sorte que sur aucun point ne puisse se produire une modification de forme.

Le travail de ciselure est plus délicat encore, et pour obtenir un travail parfait il faudrait que le sculpteur fût lui-même ciseleur, retouchant le cuivre comme il retouche la cire pour donner ;' son œuvre les finesses ou les accents qn'il a prévus. La ciselure a généralement plus d'importance pour l'ornement (jue pour la figure, parce (jue pour celle-ci le sculpteur a poussé le modèle assez loin, de telle sorte que le plâtre réparé lui donne déjà tout son effet. l\ en serait d'ailleurs de même pour l'ornement si le sculpteur était mieux exercé à la composition déco-

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rative et préparé, comme cela se faisait au temps de Ghiberti. à

étudier d'assez près la flore et la faune pour réaliser avec la même

maîtrise rornement d'un chambranle ou les figures d'un panneau.

C'est en considérant à tort la sculpture d'ornement comme un

Fig-. 6X. — La chambre du Roi au château de \'ersailles.

art secondaire que les sculpteurs ont fait des œuvres secondaires. Au xvii^ siècle, malgré l'influence qu'exerçait en France l'art italien, renseignement corporatif, continuant les traditions du Moyen Age, était assez puissant pour que l'art ne fût pas divisé par spécialités. La pléiade des sculpteurs qui collaboraient aux travaux de \'ersailles excellait aussi bien dans la composition

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