LE CUIVRE ET LE HRONZE EN FRANCE
comme une matière précieuse. On dora donc les baluslrades en bois de la chambre du roi fii;. 68), les montants et traverses des sièges, les cadres et les panneaux sculptés des lambris. On dora aussi le cuivre et même le plomb : en même temps, les murs
Fiy-. 70. — ^ Serrure et verrou de bronze d"uiie porte des jrrands appai-tements. à Versailles.
furent revêtus de marbres qu'enrichirent des appliques de métal doré.
Ainsi s'explique et se justifie le décor fastueux des galerie et salons du château de A'ersailles. Ainsi se motive l'usage d'ornements rapportés, trophées, masques ou guirlandes, qui n ont pas par eux-mêmes de destination, qui ne sont pas liés à la construction, mais qui rehaussent une paroi par des revêlements riches de formes et riches de matières.
i.p: crivHK vt le hroxze
Ce qui est caractéristique dans la sculpture du xvii*' siècle, c'est le goût qui se maintient en France, en dépit des exagérations de Técole italienne. Ces trophées des salons de la Paix (fig. 69) et de la Guerre, ou de la (Paierie des Glaces, soûl des
Fig. 71 . — Seprui'c el verrou en bronze de la porte de la Uibiiue de la chapclh au ciiàteau de \'crsailles.
œuvres de grand style dont l'afliliation à Fart antique est évidente, mais qui, par le choix et le groupement des attributs, par tous les détails de la composition, conservent des qualités de mesure qu'on rencontre rarement hors de France dans les ouvrages contemporains.
Dans le Salon de la Paix, le bronze doré sapplicjue sur un marbre coloré qui s'harmonise avec lor. Sur ces trophées, le travail de ciselure esl large : il semble que le ciseleur, habitué à