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APPLICATIONS DU METAL A L HORLOGERIE

vemenl du ressort : elle fut surtout employée pour les montres dont le système d'échappement était à roues de rencontre. L'invention du balancier ou régulateur, employé d'ailleurs pour les horloges à poids, avait précédé celle de la fusée.

Les horloges portatives du xvi'' siècle, françaises ou allemandes, sont de formes très variées ; mais presque toujours le mécanisme est apparent.

Pour lune de ces horloges, dont le cadran est à jour, le mouvement est placé dans le support fig. 124 ) et un cercle mobile marque les heures (Collection (larnier). Une autre, munie d'un timbre, est couronnée par une sorte de coupole en cuivre ajourée et dorée qui enveloppe le timbre et en accuse la forme fig. 12.oi.

Paul Garnier, qui possédait une admirable collection d'horloges et

de montres anciennes, a pu retrouver sur de xvi" siècle les motifs de décoration qu'utilisaient les horlogers. C'étaient, ainsi que nous l'avons dit, des gravures deThéodore de Biy, de Thomas de Leu, d'Etienne Delaune.

Les horloges allemandes du xvi^ siècle sont très ouvragées. Elles affectent la forme d'une sorte de campanile, portant le cadran et couronné par une galerie circulaire à un ou deux

Fig. J27. — Horloge de lépoque de la Régence en marqueterie de Boulle Château de Versailles

gravures du

ISS

LE (X'IVRi: ET LE HHONZE

étages surmonté d'un dôme. De pelils })ei'sonnages y évoluent

au moment des sonneries.

Ce (|ui est particulièrement admiiat)le. cesl le décor des

monhes. véritables bijoux, dont le mécanisme apparent était

traité par les horlogers français comme un travail de joaillerie, (iràce aux recherches de Paul (iarnier, nous savons maintenant qu'û faut faire honneur de ces beaux ouvrages à des horlogers français résidant à Paris, à Lvon.à Blois, à Dijon, à Tours ou à Poitiers.

C étaient en même temps des dessinateurs habiles, comme ce .lacquart de Poitiers, auteur de charmantes gravures s'appliquant à des ouvrages de toute sorte, poignées d'épées ou boîtes de montres.

Il est probable que les montres de femmes étaient attachées

ou à des colliers ou à des ceintures. Sur quelques |)orlraits du

xvii' siècle, la montre pend à la ceinture, oii elle est lixée par un

Ufï'ud de rubans.

L une dt's mouirt's dv la collection (iaruier est contenue dans

une Heur de lys en argent; elle a été exécutée à Xérac, peut-être

j)oiir Marguerite de Navarre.

lue autre, duc ;i un horloger de (^atlieriue de Médicis. ;i la

- Pfiuliilc (l'époque Louis XVL ■t niaihrc Musice du Louvre).

APl'MCATIONS DU METAL A I. H01{L0(;i:iUE

forme ovale, avec ganiiliire en cuivre gravée et dorée : le mouvement esL contenu dans une enveloppe de verre roseemprisonnani des fils d'or qui font Toffice de cloisons ponr des émanx Irauslucides dessinant des arabesques.

La forme des horloges s'étail modifiée à la fin du xvi*' siècle. On adoptait alors l'horloge à cadran vertical dont le cadran masquait en partie le mécanisme ; le support se terminait par une sorte de petit dôme surmonté d'une iigure. Au xvii'' siècle, l'application qui fut faite du pendule de Galilée aux horloges n'en changeait pas sensiblement la forme.

Cesl l'époque où fut faite l'adaptation au mobilier des marqueteries de cuivre et d'écaillé, et les horlogers adoptèrent

ce nouveau mode de décor (fig. 126i. Le sujet principal e^[ naturellement le cadran en cuivre, enchâssant le cercle émail'é sur lequel sont inscrites les heures. Un cadre de métal limite le cadran. La boîte cylindrique contenant le mécanisme repose, par l'intermédiaire d'nn plateau, sur un pied quadrangulaire dont la surface est enrichie par une marqueterie de BouUe. Les angles sont garnis de belles feuilles de cuivre relevées au marteau. L'une de ces horloges (Garde-menble national) a pour couronnement une sorte de lampe antique.

De ces exemples on peut conclure que le décor d'une horloge

129.— Détail (le la pendule de la eliaini) de Marie-Antoinette au Petit Trianou.

lUO

LE (".[IVRE ET LE HHONZE

devrait être tiré du sujet lui-même et devrait mettre en valeur les rouages. Sur les pendules du xvii*' siècle, la composition est subordonnée au cadran, nujtif j)riucipal (ju'accompagnent certains emblèmes royaux lels (jue le cbardu soleil. Les supports, réduits

au minimum d'épaisseur, sont revêtus de marqueterie de Boulle, et les angles sont consolidés par des garnitures de bronze. (]e sont souvent des gaines enrichies de guirlandes d'où émergent des bustes de femme. Un petit dôme surmonté par une galerie de métal ajouré et orné de marqueterie couronne riiorloge.

Vers la fin du règne de Louis XIV et surtout sous la Régence, le décor rectiligne du xvii'' siècle s'infléchissait en lignes plus souples donnant naissance à des consoles à feuilles recoquillées , surmontées de figures ou soutenant des groupes d'enfants. On continuait à employer la marqueterie de Boulle pour le décor des fonds i ii^. 1 27 . La hauteur de la gaine pour ces pendules portatives était déterminée par la longueur du pendule qu'on avait appli([ué aux horloges à ressorts. Cette disposition était favorable au développement, dans le panneau demeuré libre sous le cadran, de motifs allégoriques en métal repoussé ou fondu.

Tant que les cheminées constituèrent dans les salons des motifs de décoration s'élevant jusqu'au plafond, la pendule dut

l-'iK. i:5<>. — Pendule- à lu lyic dV-i)..qiit

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