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conduisent de ces Pyramides à des lacs artificiels. On ne peut s'empêcher de reconnaître dans les anciennes Constructions floridiennes des édifices Publics et des monuments de magnificence destinés à Perpétuer le souvenir et la grandeur de la nation qui habitait originairement ce pays :.
On rencontre beaucoup de monuments du même genre dans le nord de l’Europe.
En Danemark, les Buerriers morts en combattant étaient ensevelis, — avec des armes, de l'or, de l'argent, des objets précieux, — sous des tertres d'une grande hauteur appelés Valcaster.
D après Olaus Wormius, les anciens danois brûlaient les SOTPS, en recueillaient les cendres dans des urnes et les dé- Posaient au milieu d’un cercle de pierres qu'ils Couvraient d'une grande Pierre, puis d’un monticule gazonné 2.
Les tumuli irlandais, qui existent encore en grand nombre, sont en forme de cône tronqué, mesurent de 12 à 15 mètres de hauteur et de 12 à 21 de disinètre au sommet. Ils sont en suble mélé de Pierres et recouverts d’une couche de terre végétale suffisante à la production d’une belle pelouse.
En Irlande, commeen Amérique, on rencontre des tumuli
© W. Barrram, Travels through North and south Carolina, Georgia, east and west Florida, the Cherokee Country, etc., Part IX, chap. 6. London 1792.
? OLan Wormi Monum. Danic., lib, 1, P. 41, cité par Warden.
qui forment, à mi-hauteur, des terrasses circulaires qui les font ressembler à deux tumuli superposés l’un sur l’autre.
Les tumuli irlandais portent le nom caractéristique de Danish Mounts (monts danois).
On trouve aussi en Irlande des camps retranchés identiquement pareils à ceux de la vallée du Mississipi. Ils sont en si grand nombre dans le comté de Down qu’on peut, dans un espace de plusieurs milles, comme dans certaines parties de l’Amérique, se voir et s’entendre de l’un à l’autre.
Les uns sont de peu d’étendue, les autres ont de 15 à 20 acres ; ils n’ont ici qu’un fossé, là, deux ou trois. L’aire en est parfois concave; beaucoup ont à leur centre, comme aux Etats-Unis, un monticule très-élevé qui domine tous les ouvrages inférieurs !.
En résumé, Jes Danish Mounts et les camps retranchés du Danemark et de l’Irlande sont parfaitement semblables à ceux que l’on trouve en Amérique sur toute la longueur de la route qu'auraient dû suivre les Normands pour aller dans l'Amérique du Sud.
Des découvertes récentes prouvent que les fils d'Odin ont, en effet, parcouru ces contrées.
M. Hégéwisch, professeur à l’université de Kiel, a offert au musée de la Société royale des Antiquaires du Nord
1! STEPHENSON's Historical essay on the parish and congregation of Temple-Patrick. Belfast, 1825, pp. 7, 8. — GERARD BoarTe’s History of Ireland, pars III, containing a discourse concerning the Danish Mounts, forts and towers in Ireland, by Thomas Molineux; Dublin, 1755, p. 208. — WARDEN, 0p. cit., PP. 127, 129 et passim.
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quelques éclats d’obsidienne et un morceau de cette même Pierre qui servit d’instrument de Percussion. Ces objets provenaient du Mexique, où ils sont blent de la manière Ja plus frappa trouvés dans les tumuli du nord de flèche en obsidienne envoyées térales et de même facture que celle de la Norvége et du Danemark 1.
Un peu avant le précieux envoi du professeur Hégéwisch, le docteur Lund, de Lagoa Santa du Brésil, fit savoir à la même société que l’on avait depuis longtemps découvert, dans la province de Bahia, une grande ville abandonnée, de construction trés-ancienne, dont les édifices étaient en Pierre de taille. Le docteur Schuck a pensé, d’après l’Instituto historico Braxileiro, que cette ville devait étre attribuée au séjour des Normands au Brésil. Ses convictions furent surtout déterminées Par les inscriptions recueillies dans les ruines et par la découverte d’une statue qui, montée Sur une colonne et le bras droit étendu, montre de l'index le pôle du Nord 1.
Les Normands étaient habiles navigateurs; on sait, par la précision de l'orientation de leurs monuments qu’ils connaissaient le pôle vrai; ils airnaient les régions boréales et portaient avec orgueil le nom d'hommes du Nord: à défaut
en abondance. lisressemnte à ceux de même nature de l’Europe. Les pointes à Copenhague sont trila- S trouvées dans les tombes
! Société royale des Antiquaires du Nord,
2 Société royale des Antiquaires du Nord, 1840-1843, pp. 26, 27; 1844, p. 180.
1844, pp. 178-
arme amiens
des inscriptions et des reliques nombreuses recueillies au Mexique et au Brésil, cette statue, qui montre du doigt une patrie lointaine, suffirait à prouver le séjour d’une population scandinave dans la province de Bahia.
Outre les monuments observés par Squier et M. Brasseur de Bourbourg, monuments dont l’origine ne laisse plus, ce semble, aucun doute, on a trouvé, dans les anciens manuscrits du Mexique, la preuve que, longtemps avant Colomb, plusieurs parties de l’Amérique furent habitées par une population blanche qui pratiquait le christianisme. D’après un manuscrit original du même pays, dit le savant Aubin, de Mexico, le voyage de l’évêque Erik au Vinland coïnciderait avec celui de Xoloth au Mexique, où il amena les Chichimèques, fondateurs du royaume de Tercoran :.
Le courant méridional du Gulf Stream a pu porter au Brésil quelques-uns des navires qui pirataient sur les côtes de l'Espagne et de l'Afrique; maisles équipages de ces navires n’ont jamais été assez nombreux pour fonder une ville. C’est donc par la vallée du Mississipi et la région isthmique que les Normands vinrent dansla province de Bahia, comme l’indiquent les monuments qui portent leur empreinte.
Et tandis que de nombreuses tribus allaient ainsi, de station en station, des froides régions au nord aux contrées aimées du soleil, les colonies groenlandaises résistaient courageusement à la peste, au monopole, aux Skrellings, aux
! Lettre de M. Aubin, du 19 juin 1839, publiée dansles Mémoires de la Société royale des Antiquaires du Nord, 1840- 1843, FP. 9-12.
pirates. En 153, c'est-à-dire 45 ans après la découverte des Antilles par Colomb, elles avaient encore une certaine im- Portance et conservaient quelques rapports avec l'Europe. C'est du moins ce que l’on doit inférer de la présence d’un évêque au milieu d’elles. Pour que ce fait important ne laisse aucun doute, voici la liste des Prélats qui occupérent successivement le siége épiscopal! de Gardar:
1121. Eiricus.
1124. Arnaldus.
1150. Jon Knutus, aliis Kutus, mort en Groenland en
1188. Jon II.
1212. Helgius, mort en 1230.
1234. Nicolaus, mort en Groenland en 1240.
1246. Olafus.
1288. Theodorus, mort en Groenland en 1314.
1314. Arnius, venu en Groenland en 1315.
1343. Jon Calvus, nommé du vivant d’Arnius dont on ignorait le sort.
1376. Alfus, mort en 1378.
1389. Henricus, dont le sceau a été retrouvé et publié par la Société royale des Antiquaires du Nord.
1406. Andreas, envoyé de N orvége pour remplacer Hen- ll ricus, s’il était mort 1,
! Cette liste est empruntée à Th. Torfæus, Historia Gronlandia, pp. 241-256.
1417. Jacobus. Son sceau, retrouvé et publié par la Société royale des Antiquaires du Nord, porte en légende: S. Jacobi de gra. epi. garden.
1433. Un évêque, dont on ignore le nom, a été désigné pour le Groenland par le pape Eugène IV t.
1448. Lettre de Nicolas V aux évêques de Skalholt et
Holum 1.
‘ Humsozpr, Essai critique, t. n, p. 104; Cosmos, t. 11, p. 546, note 29.
2 Nous n'avons pu nous procurer le texte de cette importante lettre, découverte par Paul Egedes Efterretninger, dans les archives du Vatican. En voici l'extrait dont Beamish donne la traduction dans The discovery of america bÿ the Northmen, in the tenth century, etc. London, 1841, pp. 152-154.
« With reference to my beloved children, who are natives of and dwell in the great island of Greenland, which is said to lie on the extremest boundaries of the ücean, northwards of the kingdom of Norway, and in the district of Throndjem, have their pitiful complaints greatiy moved my ear, and awakened our sympathy, seeing that the inhabitants, for almost six hundred years, have held the Christian faith, which, by the teaching of their first instructor, King Claf, was established amongst them, firm and immoveable under the Roman See, and the Apostolic forms ; and seeing that, in after years, from the constant and ardent zeal of the inhabitants of the said island, many sacred buildings, and a handsome cathedral, have been erected in this island, in whichthe service of God was diligently performed, until heathen foreigners from the neighbouring wast, thirty years since, came with a fleet against them, and fell with fury upon all the people who dwelt