Le 10 novembre
2. Voir le plan de M. O'Donnell et la légende écrite par lui-même. On ne saurait trop louer M. O’Donnell de l'excellente idée qu’il a eue de consigner sur ce plan des détails qui nous ont été d’un si grand secours dans cette importante découverte. Il s’est acquis par là un véritable titre à la reconnaissance publique.
mt De.
—Certamnmement, répond M. O'Donnell,
—Mais que sont devenus les os?
—Ïls furent examinés par plusieurs personnes, puis déposés je ne sais trop en quel endroit. J'en pris même quelques-uns dans mes mains, et je mesurai le fémur, qui était extrémement fort et parfaitement conservé. [l avait dix-neuf pouces de long. Voici le dessin que j'eus la curiosité d’en faire sur les lieux'.
Nous avions donc bien la certitude que le tombeau de Champlain était découvert; et l'on comprendra aisément la curiosité, l’impatience extrême où nous étions de voir de nos yeux cet antique caveau où les restes vénérés du père de la Nouvelle-France avaient reposé pendant plus de deux siècles. M. O’Donnell s'offrit immédiatement à nous conduire lui-même dans l’intérieur de cette voûte, qui a été refaite pour le service de l'aqueduc. Rien de plus pressé, en y entrant, que de chercher sur les murs les restes de quelque inscription; et, à la lueur du flambeau, nous voyons se dessiner quelques lettres de plusieurs