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neuvicnne, non seulement à la fin du xvne siècle, mais pendant bien des années après. Nous en jugeons par le fait qu’elle fut reproduite fidèlement quant à l’ensemble1, mais améliorée dans sa nomenclature et dans son dessin, puis complétée par de nombreux sondages, indiquant un caractère pratique, peu commun à cette époque parmi les cartes de ce genre arrivées jusqu’à nous.
Celle-ci 2 pourrait être un prototype. On y lit, dans un cartouche : Faix a plaisance nar pierre detcheuerry dorre de S‘ Jan de lu: pour mous'' Parut gouuerneur de plesance et lisle de Terre Neufe , 1689.
Les contours en eux-mêmes nous paraissent bizarres, mais c’est surtout à cause de l’orientation de la côte méridionale, laquelle, au lieu d’être tracée de l’Est à l'Ouest, s’élève droit dans la direction du Nord-Ouest. Exactement orientée, elle redresserait l’ensemble de l’ile ; le Petit-Nord, particulièrement, nous paraîtrait aussi fidèlement rendu que dans la carte de De Courcelle et la côte Sud-Est, bien qu’exagérée, se rapprocherait davantage de la réalité. Mais là où le progrès paraît plus sensible, c’est dans la délinéation des baies Sainte-Marie, Plaisance et Fortune. Notons également la présence, sous son nom actuel, de Miquelon. Cette petite carte, malgré ses tracés primitifs, est importante pour l’histoire de la cartographie de Terre-Neuve à la fin du xvne siècle.
La nomenclature est singulière, souvent inintelligible, mais naïve et aussi intéressante que les contours :
Labrador . Côte S. :