‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 110 sur 504 · MARS 1699. D'IBERVILLE RECONNAIT LE MISSISSIPI · texte numérisé non relu

MARS 1699. D'IBERVILLE RECONNAIT LE MISSISSIPI

Report. 04 lieues. 1/2

Des Taensas aux Nachés. . . . 17 — 1/2 Des Nachés ou Theloël aux Oumas. 52 — 1/2 De mon estimation et des deux pilotes

que j'ay avec moy :

Des Oumas aux Bayogoulas, suivant

JAIMIÈDRS + 0 + + + + + 0ù Des Bayogoulas à la mer. . . . 64

263 lieues 1/2

Ce qui feroit une différence de soixante-treize lieues et demye. De plus, je ne pouvois douter (sic) que tant de Sauvages différents, et à qui j'avois fait faire en particulier des cartes, peussent mentir sur le fait de la fourche; ils me donnoient trop de marques certaines que c’estoit par cette rivière que le sieur de La Salle et Tonty avoient descendu. Les Bayogoulas, me voyant tousjours obstiné à vouloir aller chercher cette fourche, et que Tonty n'avoit point passé par là, me firent entendre qu’il avoit laissé au chef des Mougoulachas un escrit comme celuy que je leur laissois, qui estoit fermé pour le donner à un homme qui devoit venir de la mer. Cela me faisoit juger que c’estoit une lettre de Tonty

pour M. de La Salle ; que, s’il estoit vray qu’il y eust une

fourche, elle ne pouvoit tomber à l’est de celle où j'’estois, ou du moins ce n’estoit pas celle par où Tonty avoit descendu, attendu qu'il n’y avoit aucune rivière depuis les Apalaches jusques à Pensacola, qui est une baye, dans laquelle il tombe une rivière, dont les eaux sont claires, et que ce n'est pas un pays noyé. La Mobile m'a bien paru une rivière assez grosse pour estre le Mississipi, dont les eaux sont troubles et bour-

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