APPRÉCIATIONS DÉSOBLIGEANTES DE BEAUJEU
Extraits de lettres de Beaujeu à Cabart de Villermont.
Au Havre, ce 8 novembre 1698.
Je sçavois aussi les relaschemens de d’Iberville, qui ne luy peuvent faire que plaisir, car il estoit party deux mois plustost qu’il ne falloit, qui estoit la mesme faute que nous avions faite. Dieu veuille qu’il réussisse, mais j'appréhende bien que ce ne soit comme M. de La Salle.
Au Havre, 19 novembre 1698.
Je ne vous dis pas ce que je pense sur l’affaire de d’Iberville, mais je n’ay pas bonne opinion non plus, quoyque tous ses relaschemens aient meillioré son affaire, car il estoit party trois mois plustost qu'il ne falloit, lesquelz il luy auroit fallu passer à Saint-Domingue à manger ses vivres, et lorsqu'il seroit arrivé dans le golfe de Mexique, il luy auroit fallu son gcer à s’en revenir; l'eau luy jouera aussi un meschant tour,
s'il n’y prend garde.