‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 2 sur 504 · VUES SUR LE GOLFE DU MEXIQUE · texte numérisé non relu

VUES SUR LE GOLFE DU MEXIQUE

pour accomplir la descouverte de M. de La Salle, je vous prie, Monsieur, d'agréer que M. de La Mollerie, lieutenant dans les troupes de ce pays, vous les présente. Quand je demande à parachever cet ouvrage, c'est à cause de plusieurs conséquences.

La première est à fin que Sa Majesté ait un poste assuré dans le Mexique, par lequel il incommodera beaucoup les Espagnols à cause du voisinage des mines de Sainte- Barbe et Saint-Jean et de la ville de Panuco. La seconde, du grand commerce de toute sorte de pelleteries qui sortiroient du dit pays, et particulièrement des peaux de bœufs ou sibola qui sont sans nombre, dont les cuirs et laines sont très-bonnes, l'espreuve en ayant esté faite en France par feu M. de La Salle; de la grande quantité de plomb qui s’y trouve et de la fertilité du pays.

La troisiesme est la plus considérable, pour le Canada qui seroit perdu, si les Anglois, qui souhaitent faire cette descouverte en venoient à bout, comme je n'en doubte pas, devant estre conduits par des Sauvages Loups, lesquels nous ont accompagnez à la mer et ensuite se sont jetés chez les Anglois. Îls ne manqueront pas de soumettre toutes les Nations d’en haut et par conséquent seroient maistres des traites de nos

alliez Miamis, Illinois et Outavois, sans quoy le pays ne peut subsister, et il leur est d'autant plus facile que partie des Anglois de la Caroline est habituée sur un bras de rivière qui tombe dans la rivière Oyo, laquelle se descharge dans Micicipy.

Nous avons mesme eu advis qu’un nommé Annas (? Arias), Englois de nation, accompagné de Sauvages Loups a eu quelque pourparler avec les Miamis pour les attirer à eux, ce qui

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