DU MEXIQUE A LA BAIE SAINT-LOUIS
par conséquent elles ne doivent pas cstre à plus de cent lieues des Cenys. Le Nouveau-Mexique est par 37 degrez 20 minutes, et 264 degrés 30 minutes de longitude; de manière qu'il n'y auroit pas, sur ce pied là, des Cenys au Nouveau- Mexique, la capitale de la province, que cent quatre-vingtdouze lieues à l’ouest, 17 degrés nord, et la distance de deux cents lieues du Vieux-Mexique au Nouveau. Les Espagnols y comptent six à sept cents lieues. Un courrier envoyé de l’un à l'autre est vingt-huit à trente jours à y aller. Les trois quarts du chemin ne sont point habités. Seulement sur le chemin il y a des métairies, des auberges, où logent les allants etvenants, qui sont souvent pillés par les Sauvages. Il y a beaucoup d'endroits où on prend trois ou quatre soldats pour escorter à cinquante lieues de là, où d’autres vous escortent autant de chemin. Quand les Espagnols ont esté prendre les débris de M. La Salle, ils ont passé de Mexique à Saint-Louis de Polosi, qui en est soixante-dix lieues au nord. L'espace entre deux est assez peuplé. On ne trouve sur le chemin que Zete,qui est un village de cent familles, et Samiel Grande (stc), où 1l y a deux cent vingt familles espagnoles et mulastres et métises. On y trouve des métairies, à droite et à gauche, assez csloignées les unes des autres. À Saint-Louis, il peut y avoir deux cents familles espagnoles, peu d'autres. On y raffine de l'argent, que l’on tire des mines qui en sont à deux licues, fort abondantes. Cette ville est au nord dela province de Zacatecas. De Saint-Louis ils passèrent par Caouil, qui est un bourg à soixante-quinze lieues au nord, habité par environ trente cinq ou quarante familles espagnoles, qui cultivent du bled d’Inde, font des sucres, du coton, et nourrissent
des bestiaux, Près de ce village, il y a un bourg sauvage d'en-